Personnalités/A
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| Abd el-Kader : 1808 - 1883 C'est en 1966 que la dépouille de l'émir Abd el-Kader à été ramenée de Damas à Alger. Le gouvernement FLN entendait alors exalter le souvenir du premier chef de la résistance contre la France puissance coloniale. Mais cette image de glorieux guerrier – que l'on retrouvait aussi dans nos anciens livres d'histoire de France – n'est qu'une des facettes d'un personnage avant tout religieux. Abd el-Kader, dont le nom signifie « serviteur de Celui qui peut tout », est une des grandes figures d'un islam en quête de conciliation avec l'Occident moderne et avec les autres religions. En ces temps tragiques pour l'Algérie, il n'est pas inutile de rappeler le véritable message d'Abd el-Kader al-Djazaïri, Abd el-Kader l'Algérien. Il naît en 1808 dans une famille qui descend du Prophète, établie à Mascara, héritière du grand Idriss fondateur du Maghreb. On l'envoie étudier à Oran, car il est destiné à devenir un hafiz, un lettré qui connaît par cœur le Coran et le Hadith (les paroles attribuées au Prophète par la tradition). Mais sa formation n'est pas seulement religieuse : il travaille par exemple sur l'œuvre de al-Fârâbî, ce philosophe du Moyen Âge qui réhabilita les sciences profanes de l'Antiquité et était partisan d'un accord entre raison et révélation. ...
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| Raymond Abellio : 1907 - 1986 Georges Raymond Alexis Soulès, qui prendra en 1946 le pseudonyme de Raymond Abellio, naît à Toulouse le 11 novembre 1907. Il est d'un milieu modeste, originaire de l'Ariège. Admis en 1927 à l'École polytechnique, il adhère aux idées d'une gauche avancée et s'intéresse au surréalisme en tant que joyeuse destruction des tabous. Il sera nommé ingénieur des Ponts et Chaussées dans la Drôme. Il crée, avec Jules Moch et Louis Vallon, le Centre polytechnicien d'Études collectivistes, travaille auprès de Léon Blum, et, en 1936, devient chef du Service des grands travaux et de l'urbanisme à la présidence du Conseil. Mobilisé en 1940 sur les fronts de Belgique et de Hollande, il est emmené prisonnier en Silésie. L'année suivante, il est mis en congé de captivité. Il s'affilie alors au Mouvement social révolutionnaire d'Eugène Deloncle, avant d'entrer, en 1944, en rapport avec la Résistance qui ne l'absoudra pas tout à fait. Il devra s'exiler en Suisse jusqu'en 1951. ...
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| Bob Adamson Bob Adamson est un Australien qui a terminé sa recherche spirituelle en 1976 en la présence du renommé Sri Nisargadatta Maharaj. Depuis lors, il en a aidé d'autres à mettre fin à la leur. Quand il dit qu'il demeure en Cela, c'est une déclaration audacieuse mais convaincante. Bien que les thèmes de cette collection de causeries soit conventionnels et attendus, le sentiment de vérité vivante qui en exsude n'a rien à voir avec la certitude des idées, mais tout à voir avec sa certitude d'être. L'Être est le fondement, le point de départ et le point d'arrivée de son enseignement. Comme il demeure Là, Adamson parle avec l'autorité, la force et l'immédiateté de la vérité. Le titre du livre résume son enseignement : les problèmes n'existent que dans l'esprit, pas dans l'ici et maintenant. C'est un enseignement familier du non-dualisme. Mais comme les étudiants d'Adamson le savent, son approche vers Cela est pénétrante, directe et immédiate. Il insiste sur le fait de rester dans le présent, juste tel qu'il est. ...
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| Adyashanti Adyashanti (dont le nom signifie Paix primordiale) défie tous les aspirants à la paix et à la liberté de songer sérieusement à la possibilité de se libérer en cette vie. Il a commencé à enseigner en 1996, à la requête de son maître zen avec qui il étudiait depuis quatorze ans. Depuis, plusieurs chercheurs spirituels se sont éveillés à leur nature essentielle en côtoyant Adyashanti. Auteur de Emptiness Dancing (Conscience pure), The Impact of Awakening et My Secret is Silence, Adyashanti offre des instructions spontanées et directes analogues aux enseignements des premiers maîtres zen et des sages de l’Advaita Vedanta. Néanmoins, Adya déclare : « Si vous filtrez mes paroles au travers d’une tradition ou d’un système en –isme, vous passez à côté de ce que je dis. La vérité libératrice n’est pas statique, elle est vivante. Elle ne peut être émise sous forme de concepts et ne peut être saisie par le mental. La vérité réside au-delà de toute forme de fondamentalisme conceptuel. Ce que vous êtes se situe au-delà – éveillé et présent, déjà ici et maintenant. Je vous aide simplement à le réaliser. » Natif de Californie du Nord, Adyashanti vit avec sa femme Annie, et enseigne surtout dans la région de San Francisco, offrant des satsangs, des week-ends intensifs et des retraites en silence. Il se déplace pour enseigner dans d’autres régions des États-Unis et du Canada. ...
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| Salim Michaël : 1921 - 2006 Edouard Salim Michaël disait parfois, avec une gratitude émerveillée : « C’est Dieu qui a couru après moi. » Il faisait allusion à un homme qui devait devenir un ami précieux pour lui et qui, par une nuit glaciale de décembre 1949, avait couru derrrière lui dans une rue de Londres. Salim, alors compositeur de musique symphonique (qu’il signait de son premier prénom, Edward) désirait venir à Paris étudier la musique française dont la finesse l’attirait énormément. Quelqu’un lui avait parlé d’un compositeur russe qui vivait justement à Paris. C’était donc la musique seule qui le préoccupait quand il se rendit au rendez-vous qu’il avait obtenu avec ce compositeur, Thomas de Hartmann. Mais, après avoir écouté sa musique, celui-ci lui dit qu’il partait pour les Etats-Unis, que, de toute façon, il n’avait rien à lui apprendre et qu’il lui conseillait plutôt d’aller voir Nadia Boulanger, un très célèbre professeur qui enseignait à Paris ; puis il ajouta : « Est-ce que la spiritualité vous intéresse ? » Salim répondit avec vivacité : « Pas du tout, je ne crois en rien ; je suis d’abord et avant tout un musicien!». ...
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| Omraam Mikhaël Aïvanhov : 1900 - 1986 A quels critères peut-on reconnaître un Maître authentique ? Le savoir, la voyance, le fait qu'un homme sache lire dans vos pensées et réponde à des questions informulées, ne sont pas des critères suffisants. Par contre, certaines qualités : désintéressement total, discernement, stabilité, caractérisent les Maîtres véritables. Mais surtout, le fait qu'à leur contact les disciples sentent éclore en eux des états de conscience qui leur étaient jusqu'alors inconnus. Ceci, naturellement, ne peuvent être que des preuves subjectives. Les disciples de Mikhaël Aïvanhov que j'ai pu interroger m'ont affirmé, sans exception, qu'ils avaient éprouvé auprès de lui ces sortes d'ouvertures de conscience et trouvé dans la pratique de son enseignement santé, équilibre et bonheur. ...
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| Sheikh Ahmad Al-Alawî : 1869 - 1934 Ahmad Al-Alawî naît à Mostaganem (Algérie) en 1869. On rapporte que peu avant sa naissance, sa mère, Fatimah, vit en songe le prophète Mohammad lui sourire, jeter une jonquille à ses pieds, qu'elle ramassa avec humilité. Son mari, à qui elle se confia, y vit l'annonce d'un fils pieux. Enfant, le futur sheikh ne fréquente pas l'école. Son père lui apprend le Coran, et le jeune Ahmad devient savetier. Il se fera ensuite commerçant pour nourrir sa famille, sans jamais délaisser la prière. Le sheikh Al-Bûzîdî, de la confrérie ad-Darquawiyah, l'initie au soufisme, à la méditation du Livre saint, à l'étude des mystiques, dont Ibn Arabî, dont Ibn Arabî. Il l'initie également au dhikr – le souvenir-invocation du nom d'Allah -, lui faisant réciter nuitamment les litanies dans un cimetière. La réalisation divine lui fera proclamer : « Je suis Celui que j'aime et Celui que j'aime est moi. » ...
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| Mansur al-Hallaj : 858 - 922 Que s'est-il passé dans la tête et le coeur d'Hussaïn ibn Mansour ? Quelles sont ces nouvelles idées qu'il est venu prêcher jusqu'à la grande mosquée de Bagdad – autrement dit, jusqu'au coeur spirituel de l'empire musulman – et qu'il a même osé divulguer dans les souks de la capitale, au risque de troubler le petit peuple dans sa foi ? Est-il devenu fou, ou est-ce un hérétique ? On dit que, dans son pays d'origine, au sud de l'Iran, la religion de Zoroastre et la secte des manichéens auraient gardé, trois siècles après l'avènement du prophète de l'islam, une influence non négligeable. On dit même que son père, simple cardeur, serait issu de convertis. Le fils n'aurait-il pas renoué, sans l'avouer, avec l'infidélité de ses ascendants ? Dans ce cas, coupable de zandaqa, d'hérésie en lien avec d'anciennes religions, il mériterait la mort. Pourtant, celui que le peuple appelle aujourd'hui al-hallaj, le cardeur – en référence au métier de son père, mais aussi pour signifier qu'on le prend pour un directeur de conscience, pour un « cardeur des coeurs » – avait tous les atouts pour demeurer un musulman respectable. ...
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| Yvan Amar : 1950 - 1999 Décédé en juin 1999, Yvan Amar est auteur d’ouvrages profonds sur Les Dix commandements ou Les Béatitudes. Il a fondé les éditions du Relié. Son ouvrage L’effort et la grâce, renouvelle le message convenu de la spiritualité. La croyance actuelle en la forme amène à croire qu’elle a un pouvoir sur le fond ou qu’elle peut être, ou non, l’opportunité de révéler le fond. C’est une grande croyance de notre temps qui fait que l’on donne toujours la priorité à la forme. Cela s’appelle avoir une "représentation du monde", qui peut effectivement être positive ou négative. Or, en vérité, c’est la qualité de mon regard qui est prioritaire sur la forme et, j’irai plus loin, la qualité de ce regard-là, indépendant de la forme regardée, va me donner une attitude juste pour pouvoir agir sur la nature de cette forme. C’est cela, la "vision", et cette vision n’est ni positive ni négative ; elle est action. Disons que dans la course folle à la santé du monde, je suggérerais qu’on vive aujourd’hui un peu plus consciemment "sa" maladie. En effet, plutôt que de constamment poursuivre une santé utopique, il serait bon de vivre consciemment la maladie telle qu’elle existe. À nouveau, regarder le fond et non la forme. Je contribue à la maladie du monde quand je la vis et que je projette moi-même sa santé utopique. De même, plein de gens courent après l’éveil, mais il en est peu qui sont intéressés à vivre l’ignorance consciente. En fait, qu’est-ce qu’un éveillé sinon un ignorant conscient ? Alors qu’il y a tellement d’éveillés inconscients dans le monde ! ...
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| Mata Amritanandamayi (Amma) : Kérala, 1953 Au matin du 27 septembre 1953, dans un petit village de la côte du Kérala au Sud de l'Inde, au sein d'une famille d'humbles pêcheurs, naquit Mata Amritanandamayi, une petite fille au teint étonnamment bleu-foncé. Ses parents l'appelèrent Soudhamani. Alors que les bébés, d'ordinaire, pleurent à la naissance, Soudhamani vint au monde avec un sourire radieux, comme pour annoncer la joie qu'elle allait bientôt apporter au monde. C'était une petite fille remarquable qui montra dès l'enfance de nombreux signes inhabituels. Elle commença à marcher à six mois. La dévotion envers Dieu était une part intégrante de sa nature. Ses parents la trouvaient parfois absorbée dans un état de profonde méditation, totalement perdue à ce monde. A l'âge de cinq ans elle composait de petits chants dévotionnels dédiés à Sri Krishna ; ces chants exprimaient de profondes vérités mystiques. Elle exprimait son cœur et son âme à travers ces mélodies, sa douce voix devint une source de grande joie pour les villageois. ...
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| Hadewijch d'Anvers : 1220 – 1260 Si Hadewijch a été une autorité au XIIIe siècle pour les mystiques rhénans et surtout au XIVe siècle dans le milieu de Grônendal, ses écrits ont été ensuite oubliés pour être redécouverts au XIXe siècle et édités de manière critique peu de temps après, avant d'être récemment traduits en français. Le poète Maurice Maeterlinck y a d'emblée apprécié une remarquable création verbale, tant en poésie qu'en prose. Aujourd'hui, Hadewijch est reconnue comme une mystique. Toutefois, à la différence d'Hildegarde de Bingen, qui vivait au siècle précédent, Hadewijch n'a pas eu de biographe et sa vie nous est très peu connue. Un des manuscrits porte le nom de Hadewijch d'Anvers, ce qui permet de la situer géographiquement, quelques indications de ses écrits nous autorisent également à les situer dans le temps, entre 1220 et 1240, mais c'est fort peu. ...
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| Ibn Arabî : 1165 - 1240 En l'an 595 de l'Hégire (1200 de l'ère chrétienne), un grand soufi, c'est-à-dire un mystique musulman, quittait définitivement Al Andalus, l'Espagne musulmane du Moyen Âge, pour voguer vers l'Orient. Ce mystique et poète exceptionnel allait parcourir des milliers de kilomètres, jusqu'à La Mecque et l'Anatolie, et produire dans le même temps une œuvre spirituelle aux dimensions colossales, qui devait marquer en profondeur l'islam universel. Lorsqu'il s'embarque après avoir passé des mois à visiter ses amis de Cordoue, de Séville et de Murcie, sa ville natale, Mohammed b. Ali al-Arabî al-Hâtimî al-Tâ'î, connu aujourd'hui sous le nom d'Ibn Arabî, n'est âgé que de trente-cinq ans. Mais cet Andalou de bonne famille, qui a très tôt renoncé à tout pour suivre la Voie soufie, est déjà riche d'une vingtaine d'années de vie spirituelle marquée par des visions extatiques bouleversantes. Il s'est mis à l'école des maîtres soufis, parcourant toute l'Andalousie, puis le Maghreb, pour recueillir leur enseignement. ...
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| François d'Assise : (entre 1181 et 1182 - 1226) François d'Assise (San Francesco d'Assisi, né Giovanni di Pietro Bernardone) (entre 1181 et 11821 – 3 octobre 1226), est un religieux catholique italien, fondateur de l'ordre des frères mineurs (o.f.m., couramment appelé ordre franciscain) caractérisé par la prière, la pauvreté, l'évangélisation et le respect de la création. Il est canonisé dès 1228 par le pape Grégoire IX et fêté le 4 octobre dans le calendrier liturgique catholique. Un jour en écoutant un passage de l'Évangile, il lui vient une réponse à ce qu'il cherche : passer sa vie à aimer toute la création. Il transforme alors sa vie, il se fait pauvre, se soucie d'annoncer les messages de joie, d'espoir et d'amour contenus dans la Bible, et de porter la paix aux gens et à toute la Création. Il s'habille d'un vêtement gris et se ceint la taille d'un cordon. Il porte ainsi le vêtement du pauvre de son époque. ...
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| Samaël Aun Weor : 1917 - 1977 Samaël Aun Weor (de son vrai nom Víctor Manuel Gómez Rodríguez), né le 6 mars 1917 à Bogotá et décédé le 24 décembre 1977, est un occultiste, un ésotériste et un écrivain. Il a écrit plusieurs livres sur la Gnose et fondé le "Mouvement Gnostique" contemporain. Depuis diverses organisations existent, affirmant pour certaines avoir été créées directement par lui. Il affirme être « l'Avatar de l'Ère du Verseau, comme Jésus l'avait été pour l'Ère des Poissons », celui qui est venu pour unifier les traditions ésotériques et religieuses de l'orient et de l'occident. Certains éléments de sa doctrine, ainsi que leur application qui diffère au sein des nombreux groupes gnostiques, ne manquent pas jusqu'aujourd'hui de générer la controverse. En France, un de ces groupes est considéré comme une secte par le rapport parlementaire de la commission d'enquête parlementaire sur les sectes de 1995. L'œuvre de Samaël Aun Weor compte environ 80 livres et un certain nombre de conférences retranscrites (d'une centaine à plus de trois cent, suivant les sources), originalement en espagnol des traductions ont été réalisées dans plusieurs langues. Le nombre d'adeptes dans les différents groupes gnostiques se compte en milliers. ...
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| Shri Aurobindo Ghose : 1872 - 1950 Fils d'un médecin bengali, Aurobindo Ghose naît à Calcutta le 15 août 1872. De 1879 à 1893, il fait ses études en Angleterre, et les achève à l'université de Cambridge. Outre l'anglais, il apprend le latin et le grec, le français, l'italien et l'allemand. De retour en Inde, il épouse Mrinalini Devî – qui ne pourra le suivre sur les sommets –, dirige l'Éducation publique de l'État de Baroda, compose pièces et poèmes. Il étudie le sanskrit et les traditions religieuses de son pays, qu'il avait jusque-là ignorées. En 1902, il s'engage dans l'action pour l'indépendance de l'Inde. À l'inverse de Gandhi et de sa non-violence, il choisit l'extrémisme. Non sans nuances ! Dès 1905, il écrit : « À tout prix je veux voir Dieu face à face. » Emprisonné en 1908 à Alipour, il connaît l'expérience mystique, et le yogi Bhaskar Lélé lui ouvre en quelques jours le Nirvana, qui ne sera encore pour lui qu'un commencement. En 1909-1910, Aurobindo Ghose fonde deux revues militantes, Karmayogîn, en anglais, et Dharma, en bengali. Mais il doit fuir les autorités britanniques, qui le soupçonnent de continuer la lutte alors qu'il a définitivement renoncé à toute action politique. Il passe clandestinement à Chandernagor, et s'installe à Pondichéry en 1910. Il se livre alors à des jeûnes prolongés, au sommeil conscient, expérimente le travail sur le corps et l'immunité contre les maladies. ...
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