Undercover/04/09/Fatima : Autopsie d'une apparition et le « troisième secret »

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Fatima :
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Autopsie d'une apparition


Il y a diverses façons d'approcher le phénomène des apparitions mariales. Voici celle d'un scientifique, qui sans être iconoclaste, évoque la possibilité de la fraude, non point religieuse mais militaire. Tous les avis sont intéressants.
Une description selon la clairvoyance occulte serait nécessaire pour compenser un prosaïsme qui n'en demeure pas moins honnête. Indéniablement, les phénomènes physiques autour de l'apparition de Fatima ont été perçus par des dizaines de milliers de témoins, et si l'on écarte le mythe de l'hallucination collective, leur réalité demeure, pour la plus grande contrariété de certaines éminences qui ne veulent pas entendre parler du troisième secret de Fatima. Pour avoir voulu briser le silence, un pape a été assassiné et son remplaçant a fait croire qu'il pouvait l'être aussi... Mais le lourd secret de Fatima continuera longtemps à hanter une Eglise culpabilisée qui a mis sa foi dans la sagesse du monde.



Si les apparitions de Fatima s'étaient produites un demi-siècle plus tard, nous n'aurions eu aucune difficulté à en attribuer la paternité à l'armée qui aurait alors disposé de toute la technologie nécessaire.
Pour l'année 1917, cet exercice s'avère plus périlleux, d'une part parce que la technologie disponible était beaucoup plus limitée à l'époque, et d'autre part, parce que les témoignages ont perdu de leur acuité depuis tant d'années écoulées. Or on sait que plus un témoignage est précis, plus les mécanismes à l'œuvre sont faciles à démonter et qu'a contrario, plus il est approximatif, plus il apparaît « extraordinaire » et inexplicable. Nous tenterons néanmoins l'aventure tout en subodorant que notre démonstration ne pourra qu'être incomplète. Qu'il soit bien clair que nous entreprenons cette analyse sans nier aucunement la possibilité pour des miracles de se produire.
Nous examinerons simplement les faits survenus à Fatima en vue d'y découvrir une éventuelle supercherie. Il faut rappeler que l'Église catholique est elle-même de nos jours très prudente avant de reconnaître officiellement un miracle, car ses experts savent aussi par expérience ce qu'est une hallucination ou une escroquerie. On pourrait presque dire que l'Église d'aujourd'hui « redoute » les miracles, parce qu'elle sait que certains croyants sont souvent trop prompts à les accepter sans discernement.
Si nous parvenons à étayer l'idée d'une supercherie, notre analyse attristera ou choquera sans doute ceux qui pensent qu'un miracle a effectivement eu lieu en 1917 à Fatima. Mais notre tentative de démonstration n'empêche pas pour autant que de réelles guérisons miraculeuses aient pu ensuite s'y produire grâce à la conviction religieuse des pèlerins, ce qui procède d'un tout autre "modus operandi". Les 3 pastoureaux témoins des apparitions de Fatima en 1917 sont Lucie dos santos (10 ans, née le 22 mars 1907) et ses cousins François Marto (9 ans, né le 11 juin 1908) et Jacinthe Marto (7 ans, née le 10 mars 1910).

Préliminaires : En 1915, Lucie a déjà été approchée avec 3 autres fillettes et à 3 reprises par une sorte d'ange plus blanc que neige alors qu'elles gardaient des brebis. En 1916, le trio de Fatima a revu cet ange par 3 fois. Il semble que pour toutes ces apparitions, les enfants aient tous observé le même phénomène ce qui lui confère une certaine réalité. On pourrait envisager (prudemment) une projection lumineuse éblouissante dissimulant un trucage voire l'intervention d'un acteur, ce qui n'aurait pu être confirmé qu'en examinant pour chaque cas la configuration précise des lieux. Mais il apparaît après un examen approfondi que la réalité historique de ces faits a été mise en doute. Le Père Jésuite Laurentin, l'un des experts en apparitions mariales les plus connus, déplorait dans le Figaro du 10 mai 1967 que la description de ces événements préliminaires ne soit apparue que 20 ans plus tard, alors que rien de tout cela ne transparaissait lors des premiers interrogatoires des enfants en 1917.
Nous reviendrons ultérieurement sur le fait qu'autour des événements historiques de Fatima, l'Église a développé bien des années après une légende édifiante, fort belle au demeurant (voir le film de Daniel Costelle de 1991) que les anticléricaux de l'époque se sont pour leur part évertués à détruire. C'est dans ce contexte peu propice à l'émergence de la vérité que nous avons dû rechercher les faits que nous souhaitions analyser.

Apparition de l'ange du Portugal en 1915

Le dimanche 13 mai 1917, Lucie, François et Jacinthe assistent à une apparition mariale au dessus d'un petit chêne vert d'environ 1 mètre de haut situé au fond de la "Cova da Iria", une cuvette naturelle de près de 500 m de diamètre. La nature est soudain devenue silencieuse, au moins pour Lucie qui n'entend plus que la Vierge, phénomène qui nous est familier et suggère la présence d'un champ électromagnétique.
La Vierge demande aux enfants de revenir 5 fois, le 13 de chacun des mois suivants à midi. Cette première apparition s'est manifestée par un éclair suivi d'une vision d'une dame toute vêtue de blanc, plus brillante que le soleil. Le mode de communication de la Vierge avec les enfants est moins dair. Il faut noter que, une fois n'est pas coutume, l'apparition va tenir ses promesses et revenir chaque mois à la date annoncée. Cela laisse penser que cette annonce n'est pas hallucinatoire mais bien réelle... Le mercredi 13 juin 1917, les enfants viennent accompagnés d'une cinquantaine de personnes. Lucie voit un éclair et « s'entretient avec un être » que l'assistance ne perçoit ni n'entend. S'agit-il d'un simulacre ou Lucie est-elle emportée par ses convictions religieuses ? Certains des membres de l'assemblée entendent en revanche une sorte de bourdonnement d'abeille. Est-ce dû à la présence d'un rayonnement électromagnétique dont cette sensation est caractéristique ? Ce rayonnement pourrait-il alors avoir déclenché la vision de Lucie ? Tous voient les branches de l'arbuste ployer à l'emplacement où est censée se tenir la Vierge.
Ce détail un peu absurde qui laisserait croire que la Vierge pèse un certain poids, alors qu'elle apparaît dans les airs et est donc capable de défier la gravitation, suggèrerait presque une mise en scène de médiocre qualité à base de bouts de ficelles attachées aux branches (!). L'assemblée entend ensuite une explosion « comme le souffle d'une fusée d'artifice quand on l'entend monter au loin », et tous voient un petit nuage blanc s'élever vers l'orient à partir de l'arbre et se dissiper tandis que les branches se ramassent et s'infléchissent du même côté. Le caractère suspect de cet effet lumineux accompagné du « souffle d'une fusée d'artifice » n'aura sans doute pas échappé au lecteur. Il semble que l'évocation de ce souffle soit une citation provenant directement des mémoires de Lucie ce qui tend à prouver sa bonne foi alors qu'elle n'aurait pas manqué de dissimuler ce détail si elle avait été impliquée dans une supercherie. Notons aussi qu'elle deviendra par la suite carmélite ce qui confirme qu'elle croyait vraiment au miracle de Fatima.
Si nous avons un instant envisagé la complicité des enfants dans une possible mise en scène, c'est parce que François et Jacinthe mourront quelques années après ces événements, respectivement en 1919 et en 1920, comme s'il avait fallu s'assurer de leur silence (voir plus loin). C'est d'ailleurs ce 13 juin que la Vierge aurait annoncé à Lucie leur mort prochaine, ce qui constitue selon certains rapporteurs le premier secret de Fatima. Mais, comme pour les autres secrets, celui-ci ne sera révélé que bien des années après le décès des 2 enfants, ce qui jette un doute sur sa valeur prophétique puisqu'il est plus facile de prophétiser des événements déjà accomplis.
Le vendredi 13 juillet 1917, les enfants sont présents, accompagnés de quelques milliers de personnes. Lucie voit l'apparition et s'entretient avec elle. Les sources ne précisent pas si François et Jacinthe voient et entendent aussi la Vierge, mais l'assistance ne les voit pas lui parler. Il n'est pas impossible que ces visions mariales ne touchent que Lucie et que les 2 autres enfants n'osent avouer qu'eux ne les perçoivent pas, par crainte d'être destitués de leur rôle de « voyants ». François a en effet déjà reconnu qu'il n'entendait rien lors des apparitions, et Jacinthe qui a peut-être manqué d'honnêteté sur ce point pouvait écouter après chaque apparition Lucie expliquant à François ce que la Vierge lui avait dit, ce qui pouvait lui permettre ensuite de fournir un témoignage à peu près concordant. Interrogée par l'abbé Ferreira de Lacerda le 19 octobre 1917, soit très peu de temps après ces événements, sur le contenu des messages de la Vierge, Jacinthe aura cette réponse significative de notre point de vue : « Je ne me souviens pas, Lucie doit savoir ». On pourra objecter que « l'éducation exemplaire » des enfants et « leur piété exceptionnelle » leur interdisait cette petite tromperie, mais cela serait accorder crédit à une légende trop belle pour être totalement vraie.
La Vierge promet ce jour-là un grand miracle, « pour que tout le monde croit », promesse qui sera effectivement tenue, donc réelle. On a suggéré à ce propos que Lucie recevait ce type d'annonce de la part d'un membre du clergé local et non pas lors des apparitions. Le nom de l'abbé Faustino José Jacinto Ferreira que Lucie visitait fréquemment a été avancé.

« Je suis la Reine du Rosaire »
Notre-Dame apparaît
aux trois petits bergers de Fatima
Jacinthe, Lucie et François

La Vierge révèle aussi 3 secrets dont 2 ont été divulgués en 1942 :

  • Le premier est une vision de l'enfer pour les non-repentants, ce qui correspond à un thème récurrent du dogme catholique.
  • Le deuxième appelle à la conversion de la Russie (nous simplifions son contenu théologique). Rappelons que la révolution russe d'octobre 1917 n'aura lieu que le 7 novembre de notre calendrier, donc après la fin des apparitions de Fatima, même si le tsar Nicolas II avait été contraint d'abdiquer dès le 15 mars. Ce message semble en réalité bien trop compliqué pour que Lucie qui est analphabète et encore très jeune ­ « Elle est simplette » concédera l'évêque Correia da Silva - ait pu le comprendre et le tenir secret durant 25 ans jusqu'en 1942.

En revanche, son contenu politique est révélé fort à propos cette année-Ià dans un Portugal favorable aux puissances de l'Axe en lutte contre le bolchevisme.
Il semble donc plutôt que ce message a été mis dans la bouche de Lucie qui n'est alors plus « qu'une chose morte dirigée par d'autres » selon son biographe catholique Antero de Figuereido. L’abbé Laurentin, dans l'article du Figaro déjà cité, s'étonne que ces révélations tardives sur la conversion de la Russie soient restées insoupçonnées durant 25 ans, et son exigence d'historien ne s'en satisfait pas. On sait quelle exploitation anticommuniste sera faite ultérieurement de ce « secret» avec la création en 1947 de « l'Armée bleue » (par opposition à l'Armée rouge), dont l'objectif sera selon le Cardinal Tisserand « La paix par la conversion des populations de l'union des Républiques soviétiques et de ses satellites », et qui rassemblera plusieurs millions de membres catholiques à travers le monde. L'Armée bleue aurait été subventionnée par la CIA.

  • Selon le Vatican, le troisième secret aurait été révélé en substance à Fatima le 13 mai 2000 en présence du pape Jean-Paul II, ce qui a mis un terme aux nombreuses spéculations sur son contenu : on avait beaucoup parlé de l'annonce de la fin du monde, un grand classique dans le domaine des prophéties.

En réalité, ce troisième secret décrivait la vision d'un « évêque vêtu de blanc » -évoquant le Saint-Père - traversant avec d'autres religieux une ville en ruines jonchée de cadavres. Arrivé au pied d'une Croix érigée au sommet d'une montagne, le pape agenouillé et ses ouailles furent massacrés par un groupe de soldats tirant des coups de feu et des flèches (sic).
Le pape Jean-Paul II s'est reconnu dans cette vision puisque c'est le mercredi 13 mai 1981 qu'on avait tenté de l'assassiner par la main d'Ali Agca, même s'il se trouvait alors place Saint-Pierre de Rome au beau milieu d'une foule de sympathisants, dans un contexte somme toute assez éloigné de celui de la vision. Et pour cause...

Certains chercheurs sur le « troisième secret » pensent que l'attentat contre Jean­Paul II n'a rien à voir avec le sens véritable du 3ème secret, mais qu'il s'agit d'une récupération opportuniste, ou d'un coup monté pour enterrer la révélation de Fatima. Celle-ci serait une condamnation explicite de l'Eglise de Vatican II, tombée dans la décadence et la désacralisation. Le Pape Jean-Paul 1er avait eu connaissance de ce secret directement par Soeur Lucie qui lui avait prédit qu'il serait Pape, et il aurait décidé de le révéler, ce qui a signé sa mort. Jean-Paul 1er serait donc le pape assassiné de la prophétie, celui qui voulait tenter d'inverser le courant mais qui se heurta à la Compagnie de Jésus, véritable instigatrice de Vatican II et liquidatrice de la religion Catholique traditionnelle en vue d'établir une religion adaptée au Nouvel Ordre Mondial.

On entend ensuite un grand coup de tonnerre et le petit nuage blanc fait son apparition lors du départ de la Vierge. La foule assemblée ressent certains phénomènes tels que le « bourdonnement d'abeille », un abaissement notable de la lumière du jour dont la teinte devient jaune d'or, et une diminution de la température. On l'a vu à maintes reprises, ces sensations peuvent être induites par la présence d'un rayonnement électromagnétique agissant sur le cerveau des témoins. Cet aspect subjectif est d'ailleurs confirmé par le fait que « tous ne perçurent pas la totalité des phénomènes physiques ». Le fait que ces phénomènes d'origine électromagnétique se soient produits plusieurs fois « sur commande », à l'heure et au jour annoncés, laisse supposer que leur source pourrait être artificielle. Le physicien croate Nikola Tesla qui avait émigré aux États-Unis en 1884 avait inventé le radar en 1900 et le premier exemplaire fut réalisé en 1904. Il est vraisemblable que l'armée américaine n'avait pas tardé à constater que les émissions radars pouvaient à certaines fréquences provoquer des sensations inattendues chez un sujet exposé. D'autre part, on peut supposer que les armées européennes étaient trop occupées avec la guerre de 14-18 pour se livrer à Fatima à cette manipulation machiavélique, et que ce fut plutôt l'armée américaine (qui entra en guerre contre l'Allemagne le 2 avril 1917) qui en aurait été à l'origine, dans la lignée des apparitions de 1896­1897 et de concert avec les forces conservatrices du Portugal en lutte contre l'émergence d'une République violemment anticléricale.
La configuration du terrain, un haut plateau calcaire appuyé sur un contrefort de la Serra ou chaîne d'Aire pouvait permettre de dissimuler une antenne émettrice capable « d'arroser» la foule des témoins.
Le lundi 13 août 1917, les enfants sont séquestrés chez l'administrateur local qui s'inquiète des troubles qu'ils apportent à l'ordre public. Il n'y a donc pas d'apparition de la Vierge mais les quelques 18.000 personnes rassemblées pour l'occasion observent différents phénomènes déjà rencontrés : éclair, coup de tonnerre, petit nuage blanc et diminution de la luminosité ambiante.
Ce jour-là, le ciel est partiellement couvert et des lumières colorées apparaissent sur les nuages ainsi « qu'un globe lumineux tournant sur lui-même » d'après l'un des témoins, ce qui évoque des projections lumineuses. Un autre témoin indique que « les visages des gens avaient toutes les couleurs de l'arc-en-ciel » : rose, rouge, bleu... Les arbres ne paraissaient pas avoir des rameaux et des feuilles, mais seulement des fleurs; tous paraissaient chargés de fleurs, et chaque feuille paraissait une fleur. Le sol était comme recouvert de carreaux• de couleurs différentes. Les vêtements aussi étaient de « toutes les couleurs de l'arc-en-ciel ». Pour des esprits qui ne peuvent croire au phénomène surnaturel, c'est un bien joli spectacle en vérité, peut-être le résultat de multiples projections lumineuses enjolivées par l'effet hallucinatoire d'un rayonnement électromagnétique ou par la plume d'un témoin enthousiaste... Le dimanche 19 août 1917, les enfants qui ont été libérés sont à nouveau aux pâturages, au lieu-dit Valinhos, sans autre assistance que les moutons qu’ils gardent.
La température chute alors brusquement. Les lumières colorées sont de nouveau visibles sur les nuages, il y a un éclair et une entité vêtue de blanc et d'or leur apparaît. L'apparition s'élève ensuite lentement en direction de l'est, accompagnée par « un bruit de moteur» (sic). Le ciel étant couvert, Dieu seul sait ce qui se passe dans les nuages au-dessus de la scène, pour ne pas dire dans les cintres...
Le jeudi 13 septembre 1917, les autorités ecclésiastiques, convaincues de l'imposture (pour des raisons que la source ne précise pas), ont dépêché sur place 2 prêtres enquêteurs qui se joignent à la foule des 25 à 30.000 personnes rassemblées sur les lieux. Nous retrouvons la luminosité ambiante qui diminue et prend une couleur jaune d'or. Cet affaiblissement apparent de la luminosité du soleil, alors que le ciel est parfaitement dégagé, permet à chacun de regarder le ciel à la recherche d'un signe, et il serait intéressant de savoir combien de témoins connurent ultérieurement des problèmes de vue. En effet, si le cerveau ne reconnaît plus correctement l'éclat du soleil, les cellules de la rétine n'y sont pas moins sensibles pour autant, et beaucoup ayant regardé l'astre d'un peu trop près pourraient en avoir conservé des séquelles. Soudain, de nombreuses personnes lèvent le bras pour indiquer dans le ciel une boule lumineuse provenant de l'orient - la foule : « Elle vient là, elle vient là ! » - qui glisse majestueusement dans l'espace puis s'éteint- la foule : « On ne voit plus, on ne voit plus » - encore une fusée d'artifice ? Un globe lumineux est apparu sur le petit chêne vert, et déjà, la Vierge parle à Lucie. Elle confirme qu'elle fera un grand miracle le mois suivant. Puis elle s'en retourne comme elle était Venue – la foule : « Elle va là ! Elle va là ! » ­ sous forme d'une ellipse lumineuse bien visible qui s'éloigne en direction du soleil, « tranquillement quoique avec une certaine rapidité », avant de disparaître. Les témoins ont pu aussi observer une pluie de fleurs s'évanouissant au contact du sol, en réalité des sortes de pétales blancs ou flocons de neige ronds et brillants qui descendaient doucement « dans un formidable jet de lumière surnaturelle » (projection lumineuse horizontale dont personne ne semble avoir remarqué la source ?), ainsi qu'une mystérieuse fumée s'élevant à 5 ou 6 mètres de haut avant de disparaître brusquement. On note que certains des témoins ne manquent pas d'esprit critique et s'interrogent sur la nature de ces visions : « Une illusion des sens ? » L'argument classique d'hystérie collective semble donc peu approprié et on ne peut prétendre que la foule n'était composée que de « fanatiques » car des sceptiques sont également présents. Quant à eux, les 2 prêtres enquêteurs sont maintenant convaincus de la réalité des apparitions.
Il en est ainsi du phénomène OVNI : les gens dits « sérieux » ont un a priori défavorable mais ils prennent conscience de la réalité des observations dès qu’ils se donnent la peine de s'informer à la source, pour peu qu'ils soient honnêtes intellectuellement. Le samedi 13 octobre 1917, alors qu’il a plu abondamment depuis la nuit précédente, 70.000 personnes sont venues dans la boue assister au miracle annoncé. L'historien portugais Leopoldo Nunes note « qu'au moment du grand miracle, il se trouvait là quelques-uns des hommes les plus illustres dans les Lettres, les Arts ou les Sciences, presque tous des incroyants, venus en simple curieux ». Il y avait jusqu'au ministre de l'Éducation Nationale.

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A l'approche de midi, Lucie reconnaît par les éclairs habituels la venue de l'apparition et elle demande à tous de fermer les parapluies, pour que chacun puisse mieux voir le ciel. Le message se transmet à travers la foule qui s'exécute malgré la bruine persistante. Lucie dialogue avec la Vierge puis celle-ci s'en retourne ensuite vers l'orient. La pluie cesse alors rapidement, coïncidence peut-être naturelle que nous ne saurions pas expliquer autrement pour l'époque. On observe autour des petits voyants « une colonne de nuée » (fumée) ténue et bleutée, parfaitement visible, et qui se dissipe brusquement. Le même phénomène se reproduit 3 fois, un peu comme un avertissement à se tenir prêt. Puis « les nuages se fendent » pour laisser apparaître le soleil « au zénith » dans toute sa splendeur. En réalité, le soleil est ce jour-là à moins de 45° sur l'horizon plein sud (42,5° Az 173°) et on peut douter que ce soit véritablement cet astre que la foule ait vu apparaître, auquel cas il est probable que la supposée séparation des nuages n'ait été qu'une interprétation de la situation à laquelle il faut ajouter une douce sensation de chaleur (voir plus loin). Ce « soleil » est décrit comme « un disque bien net, une plaque d'argent mat, avec des nuances semblables à l'orient d'une perle, ni voilé, ni brouillé, qui luisait sans blesser la vue ». Personne ne semble s'être plaint d'avoir eu mal aux yeux ce jour-là après l'avoir pourtant longuement fixé. Les nuages qui couvraient le ciel donnaient « l'impression de passer derrière le soleil ». L'ensemble de ces descriptions suggère largement l'idée d'une projection lumineuse sur fond de nuages, même si de nombreux ufologues ont cru y reconnaître une soucoupe volante. Rappelons que le soleil a une taille apparente de 0,5° et qu'il suffisait donc de projeter à partir du sol un cercle très lumineux de ~ 12 m de diamètre sur des nuages situés par exemple à 1 km de hauteur pour en simuler l'apparition. Celle-ci compta d'ailleurs « 2 brèves interruptions, pendant lesquelles le soleil lança de nouveau des rayons fulgurants qui obligeaient à détourner le regard » comme si une percée dans la couche de nuages avait laissé entrevoir le « vrai » soleil à 2 reprises, en supposant que les 2 disques étaient approximativement superposés. Cela présente une difficulté particulière car les observateurs étaient sans doute dispersés sur une surface de plus de 70.000 m² si l'on attribue 1 m² d'espace vital à chaque visiteur, soit approximativement sur un cercle de 150 m de rayon autour du petit chêne vert. Du fait d'une erreur de parallaxe due à la proximité de cette projection lumineuse, les observateurs les plus éloignés du chêne dans l'axe de la projection auraient pu constater lors de la réapparition du « vrai » soleil à travers les nuages que celui-ci faisait un "bond" de ~ 4° (dans notre exemple), soit de plus de 8 fois sa taille apparente ce qui n'est pas négligeable. Ce problème est encore accru pour les observateurs placés loin du chêne perpendiculairement à l'axe de la projection pour qui l'erreur de parallaxe était supérieure (~6° dans notre exemple). Cependant, du fait de l'éblouissement du soleil réapparaissant, et surtout du fait des mouvements et des changements de taille de la projection, ce défaut a peut-être pu passer inaperçu pour la plupart des témoins. On peut aussi penser que la projection pouvait être interrompue volontairement à l'approche d'une percée dans les nuages pour éviter que ce défaut ne soit trop visible (le témoin parle de « 2 brèves interruptions »). Précisons enfin que la projection devait plutôt être de forme elliptique pour donner aux observateurs proches du chêne l'illusion d'un cercle parfait (~ 17 m x ~ 12 m dans notre exemple). Notre interprétation ne cadre cependant pas tout à fait avec un des témoignages qui semble indiquer que la luminosité ambiante diminue comme les autres fois (effet d'origine électromagnétique) puis que l'intensité lumineuse du soleil diminue après que la foule s'est mise à le regarder. En effet, ce témoignage indique textuellement qu'à la demande de Lucie, la « foule [...] tourne anxieusement ses regards vers l'astre royal. Les rayons du soleil diminuent d'intensité ». Ce témoignage, qui parle de 2 diminutions successives de la luminosité, à moins que la première allusion ne soit qu'un condensé de la seconde, et qui laisse entendre que le soleil est d'abord visible presque normalement avant de faiblir dès que la foule le regarde est entaché ici d'une légère confusion, peut-être explicable par le fait qu’il aurait été rédigé plus de 50 ans après les faits. Pendant une dizaine de minutes, le disque lumineux va avoir un comportement étrange que l'on a appelé la « danse du soleil ». Il se met soudain à tourner sur lui-même comme « une roue de feu, il tremble, il a des mouvements insolites et brusques, il semble s'approcher comme s’il était à la hauteur des nuages » (sic). A un certain moment, il semble se rapprocher et « menace de se précipiter sur nous » et la foule est saisie d'effroi (par un grossissement de la projection ?). Effectuant un mouvement en zigzag, il semble « se détacher du firmament et, rouge de sang, s'avancer vers la terre en menaçant de nous écraser de sa masse ignée ». Ce furent quelques secondes terrifiantes d'après un témoin qui cherche à nous communiquer le côté grandiose de cette mise en scène, et qui en rajoute peut-être un peu. Puis l'astre reprend « sa valse étrange » tandis que parallèlement se produisaient les phénomènes colorés déjà rencontrés le 13 et 19 août : « Le soleil lançait des faisceaux de lumière, et peignait tout de différentes couleurs », sur le sol, sur l'assemblée et sur les nuages. On note, et c'est indubitablement plus qu'une simple coïncidence, que ce sont les 3 fois (sur 7) où le ciel était couvert que ces phénomènes multicolores se sont produits. II est clair que les nuages sont à l'époque un écran indispensable pour une projection sur fond de ciel. Bien sûr, la couverture nuageuse ne peut être prévue d'avance, mais le mécanisme semble prêt à entrer en action dès que la météo s'y prête. Apparemment, les projections multicolores au sol semblent également liées à la présence des nuages ce qui laisse supposer une ou plusieurs sources de tir aériennes, dissimulées dans la couche nuageuse, peut-être à bord d'un ballon dirigeable. Quant à la pluie de « flocons blancs » du 13 septembre, elle a pu être projetée de biais à partir d'un léger relief. Si l'on considère approximativement que pour chacun des 7 jours de ces événements, le ciel pouvait être dégagé ou couvert avec une équiprobabilité de ½, et que les effets colorés pouvaient être absents ou présents avec la même équiprobabilité, la probabilité de la coïncidence "ciel dégagé / pas de projections colorées" et "ciel couvert / projections colorées" est de 1 chance sur 27 soit 1/128 ce qui est beaucoup demander au hasard.
Mais on pourra bien sûr essayer de trouver une autre explication à cette "coïncidence". Durant la "danse du soleil", l'assemblée transie et trempée jusqu'aux os a pu apprécier la douce chaleur présente, et celle-ci fut plus qu'une sensation subjective puisque les témoins constatent avec surprise que leurs vêtements sont (presque) secs à la fin de l'apparition. Contrairement au 13 juillet ou au 19 août où était présente une sensation de fraîcheur, la température s'est donc élevée cette fois-ci. On se souvient de la situation similaire à Baturite en 1993, alors que « sous un ciel nuageux, la température atteignait les 40°C ».
Notre radar inducteur d'hallucination aurait-il cette fois-ci balayé la foule avec des ondes millimétriques, encore appelées micro-ondes ? Ce procédé risquait cependant de rôtir le public et nous lui préférerions l’idée qu'un rayonnement électromagnétique puisse aussi induire une poussée de fièvre chez un sujet, ce qui pourrait peut-être alors sécher plus rapidement ses vêtements mouillés... De ce point de vue, il serait intéressant de savoir si les vêtements des témoins séchèrent de l’intérieur ou de l'extérieur ! Une fois encore, il ne s'agissait pas d'une « hystérie collective », qui n'aurait pu toucher que l'assemblée présente, puisque des villageois ont observé la scène du haut de la colline du village d'Alburitel tandis que des habitants de Sao Pedro de Muel, à 35 km sur la côte, ont rapporté avoir vu « un spectacle céleste éblouissant ».
Mais que se serait-il passé si la couverture nuageuse avait été absente le 13 octobre ? Il est classique pour les spectacles pratiqués en extérieur de prévoir un numéro de remplacement lorsque la météo n'est pas favorable. Ce numéro, à base de fusées d'artifice par exemple, aurait sans doute été moins spectaculaire, mais sûrement préférable à un report de la représentation pour lequel il aurait fallu improviser un prétexte (un nouvel emprisonnement des enfants ?).
II aurait en effet été difficile de décommander 70.000 personnes. Mais en octobre dans cette région du Portugal, Fatima se trouvant à 40 km de l'océan en région montagneuse, la probabilité d'avoir des nuages était assez forte et le fait d'avoir démarré cette série d'apparitions en mai était sans doute un bon calcul de ce point de vue. Lors de son apparition ce samedi 13 octobre 1917, la Vierge a dit à Lucie que la guerre finirait aujourd'hui, ce que Lucie a aussitôt annoncé à la foule en liesse. Paradoxalement, et sans vouloir faire de mauvais esprit, le fait que cette prophétie se soit avérée fausse, comme le public déçu devait rapidement s'en rendre compte, plaide en faveur de son origine authentiquement liée à une vision hallucinatoire. Pour rectifier cette bourde prophétique, la légende remplacera ultérieurement « aujourd'hui » par « bientôt » dans la bouche de la Vierge. Au terme de ces événements, les témoins viennent donc de vivre une émotion « la plus extraordinaire qu'ils ressentiront dans leur vie », même si on peut regretter l'absence de chœurs religieux qui auraient magnifié ces apparitions essentiellement visuelles : on avait dû y penser mais la technologie n'était pas disponible à l'époque. Au sujet des phénomènes survenus à Fatima comme généralement pour les observations d'ovnis, on ne soulignera jamais suffisamment à notre sens le fait que les apparitions sont toujours limitées par la technologie humaine du moment, et qu'elles ne sont jamais univoques et formellement probantes. A Fatima, nous aurions voulu pour être convaincu d'un miracle, que la foule voie au beau milieu d'un ciel parfaitement dégagé une belle image animée, tridimensionnelle et polychrome de la Vierge Marie lui parlant sur fond de musique céleste en rayonnant un parfum d'encens, et dont les 70.000 témoins auraient tous rapporté la même description précise que des photographies auraient confirmée. Pour Dieu, c'eût été facile, mais aux hommes, la technologie manquait, et nous n'avons eu droit qu'à d'habiles trucages de l'époque, plutôt surannés aujourd'hui .alors que le cinéma nous a blasé. Comme nous l'avons déjà signalé, François et Jacinthe qui étaient pourtant des enfants de type montagnard, sains et robustes, mourront quelques années après ces événements. Nous ne connaissons pas les circonstances exactes de leur mort mais nous ne pouvons exclure l’idée qu’ils se soient vantés ultérieurement d'avoir remarqué quelques détails suspects ou d'avoir fini par douter de la réalité du miracle de Fatima. Vantardises d'enfants qu'ils auraient chèrement payées pour raison d'État, ou raison d'Église. On a parlé d'une contamination des enfants par la grippe espagnole ce qui ne serait pas trop surprenant pour François (mort le 4 avril 1919 à près de 11 ans) mais qui l'est plus pour Jacinthe (morte le 20 février 1920 à presque 10 ans) car cette pandémie meurtrière qui tua approximativement une personne sur 100 en France comme dans le monde au cours de l'automne 1918 et en janvier 1919 ne semble pas s'être étendue au-delà de l'année 1919. La grippe de Jacinthe aurait ensuite dégénéré en pleurésie purulente. Le chanoine Formigao écrira au sujet de ces décès prématurés : « L'opinion générale dans le peuple était que toute la famille des voyants de Fatima et ces voyants eux-mêmes étaient condamnés à disparaître à bref délai ».
Et de fait, les parents de Lucie mourront eux aussi rapidement. Dès 1921, l'adolescente orpheline sera mise au secret, illégalement et sous un faux nom, dans divers établissements religieux, jusqu'à sa majorité et la prononciation de ses premiers vœux en 1928. Le 13 octobre 1930, après une longue enquête, l'Église catholique reconnaît officiellement l'authenticité des apparitions de Fatima. En 1942, Notre-Dame de Fatima est couronnée « Reine du Portugal et du monde » par le pape Pie XII. Il règnera jusqu'à sa mort en 1958 et aura été honoré à maintes reprises par le phénomène OVNI. En 1950, il voit le soleil « danser » plusieurs fois dans le ciel depuis les jardins du Vatican puis, lors de la grande vague de 1954, il observe 2 apparitions divines « semblables à celles de Fatima ». Cette même année 1954, des milliers de témoins ont pu observer de fin octobre à début novembre des dizaines de points lumineux survolant Rome, groupés en forme de V ou de losange et même en une « immense croix de Saint-André ». Après que 2 V composés d'une vingtaine d'ovnis et provenant chacun de l'ouest et de l'est se furent rejoints au-dessus du Vatican. Cette démonstration aérienne fut suivie de la chute d'une fine substance filamenteuse évoquant des « cheveux d'ange » et qui s'évapora en quelques heures, rendant toute analyse scientifique impossible. Nous ignorons la nature précise de ces filaments qui pourraient peut-être résulter d'un phénomène météorologique rare, leur apparition étant statistiquement plus fréquente au mois d'octobre. Ce phénomène pourrait être déclenché par la présence d'un puissant champ électrique agissant sur l'humidité de l'atmosphère. Au terme de cet examen du lien existant entre le phénomène OVNI et certaines manifestations à caractère religieux, il apparaît donc que l'armée ne limiterait pas ses essais de manipulation au seul domaine des ovnis. Elle pourrait aussi investir le domaine religieux pour élargir son champ d'expérimentation.


Cette étude réalisée par un scientifique ne tient pas compte de la réalité des apparitions projetées par la puissance d'un collectif religieux, et qui s'expliquent selon les lois du monde invisible.


Angello Roncalli, alias Jean XXIII Initié et mommifié.
Et le Troisième secret ?

La thèse de l'expérimentation militaire peut fort bien séduire un esprit scientifique, suffisamment intègre pour reconnaître que l'apparition de Fatima est une réalité objective - quelle qu'en soit la nature. Mais, nous devons également tenir compte de la réalité des phénomènes surnaturels. Les croyants ne doivent donc pas se laisser impressionner par les raisonnements des sceptiques et des athées car il serait pour le moins surprenant que le puissant égrégore de l'Eglise ne puisse émettre des signaux lors de circonstances particulièrement dramatiques quant à sa survie.
A Fatima, un message puissant a été délivré, d'une nature si alarmante que nulle autorité laïque ou religieuse n'avait intérêt à le fabriquer. La preuve, c'est que ce message a fait l'objet d'une guerre intestine depuis le début du XXème siècle, entre les partisans de sa divulgation et leurs adversaires - Jésuites évidemment. Dès le départ, ne pouvant éteindre l'incendie de Fatima, les Jésuites prirent l'affaire en mains, d'abord en attribuant à la petite Lucia un confesseur de la Compagnie, et en prenant en charge l'étude « scientifique » du phénomène. Ce sont donc eux qui donnèrent le dernier mot sur le sens officiel à donner aux apparitions et aux messages, et c'est le Père Laurentin, qui fut chargé de la besogne.
Les fidèles de l'Eglise catholique ne sauront jamais ce que leur Vierge Marie voulut leur annoncer, mais pour les plus perspicaces, l'affaire est claire : la hiérarchie de l'Eglise y serait clairement condamnée pour apostasie.
Si Fatima est une expérience sensible éprouvée par plusieurs dizaines de milliers de témoins, ne serait-ce pas le corps-conscience invisible de l'Eglise qui s'est exprimé par cette apparition afin de mettre en garde son peuple ?
Une étude théologique de la proximité affective de la Vierge-mère auprès des fidèles serait nécessaire pour comprendre ce phénomène.
On connaît les visions de la « Mère Divine » dans d'autres traditions, comme par exemple, les contacts physiques du mystique hindou Ramakrishna avec « sa mère Kali » qui l'honora de sa présence en chair et en os ! C'est toujours la mère qui accourt quand l'enfant pleure et appelle au secours.
A Fatima, l'église politicienne masculine fut dénoncée par la voix de la Femme Universelle. Mais la hiérarchie ne voulut pas se réformer, et choisit de faire sombrer le bateau pour profiter de ses privilèges jusqu'au bout. Puisque Fatima annonce le péril de l'Eglise, en riposte, les modernistes ennemis de l'Eglise traditionnelle, tenteront de la fondre dans l'ordre mondial. N'est-ce pas précisément cette trahison que la Vierge de Fatima dénonce ? C'est là la thèse des traditionalistes et des opposants à Vatican II. La guerre secrète pour faire disparaître le troisième secret leur donnerait raison.
Sinon pourquoi la mort tragique de Jean-Paul 1er auquel Sœur Lucie avait prédit l'élection et le mystérieux « chiffre 33 » qui fut bien le nombre de jours de son règne ?
Parmi les personnalités ecclésiastiques qui eurent connaissance de la mystification pour cacher le troisième secret, certains demandèrent des comptes, mais il ne filtra que des rumeurs.
Voici la déclaration du cardinal Silvio Oddi, Président de la Congrégation du Clergé, publiée par le périodique « Medjugorje» de Juillet-Août 1991 :

« Je me suis toujours intéressé - dit-il - ainsi que tous le fidèles et les prêtres, au troisième secret de Fatima ? Comme nous savions qu’il ne devait pas être révélé, sauf si la Soeur Lucie devait mourir avant 1960, tous attendaient que cette année arrive. Mais 1960 s'écoula, et rien ne fut annoncé. Moi, j'étais alors secrétaire du Pape Jean XXIII, et je profitais de nos contacts familiers pour lui parler franchement en ces termes :

« Très saint Père, il y a une chose que je ne peux vous pardonner. »
- Qu'est-ce que c'est ? Me demanda t-il ?
« C'est d'avoir tenu le monde en suspens pendant tant d'années, d'avoir vu arriver l'années 1960, et laissé les mois s'écouler pour finalement ne plus entendre parler de ce secret. »
Le Pape Roncalli me répondit : « Ne m'en parle pas. »
J'ai dit : « Moi, si vous le voulez, je n'en parlerai plus, mais je ne peux empêcher les gens de le faire. L'intérêt est spasmodique; j'ai fait au moins une centaine de sermons et de discours pour annoncer cette révélation. »
« Je t'ai dit de ne plus m'en parler ».
Je n'ai pas insisté mais je voulais en savoir plus. Je suis donc allé chez son secrétaire privé, Monseigneur Capovilla, et je lui a demandé :
« Avez-vous le troisième secret ? »
« Oui, nous l'avons ouvert. »
« Qui était présent ? »
« Il y avait le Pape - me révéla t-il - le cardinal Ottaviani et moi-même, mais ensuite, comme nous n'arrivions pas à le comprendre ! Puisqu'il était écrit à la main et en portugais, nous avons fait appel à un prélat portugais qui travaillait au Secrétariat de l'Etat ».
Le texte du secret était arrivé au Vatican par l'entremise de l'évêque de Leiria-Fatima. L'évêque, durant la seconde guerre mondiale, craignant que le Portugal ne soit entraîné dans le conflit et le secret détruit, égaré ou révélé, l'apporta à Rome et demanda au Saint-Siège d'en prendre soin. Il avait été conservé pendant un certain temps au Portugal à la Nonciature.
Après l'avoir lu, le Pape Roncalli l'a remis dans son coffre-fort. Pie XII au contraire, si j'en crois ce qui m'a été dit ! ne l'aurait jamais lu.
Le premier à avoir ouvert l'enveloppe fut Jean XXIII en 1960 - la date de l'échéance fixée par la Vierge. »
Mais pourquoi ce dernier ne l'a t-il pas publié ?
« Moi - continua le cardinal Oddi - qui connaissait très bien le Pape Jean, je suis persuadé que le secret ne concernait pas quelque chose de beau et Roncalli ne voulait pas entendre parler de malheurs et de punitions. Je pense donc qu'il contient des mots qui sonnent comme punition et désastre.
En 1985, une fois de plus, j'ai eu l'occasion de m'intéresser au secret de Fatima. Le 13 mai, j'étais à Fatima pour la messe à laquelle assistaient un million de personnes. Puisque j'étais à Fatima, je suis allé chez Sœur Lucia. Pendant une heure je me suis entretenu avec elle et je lui a dit : « Je ne veux pas connaître le secret. Ce qui m'intrigue c'est pourquoi il n'a jamais été divulgué. Pouvez-vous me le dire ? Je voudrais savoir également si vous en avez parlé lorsque le Pape est venu ici » - Ie 13 mai 1982.
« Oh oui ! - répondit-elle - nous en avons parié longuement. »
« Et qu'avez-vous décidé ? »
« De ne pas le publier ».
« Pourquoi ? - lui ai-je demandé - peut-on savoir pourquoi ? »
« Parce qu'il pourrait être mal interprété ».
Ainsi conclut le Cardinal Oddi : « A ce sujet, je prends la liberté d'émettre des hypothèses : que le troisième secret de Fatima annonçait quelque chose de grave que l'Eglise aurait fait, évidemment sans le vouloir, ou que par le biais d'interprétations erronées, de désobéissance ou d'une action du même genre, l'Eglise aurait traversé un moment difficile; le secret dit peut-être aussi, que dans les années soixante et malgré les meilleures intentions, l'Eglise aurait fait quelque chose dont les conséquences auraient été très douloureuses, entraînant ainsi une immense diminution de la pratique religieuse. Et que, par la suite, à cause de graves souffrances, la foi serait revenue. Oui, cela pourrait être le contenu du secret. Mais s’il en était réellement ainsi, ce secret serait déjà connu parce que la crise de l'Eglise est visible à tous. Il ya bien des années que les esprits les plus éveillés en sont conscients. »

Oui, il y a bien des années que les esprits éveillés sont conscients que la puissante église catholique romaine a reçu un sacré coup, et qu'elle saigne en silence sous la pourpre, d'autant plus cruellement que ce sont ses pasteurs eux-mêmes qui l'ont amoché au tournant des années soixante, lorsqu’ils décidèrent d'adapter ses doctrines et ses rites à l'esprit du temps. En perdant ce qui faisait son unité - comme par exemple l'usage sacerdotal du latin - elle perdit son attrait et la pratique devint aléatoire, à demi honteuse pour certains, sans magie, sans vie réelle.
Imagine t-on le muezzin appelant les musulmans à la prière en anglais ? Imagine t-on le rabbin officiant en esperanto ? Imagine t-on le brahmane récitant les mantras védiques en serbo-croate ?
Et ce n'est là qu'un aspect de cette révolution auto-destructrice d'une église qui voulant être plus proche de la terre que du ciel, a trahi les siens, et devint la risée des autres. Sans doute était-ce pour accomplir la parole : « Jésus dit à Pierre : autrefois tu conduisais les hommes, mais un jour viendra où on te prendra et on te mènera où tu ne veux pas aller ».
S'étant rendus maîtres du Vatican, les jésuites en ont fait une maison de rapport pour leur but politique mondial, et les catholiques naïfs continuent de les admirer pour « tout ce qu’ils ont fait pour la défense de leur institution ».
De plus, ayant forcé les choses avec leur violence habituelle, les jésuites ont sans doute pris soin d'occuper aussi le camp traditionaliste... mais c'est une autre histoire.

Jean-Paul 1er - Pape en 1978
Assassiné après 33 jours de règne
« Un pape si sympathique »

On pourrait formuler les choses ainsi : voyant son déclin irréversible, le « surmoi catholique romain» qui est l'ange maternel de l'égrégore de l'Eglise -autrement dit la Sainte Vierge - a voulu avertir son peuple du désastre qui atteindrait son point culminant vers 1960. Mais, de manière implacable, ces avertissements ont été cachés et niés par la hiérarchie, qui, au contraire, a engagé les travaux de « rénovation » durant lesquels on aurait jeté l'enfant Jésus avec l'eau du bain. (du bain-Marie, il s'entend.)

La Croix à l'envers, une idée moderne ?
Réunion oecuménique dominée par la croix inversée !
La légende dit: « Le Pape visite le site sacré du Sermon sur la Montagne ».
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