Voyage avec René Mey
28 jours pour changer de vie
Par Frank Darier Baziere, décembre 2007Depuis plus de 25 ans, René Mey est au service d’une cause juste et noble, « Aider les Autres ». Son Action est, durant toutes ces années, restée fidèle à des principes simples : « Écouter pour mieux comprendre », « Ne jamais juger », « En question parfois se remettre, afin d’évoluer », « Vivre comme un Homme simple ». Aujourd’hui, René Mey a marqué de son empreinte d’Amour des milliers de personnes de par le monde. Que ce soit lors de rencontres privées ou au cours de ses conférences nationales et internationales, que ce soit au travers de son œuvre humanitaire à Madagascar, en Côte d’Ivoire et au Mexique ou lors de ses consultations gratuites et ouvertes à tous, René Mey ne laisse personne indifférent. Sa philosophie est simple. Ses paroles et ses actes ont uniquement pour but d’éclairer les personnes qui en font la demande dans la découverte d’une nouvelle conscience de la vie. Dans la découverte d’une « Nouvelle forme d’intelligence humaine » basée sur le respect de l’Autre, sur l’entraide, le partage et sur la redécouverte du fantastique potentiel qui sommeille au fond de chacun de nous. L’Amour est une force infinie et cette richesse est à la portée de tous.
Après treize heures de vol, trois films en anglais, deux repas plastifiés, cinq parties de Sudoku et trente-deux sourires d’hôtesses de l’air, je me retrouvais enfin dans l’immense aéroport international de Mexico.
J’avais à cette heure avancée de la nuit, une seule idée en tête, retrouver le grand sourire de mon ami René Mey et dormir.
Nous nous retrouvâmes peu après...
Lorsque le réveil sonne quatre heures plus tard sur ma table de nuit, j’avoue que mes idées sont un peu embrouillées, mais il nous faut déjà partir.
René et moi avons rendez-vous à Veracruz en fin de matinée pour une réunion de thérapeutes, et les distances au Mexique, je ne vous apprends rien, ne sont pas les mêmes qu’en France...
Malgré la fatigue, je ne dors pas pendant les six heures de route qui nous séparent de notre destination. Avec René, nous partageons le simple plaisir d’être à nouveau ensemble et nous profitons de grands moments de silence.
A notre arrivée, le golfe du Mexique est là ainsi qu’une trentaine de personnes qui nous accueillent avec beaucoup de chaleur et d’enthousiasme.
Je commence peu à peu à comprendre le pourquoi de notre visite. Les hommes et les femmes présents ce jour sont tous bénévoles et tous désireux de participer à la création du premier Centre de Soins Gratuits de leur ville.
Quatre heures plus tard, c’est chose faite…
Un « Patronato », une petite cellule de gestion collégiale, a été créé avec, son Président, son secrétaire, son trésorier et ses volontaires.
Tous sont heureux d’être là, près de René, pour vivre les premiers instants de cette nouvelle aventure humaine et humanitaire, sous son aile.
Après une petite collation et un nombre impressionnant d’accolades amicales, en guise d’au revoir, nous reprenons la route pour Mexico.
Je sens chez René, la satisfaction de la tâche accomplie, mais surtout, l’irrépressible désir de faire plus encore.
Les vingt-sept journées qui ont suivi cette entrée en matière plutôt fatigante se sont enchaînées au même rythme effréné.
Mon sentiment, au bout des cinq premiers jours de ce périple en compagnie de René, était étrange. De ville en ville, de conférence en conférence et au fil des rencontres, j’avais maintenant la réelle impression d’avoir déjà passé plus d’un mois à sillonner le pays…, comme si la richesse des contacts, la force hors norme de René et sa foi profonde, nous avaient fait plonger dans un autre espace-temps.
C’était d’ailleurs certainement le cas…
Ce qui est le plus frappant dans tout ça, hormis l’aide concrète apportée par ses actions, c’est la détermination inébranlable dont René fait preuve.
Lorsqu’il se lance dans un nouveau projet, il se donne à trois cent pour cent.
Ainsi, lors de sa première tentative de méditation, il est resté près de deux ans, assis sans bouger dans son jardin, à attendre que quelque chose se passe.
Les six années suivantes de méditation profonde lui ont permis d’être celui qu’il est aujourd’hui.
Mais la plus grande des déterminations ou la plus forte des motivations ne suppriment en aucun cas les difficultés.
René en a payé plus d’une fois les frais depuis le début de sa « carrière » d’homme public.
En effet, et pour rester dans le domaine de l’humanitaire, son premier projet de dispensaire à Madagascar a été pour son équipe et lui-même, riche d’enseignements.
Lorsque René décide durant l’année 2002 de passer des paroles aux actes et de construire de toutes pièces un dispensaire au milieu de nulle part dans une région pauvre de l’île de Madagascar et ce afin de soigner les plus démunis, il ne se doute pas encore des problèmes qu’il va rencontrer.
En effet, après neuf mois de travail sur place et des dizaines de milliers d’euros dépensés en matériel et main d’œuvre, à quelques jours même de l’inauguration, l’ancien propriétaire du terrain, est venu voir la responsable en place, afin de réclamer son bien prétextant que les actes de vente signés plusieurs mois auparavant, n’étaient pas valables…
Pour ce malfaisant, l’affaire était léonine. Il récupérait le terrain et tout ce qui se trouvait dessus bien évidemment…
La réaction de René fut rapide et tranchante. Depuis la France, il demanda que l’on remette sans attendre à cet homme, les clefs du bâtiment ainsi que tout le matériel non transportable. La personne responsable des lieux, bien qu’à contrecœur, s’acquitta de cette tâche ingrate dans les heures qui suivirent en expliquant à la population que ce projet, se ferait ailleurs pour de sombres raisons…
Sous la pression de la population, révoltée par les noirs desseins de l’un des leurs, la situation fut rétablie deux jours plus tard par la restitution des clefs et les excuses gênées du profiteur…
A l’instar de la violence, qui a toutes les chances d’échouer dans les situations difficiles de conflit, la sagesse du « lâcher prise » peut souvent apporter la solution…
Mais cette anecdote heureuse n’est pas le seul enseignement tiré de l’aventure Malgache.
En effet, après avoir mis en place au sein du dispensaire, un médecin allopathe chargé de contrôler et de gérer les divers aspects de la vie du centre, René a réalisé au bout de longs mois que cette personne, qui jouissait d’un salaire élevé, ne s’occupait en fait que de ses intérêts personnels.
C’est pour cette raison et dans un esprit de grande transparence, que René s’applique à poser aujourd’hui dans tous les états de la République Mexicaine, les bases d’un nouveau projet humanitaire fondé sur le bénévolat et sur l’aide désintéressée.
Ce que j’ai vu et vécu pendant cet incroyable mois aux quatre coins du pays est une chose merveilleuse et porteuse d’espoir.
Le constat est clair.
Les gens ont envie de donner, donner de leur temps, donner d’eux mêmes, ils ont envie et même besoin d’aider…
René, grâce à son action, se pose en fait en déclencheur d’intentions, il cimente de ses propres mains les premières pierres de ces Centres de Soins Gratuits ouverts à tous et donne l’exemple au monde...
Cet exemple, pour y revenir, est l’expression d’une chose simple, d’une philosophie accessible à tous, éloignée de toutes idées politique ou religieuse :
L’ouverture à l’Amour Universel…
Les vingt Centres Humanitaires créés à ce jour, ainsi que la centaine à venir et pourquoi pas les milliers, sont en fait un creuset d’expériences dans lequel l’amour de chacun va pouvoir s’épanouir librement et se fondre dans une nouvelle conscience de la vie.
Aujourd’hui, les thérapeutes organisés en équipes soudées et bénévoles, accueillent et soignent au Mexique près de trois mille cinq cents personnes par mois. Grâce à des techniques telles que le Reiki, les Fleurs de Bach, le Magnétisme, les Massages, la Sophrologie, la Naturopathie et bien d’autres, toutes soutenues par beaucoup d’écoute, de nombreux soins sont dispensés gratuitement auprès des plus démunis.
A ce jour, presque tous les centres sont techniquement capables d’accueillir gratuitement dans leurs murs, des thérapeutes et des bénévoles étrangers venant du monde entier…
Chaque centre possède en effet un espace (chambre, salle de bain et cuisine) réservé à tous ceux qui souhaitent venir sur place pour soigner ou aider…
Le principe de base est simple.
Allier tourisme et humanitaire.
Découvrir le vrai visage d’un pays guidé par un but noble et utile, tout en gardant sa liberté de mouvement et d’action.
Un beau programme…
Mais au-delà de cette approche purement médicale ou plutôt para médicale, il nous faut aussi saisir le côté subtil du mécanisme lancé par René Mey.
Les volontaires et les thérapeutes impliqués dans cette chaîne de don et d’amour vont peu à peu redécouvrir le vrai sens du mot vivre.
Vivre pour donner aux autres et non pas survivre pour soi-même...
J’ai pu de mes yeux et de tout mon cœur constater les effets bénéfiques de cet état d’être.
J’ai encore en mémoire le souvenir de cette femme usée par la vie, qui me suppliait de l’accepter dans le groupe de volontaires que nous venions de former pour sa ville.
C’était à Lazzaro-Cardenas.
« Je vous en prie, il y a tellement de monde à aider par ici, prenez-moi avec vous… »
Lorsque je lui ai répondu, touché par sa beauté intérieure, qu’elle faisait depuis bien longtemps partie de notre équipe, elle s’est mise à pleurer dans mes bras, heureuse…
Merci René…
Pour tous renseignements concernant les Centres de Soins Gratuits au Mexique ainsi que les modalités d’hébergement gratuit sur place, veuillez nous contacter à : infocentremex@renemey.org
Documentaire de Frank Darier Baziere sur René Mey





