Personnalités/B
De nous-les-dieux.org.
| Alice Ann Bailey : 1880 - 1949 Les pensées sont des forces agissantes. Une impulsion spirituelle reçue puis retransmise ne s'éteint pas tel un météorite qui disparaît définitivement du champ de vision des hommes. Ainsi, la tournure d'esprit apparue avec H. P. Blavatsky, qui s'était soumise à l'influence de "Maîtres orientaux", n'est pas restée une affaire du passé. Mise à part la théosophie anglo-indienne proprement dite qui, à sa manière, a fait sienne l'héritage de sa fondatrice, il existe une perpétuation de cette forme d'action dans le même style, quoiqu'avec des variantes. Nous pensons ici à l'œuvre d'une Anglaise, Alice Ann Bailey (1880-1949). De l'extérieur, il peut paraître étonnant qu'en cette femme se soit manifestée une personnalité qui, de manière analogue à madame Blavatsky, se laissa inspirer par de prétendues instances extrême-orientales – dans son cas le "Tibétain". La problématique soulevée par une telle méthode devient claire, lorsque l'on sait que les principaux messages reçus par cette femme défilaient pour ainsi dire devant son Moi conscient sous la forme d'annonces écrites et de quantité de livres, parfois volumineux. ...
|
| Ramesh S. Balsekar : 1917 - 2009 Ramesh Balsekar a un parcours inhabituel pour un gourou. Éduqué en occident, il eut une carrière professionnelle très réussie, prenant sa retraite de son poste de président de la Bank of India à l’âge de soixante ans. Même s’il affirme avoir toujours eu un penchant à croire au destin, ce n’est qu’après sa retraite qu’il commence sa quête spirituelle, ce qui l’amène rapidement à son gourou, le très renommé maître de l’Advaita Védanta, Nisargadatta Maharaj. Nisargadatta était un maître fulgurant, connu en occident dans les années soixante-dix grâce à la publication de I Am That (Je suis cela), la version anglaise de ses dialogues, qui devînt un classique spirituel moderne. Moins d’un an après sa rencontre avec Nisargadatta, alors qu’il traduit pour son gourou, Balsekar parvient soudain, à ce qu’il appelle « l’ultime connaissance » - l’éveil -. D’après Balsekar, Nisargadatta lui donne l’autorisation d’enseigner juste avant de mourir et, depuis ce moment, Balsekar n’a de cesse de partager son message en tant que successeur du célèbre gourou. Balsekar a publié de nombreux livres de ses enseignements et a enseigné en Europe, aux Etats-unis et très fréquemment en Inde. Il tient satsang (audience avec un maître spirituel) dans son appartement tous les matins où un flux régulier, presque exclusivement, d’occidentaux, trouve son chemin jusqu’à Bombay pour le voir. ...
|
| Nicolas Berdiaev : 1874 - 1948 Né le 6 mars 1874, à Kiev, Nicolas Berdiaev appartient à une famille de la noblesse militaire. Sa grand-mère maternelle, née Choiseul, était française et catholique. Une fois ses études achevées, à l'École des cadets, il suit à l'Université les cours de sciences naturelles et de droit. Il en sera exclu en 1901 pour sympathie à l'égard du marxisme. Il sera ensuite déporté à Vologda. À son retour, deux ans plus tard, il s'installe à Saint-Pétersbourg, adhère au mouvement de l'Union pour la Libération, et dirige avec Serge Boulgakov une revue, La Nouvelle Voie. Ensemble, ils s'en prennent à l'esprit réactionnaire du clergé – les « étouffeurs de l'Esprit » -, tout en œuvrant au renouveau de l'orthodoxie. Avec sa femme, Lydia, Berdiaev visite Rome et Florence en 1910. En 1916, paraît son premier grand livre, Le Sens de la création. Professeur de philosophie à l'université de Moscou, il fonde la Libre Académie de la culture spirituelle. Emprisonné à plusieurs reprises, il se voit expulsé de Russie en 1920 comme « adversaire idéologique du communisme ». ...
|
| Annie Besant : 1847 - 1933 La féministe Blavatsky aurait voulu pour successeur immédiat Annie Besant avec laquelle elle avait aussitôt sympathisé, mais les résistances à cette nomination avaient été extrêmement vives dans les milieux, en majorité victoriens, de la Society. Pas question de voir à la tête de la Société théosophique cette ancienne femme de pasteur, divorcée de surcroît, qui était passée de l'anglicanisme au théisme, puis à l'athéisme militant ; cette pétroleuse qui prônait le néomalthusianisme, le contrôle des naissances et la libération de la femme. Les milieux de libres penseurs qu'elle fréquentait, et Bernard Shaw lui-même, l'avaient conduite du radicalisme au Fabian Socialism, puis à la Social Démocratie Fédération d'obédience marxiste. Si encore elle était restée dans le domaine des idées ! Mais bientôt elle s'était lancée dans l'action sociale, organisant des cortèges, des manifestations, des grèves, entraînant les ouvrières d'une manufacture d'allumettes à l'assaut des bureaux de la compagnie. ...
|
| Zéno Bianu Zéno Bianu est né à Paris en 1950. Poéte, il marie les genres. Ainsi, outre une vingtaine de recueils de poésie, il a écrit de très beaux textes pour le théâtre tous joués et mis en scène. Grand lecteur, il est l'auteur ou le co-auteur de plusieurs anthologies et il dirige la collection "Poésie" aux Editions Jean-Michel Place. Il faut aussi rendre hommage à son grand talent de traducteur qu'il s'agisse de poésie, de roman ou de sagesse orientale. Il a traduit des textes du chinois, du japonais, du russe... Avec Georges Kassaï, il a assuré la traduction de plusieurs romans des grands écrivains hongrois Sandor Marais et Miklós Szentkuthy. Alain Bar, Michel Mousseau, Richard Texier, Daniel Pontoreau... et bien d'autres artistes encore ont réalisé avec lui des livres à tirages limités. ...
|
| Helena Blavatsky : 1831 - 1891 Helena Petrovna Blavatsky est d'origine russe. Elle est née le 12 août (le 31 juillet d'après l'ancien calendrier) 1831 dans la ville d'Iekaterinoslav sur le Dniepr (plus tard appelée Dniepropetrovsk). Son père, Pierre Alexejevic von Hahn (1798-1873), capitaine de l'armée tsariste, appartenait à l'ancienne lignée de comtes mecklembourgeois von Hahn-von Rottenstern tandis que les ancêtres d'Helena Andrejevna (1817-1842) du côté de sa mère, faisaient partie de la grande noblesse russe. La vie familiale était mouvementée, dans la mesure où la mère devait souvent aller en cure et où le père, fréquemment muté, imposait à la famille des déménagements répétés. Depuis Saratov, où les Hahn vécurent jusqu'au printemps 1847, H. P. B., alors à peine âgée de quatorze ans, fit, pendant l'hiver 1845/46, son premier grand voyage, quand son oncle l'emmena à plus de 2000 kilomètres vers l'est, dans la ville sibérienne de Semipalatinsk. ...
|
| Jacob Bôhme : 1575 – 1664 Jacob Böhme disait n'être qu'un homme simple et naïf et qu'un « outil fort médiocre » vibrant au gré de l'Esprit saint. L'écart est, il est vrai, immense entre cette vie somme toute banale — apprentissage, mariage, négoces et voyages divers — et la luxuriance d'une aventure spirituelle à nulle autre pareille. Tel était d'ailleurs à ses yeux le lot humain : devoir porter le lourd fardeau des tâches mondaines tout en laissant croître en soi « ce noble arbre à perles qu'est Christ ». Aussi le verdoiement de l'homme intérieur ne transparaît-il guère dans le portrait que brossa du cordonnier-théosophe son disciple, ami et biographe Abraham von Frankenberg : « Sa taille extérieure fut caduque et petite.
|
Tierno Bokar : 1875 - 1939 Qui était Tierno Bokar ? Un grand maître soufi qui vécut en Afrique, plus précisément dans la bourgade, alors florissante, de Bandiagara, située au Mali, aux pieds du pays Dogon. La spécificité de son enseignement tient au fait que, dans une modeste concession en Afrique, dans la première moitié du XXe siècle, il voua toute sa vie à la contemplation de Dieu et en fit profiter les autres d'une manière tout à fait unique tant par sa modernité que par son ouverture, et qu'il eut pour élève l'écrivain Amadou Hampaté Bâ.
« Tout ce que je suis, je lui dois. C'est lui qui m'a "ouvert les yeux ", comme on dit dans les initiations africaines, et qui m'a appris à lire le grand livre de la nature, des hommes et de la vie en ramenant toutes choses à une Unité primordiale, je lui dois ma formation, ma manière de penser et de me comporter, et cette "écoute de l'autre" qui est peut-être son plus bel héritage. » Tierno Bokar, comme Hampaté Bâ, était, de par ses origines, relié à un ordre soufi – la Tidjanya. Il naquit en 1875 à Ségou, la ville brillante du fleuve Niger, tout juste devenue musulmane. L'avancée des Français dans le territoire africain, conquérant Ségou sur son passage, força la famille du jeune Tierno Bokar à se réfugier dans la petite concession familiale de Bandiagara. Il y passa les quarante-sept années qui lui restaient à vivre. Quand il ouvrit à l'âge de trente-trois ans sa zaouïa, il n'avait que quatre élèves, mais très rapidement le nombre grandit pour atteindre le chiffre de deux cent. ...
|
| Martin Buber : 1878 - 1965 Né à Vienne le 8 février 1878, Martin Buber vit jusqu'en 1892 chez son grand-père, érudit hébraïsant, en Galicie autrichienne. Il lit le Talmud, découvre Kant et Nietzsche. Il s'inscrit à l'université de sa ville natale pour y suivre pêle-mêle des cours d'histoire de l'art, de psychologie, de philologie, d'économie et de psychiatrie, sans oublier le théâtre pour lequel il se passionne. Il continue ses études à Leipzig, Berlin, Zurich, consacre sa thèse de doctorat à Jacob Bôhme et Nicolas de Cues.
Buber assiste en 1897 au premier Congrès sioniste et devient rédacteur en chef de Die Welt, l'organe officiel du sionisme. 1899 est l'année de son mariage avec Paula Winkler, qui se convertira plus tard au judaïsme, et de sa rencontre avec Gustave Landauer, socialiste utopiste anarchisant, qui lui révèle Eckhart. Nouvelle découverte, capitale, en 1903, celle du hassidisme, qui entraînera la publication des Contes de Rabbi Nahman (1906), de la Légende du Baal Chem (1908), et, beaucoup plus tard – car cette exploration l'accompagnera tout au long de sa vie –, les Récits hassidiques (1947), précieuse anthologie des paroles de ces «justes » que sont les tsaddikim. ...
|
Frank Buchman : 1878 - 1961 Le Dr Frank Buchman prétend être le descendant d'un certain Bibliander, successeur de Zwingli à la chaire de Théologie de Zurich. Il est né en 1878 à Pennsburg, Pensylvalnie ; obtint son grade au collège de Muhlenberg et devint Ministre Luthérien dans une église de Philadelphie. Il organisa plus tard une colonie de vacances pour enfants pauvres, mais dut l'abandonner à la suite de certains différends entre les administrateurs. Au cours d'un séjour en Angleterre en 1908, il eut une « vision de la Croix » qui détermina toute sa carrière ultérieure. La chose ne se passa pas à Oxford, comme on le croit d'ordinaire, mais à Keswick. « Il entra un jour, raconte M. J. M. Roots dans son livre : Un apôtre de la Jeunesse, dans une petite église de campagne, où une femme était en train de parler d'un certain aspect de la crucifixion. Il ne savait pas qui était cette femme, mais quelque chose dans ses paroles le remua profondément et il se connut pour ce qu'il était... Pour la première fois de sa vie, il sentit la puissance de Christ comme une réalité intérieure. » ...
|
| Bô Yin Râ : 1876 - 1943 Joseph Scheiderfranken naquit en 1876 à Àschaffenburg en Bavière. Après diverses occupations manuelles, il trouva le moyen d'étudier la peinture à Munich et à Paris. Il vécut un certain temps en Grèce, se maria, fonda une nombreuse famille et se retira en Suisse.
Il ne commença d'écrire qu'à quarante ans et tout son enseignement est fondé sur une expérience personnelle sans rapport avec les religions ou doctrines existantes. Il prétend que le choix de son nom ne fut pas arbitraire, mais qu'il lui fut donné par un de ses « Maîtres » pour des raisons de signification ésotérique. La plupart de ses admirateurs soupçonnaient que ce nom cachait celui d'un assez pittoresque mystique, mais il y avait dans ses paroles un accent de droiture et de sincérité qui ne pouvait manquer d'éveiller ce besoin d'espérer, commun à tous les hommes. Le physique même de Bô Yin Râ inspirait la confiance. Il était grand et lourd, assez grossièrement bâti, avec des traits de paysan à l'expression très douce. On pensait volontiers de lui qu'il ne devait aimer rien tant qu'escalader des pics, planter des arbres dans son jardin, ou s'occuper à des travaux manuels. Dans l'atmosphère artificielle et raréfiée qui était celle de l'Allemagne d'après-guerre, le message de Bô Yin Râ fit l'effet d'une brise rafraîchissante. Il répondait à certains sentiments que d'autres croyances n'avaient pu satisfaire. Nous connaissons tous, dans la vie, cet éveil qui porte à s'éloigner de l'égoïsme juvénile et donne le désir d'agir avec décence, d'aider les autres et de créer en soi une harmonie intérieure. C'est à ces besoins que répondait Bô Yin Râ. ...
|
Byron Katie : née le 6 décembre 1942 Fondatrice d'un « Travail » semblable par son questionnement autant aux koans zen qu'à la maïeutique socratique, Byron Katie ne s'inspire au préalable d'aucune tradition, ni orientale ni occidentale. En préalable à l'Eveil, elle traversa une douloureuse période de dépression et de paranoïa.
Le Travail vit le jour un matin de février en 1986, alors que Byron Kathleen Reid, une femme de quarante-trois ans originaire d’une petite ville dans le désert de la Californie du Sud, se réveilla sur le plancher d’un centre de réadaptation. Au beau milieu d’une existence banale – deux mariages, trois enfants, carrière réussie –, Katie avait effectué une descente infernale de dix ans dans un état de rage, de paranoïa et de désespoir. Pendant deux ans, son état dépressif s’était avéré si grave qu’elle avait à peine quitté la maison. [...] Environ une semaine plus tard, un matin, alors qu’elle gisait sur le sol, ne s’étant pas sentie digne de dormir dans le lit, Katie s’éveilla dépourvue de toute notion de son identité ou de ce qu’elle était. « Il n’y avait plus “moi” », explique-t-elle. ...
|
| Roger Bouchard Je suis né à Lévis, le 1er août 1949. J’ai passé mon enfance et mon adolescence dans la très jolie ville de Montmagny, située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent. J’ai fait mes études classiques à l’externat classique de Montmagny et au Collège Sainte-Anne de Lapocatière. J’ai ensuite étudié à l’École normale Laval et à l’Université Laval de Québec, en Sciences de l’éducation. J’ai commencé la pratique de la Méditation transcendantale le 25 septembre 1971, à Québec. Mon instructeur était Ken Matthews, aujourd’hui décédé. Mon roman La rencontre du maître est d’ailleurs inspiré de la formidable personnalité de Ken Matthews. ... Jai Guru Dev
|
Jean Bouchart D'orval : Montréal, 1948 Jean est né à Montréal en 1948. Après ses études classiques chez les Sulpiciens, il a complété des études en physique et en génie nucléaire à l'Université de Montréal, puis il a travaillé pendant dix ans pour Hydro-Québec. Pendant tout ce temps, il se posait des questions plus fondamentales que celles auxquelles la science et même la pensée peuvent répondre. Cet intense questionnement l'a mené vers une approche plus directe de l'existence, vers un regard moins déformé par les images et les concepts accumulés. Après de nombreux séjours dans l’Himalaya indien, c’est en Occident qu’il a continué d'approfondir sa démarche et que se réactualisa de plus en plus l'intuition fondamentale de l'existence qui l'avait saisi dès l'adolescence.
Depuis plus de vingt ans, Jean Bouchart d'Orval écrit des livres et propose des rencontres publiques qui sont autant d'invitations à une exploration fondée sur le pressentiment de la joie sans cause et son actualisation dans la vie. Il ne se réclame d'aucune école en particulier, mais sa pensée est modulée par l’intuition de la non-dualité. ...
|
| |











