Tao-Te-King
TAO-TE-KING
ou « Canon du Sens de la Vie »
01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37
38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81
Le Tao-Te-King (Daode jing) ou « Livre de la Voie et de la Vertu » est attribué à Lao-Tseu (Lao Zi) qui serait selon la tradition chinoise un contemporain un peu plus âgé de Confucius (Kongzi, ou Kongfuzi, 551-479 av. J.-C.) mais des études récentes montrent que ce livre a été compilé plus probablement vers 300 av. J.-C., l'auteur utilisant de nombreuses adages plus anciens dans son texte, et que le titre et l'organisation en 81 chapitres, répartis en deux sections, sont postérieurs à la rédaction. Le Daode jing est un des ouvrages les plus traduits dans le monde. Son obscurité concise et sa force poétique ont suscité d'innombrables commentaires et interprétations inspirées. Le texte de ce livre est « si évidemment corrompu » (1) qu'il conviendrait d'en consulter une édition critique complète.
Un mot sur le titre. Tao (dao), est un terme important de la pensée chinoise ancienne, qui peut prendre des sens assez différents selon le contexte, traduit par « Voie » ou « Sens ». L'originalité de Lao-Tseu ou de sa postérité est d'en avoir fait le principe de spontanéité commun à toutes choses, en même temps qu'un idéal de pleine vacuité jamais atteinte. Les dao de Confucius a un sens souvent plus moral. Te (de), traduit par « Vertu » ou « Vie », doit s'entendre comme l'efficacité particulière à chaque chose, dans le sens où l'on dit qu'une plante médicinale a telle ou telle vertu, mais ce terme s'applique tout aussi bien à l'Homme. King (jing), signifie que ce texte est un livre canonique.
Ce titre admet plusieurs lectures : le Canon de la Voie et de la Vertu, le Canon de la Voie et de sa Vertu, le Canon de la Voie et de la Vie, et le Canon du Sens et de la Vie, ou encore le Canon du Sens de la Vie, ce qui est sensiblement différent.
Notes
1) Cf. l'introduction à la traduction de J.-J.-L. Duyvendak : Le livre de la voie et de la vertu, Éd. Maisonneuve. Les textes anciens étaient présentés sous forme d'une pile de tablettes étroites de bois ou de bambou, liées aux deux bouts, chacune recevant une « ligne ». Il semble possible que certaines parties du texte ont été interverties ou perdues si les liens venaient à se rompre.
