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À CHAQUE
"UN"
SA LUMIÈRE
Par Andrew
Des pensées plus ou moins courtes on été couchées par écrit. Le but n’est pas ici de dire ce qui est bien ou ce qui n’est pas. Je recherche simplement à provoquer des réactions qui seront plus ou moins fortes selon chacun. Les pensées sont diverses et embrassent bien des secteurs de la vie quotidienne. Chacun pourra s’y reconnaître quelque part. Que servirait-il de manger, boire, travailler, naître, mourir, se comporter avec civilité dans la société, s’il n’y a rien d’autre que cela. En un mot à quoi sert-il de créer un objet s’il n’est d’aucune utilité. Je dirai enfin, à quoi sert-il de naître si c’est pour mourir. Salomon disait : « J’ai vu tout ce qui se fait sous le soleil ; et voici, tout est vanité et poursuite du vent ». Simplement parce que faire un travail sans savoir qu’il doit servir de canal à une valeur de compréhension en vue de l’évolution de l’individualité, reste une vanité inutile.
Après chaque lecture courte, que chacun prenne un cahier et écrive son accord ou son désaccord. Il ne s’agit pas simplement de dire oui ou non. Il s’agit surtout de dire pourquoi, en réécrivant la pensée de façon rectifiée, personnalisée. Chacun sera rapidement surpris de voir en face de lui, le miroir de son âme dans ses propres limitations. Cela mettra tout de suite en lumière toutes choses à l’intérieur de soi.
A présent comprenons bien ce qui suit.
Toute élévation nécessite trois points essentiels. Un but, un moyen, un support.
Sans but il est impossible de progresser, car le point à atteindre déclenche l’envie, le désir. Plus le désir sera fort, plus il paraîtra impérieux d’atteindre le but, le rêve. La vie nous projette dans des contextes existentiels dont les valeurs environnantes nous servent de moyens. Un peu comme « Mac Gyver » se servant de tout et de rien pour se sortir d’une situation donnée. Nous devons à cet exemple devenir intelligent. Les moyens nous sont offerts en permanence et nous ne les voyons pas, à l’exemple de celui qui, échoué sur une île déserte, ne veut pas allumer un feu, (alors qu’il en a les moyens), pour signaler sa présence à l’avion qui justement passe au-dessus de sa tête, sous prétexte que l’époque des « indiens » est révolue. Ne souriez pas, car vous n’imaginez pas à quel point cette image reste d’actualité pour la plupart d’entre nous. Bien des moyens sont placés dans notre environnement. Ils sont là pour forcer notre imagination bien que nous les trouvons parfois inutiles voir encombrants. Le but que nous nous sommes fixé est une motivation efficace pour nous obliger à utiliser les moyens, (que nous avons même parfois rejeté), afin d’expérimenter quelque chose qui n’a souvent rien à voir avec le but, mais dont l’expérimentation sera source de richesses nouvelles. L’échelle n’a rien à voir avec le ciel, mais elle demeure un moyen d’élévation. J’en ai même connu certains, (et j’en fais parti), pour qui le but s’est avéré à terme, le seul moyen que la vie aie trouvé pour leurs faire expérimenter les valeurs sensées les conduire au but. Là encore, il en est comme du temps et de l’espace, tout est interchangeable. Je vais donc parler à présent du troisième point. Il s’agit du support. Dans le simple exemple de l’ampoule à changer nous allons mieux comprendre. Personne ne peut espérer atteindre l’ampoule du plafond sans ce troisième élément qu’est le support. L’ampoule est le but. La chaise à défaut d’escabeau est le moyen. Le sol est le support. Sans support nul ne peut évoluer. Essayez de marcher vers un objet quelconque sans point d’appui, et là, je suis certain que ce qui paraît très évident pour plusieurs deviendra une nécessité consciente de premier ordre dans tous les cas de figures. Il y a là une des trois raisons fondamentales aux échecs de la vie. Quant à la deuxième raison principale d’échec, Il s’agit du but non existant ; voilà pourquoi beaucoup errent, oisifs et « promeneurs » désœuvrés à la découverte de rien, nageant en eau ni chaude ni froide, sans réaction définie. Souvent pour les faires avancer la vie utilise les « grands moyens ». La troisième raison est le moyen que nous refusons d’utiliser, sous prétexte qu’il n’a pas été suffisamment étudié pour que nous daignions nous en servir. Nous ne voulons pas manger parce que celui qui a mis la table n’a pas prévu une chaise confortable, il n’y a là qu’une caisse en bois qui ferait bien l’affaire mais nous voulons une chaise en bois, et de préférence avec une assise en velours, et si possible bleue foncé, et j’aimerai être assis face à la fenêtre pour bénéficier d’un maximum de luminosité.
Certainement, certains pourraient penser que j’exagère beaucoup. Au fait, ne croyez-vous pas que l’époque que nous vivons ressemble beaucoup à ce que je viens de dire ? On conteste tout, même ce que l’on ignore. L’important est de contester sans avoir vérifié, car la grande mode est à la contestation ; la mode est au caprice. C’est pourquoi je pense sincèrement qu’une grande partie de l’humanité se prépare à hériter d’un radeau à la place d’un paquebot. Vous venez de voir que là encore, en revenant à notre sujet, tout marche par trois. Un but, un moyen, un support. Là encore tout peut être interchangeable. En regardant notre premier exemple, je pourrai dire que le but est de changer l’ampoule, oui mais voilà, je n’ose pas monter sur la chaise car j’ai le vertige. Les invités sont là et je ne peux pas faire autrement, sinon tout le monde sera dans le noir. Le but, (changer l’ampoule), devient le moyen d’atteindre un autre but, surmonter le vertige sur une chaise. Ensuite, le but atteint devient une base d’expérience, un acquis, une valeur reconnue, une connaissance de nouvelle capacité laquelle est : « je peux surmonter ma peur ». Cet acquis entre dans mon héritage et me servira de base, de support pour atteindre d’autres buts.
Nous enrichissons notre support, notre base. Nous sommes prêts pour un nouveau départ, un nouveau rêve ; de ce fait prêts pour de nouveaux défis dans la vie. En rajoutant une expérience à une suivante et ainsi de suite, notre support nous permet d’envisager des projets, des buts plus grands plus forts. Nos horizons s’élargissent et nous finissons par découvrir la région, le monde,… l’univers. Nul doute qu’à terme chacun aura trouvée la sagesse, Laquelle, (comme je l’ai souvent pensé), protège l’amour.
Bien des personnes fuient la tentation comme on fuit la peste. La tentation est un examen de passage. La tentation pose la question nous devons apporter la réponse. Notez bien que, je ne dis pas : une réponse, mais la réponse. Et la réponse doit être vécue. Qui fuit la tentation prouve la valeur de sa faiblesse ! Personne ne pourra vaincre la tentation qu’après être entré dans celle-ci afin d’en comprendre la force et la valeur. N’est-il pas dit de Jésus qu’il fut tenté en toutes choses ?... Celui qui domine sa faiblesse est fort. Se proclamer « être » de paix dans une situation de paix est chose facile. Rester un « être » de paix sur un terrain de guerre est l’image même de la maîtrise, face à la tentation de recourir à des valeurs guerrières. Ne fuyons donc plus l’examen quel qu’en soit la direction ou la valeur ; il nous renseignera sur nos valeurs, nos progrès et nos limitations. Dans le mot tentation il y a le verbe tenter. Chacun doit tenter d’aller toujours au-delà de ses propres connaissances, de ses propres limites. Il est dit : « qui ne tente rien n’a rien » ! De ce fait chacun est son propre tentateur, et en cela nul ne peut s’échapper de lui-même. Le vide doit être rempli. Trop d’individus sont trop lâches pour tenter quelque chose par eux même, voilà pourquoi la tentation vient la plupart du temps de l’extérieur. Où que nous allions dans la vie nous emportons avec nous nos états d’âme ! L’apprentissage des arts martiaux enseigne comment se défendre des ennemis extérieurs. Au terme de l’apprentissage qui, souvent dure de très longues années, l’élève prend conscience qu’il s’est battu durant tout ce temps pour rien, car son seul ennemi était en lui.
Alors qui est prêt à commencer un nouvel apprentissage, celui de la maîtrise intérieure, celui de la sagesse. La seule tentation à laquelle beaucoup ont succombé à ce jour est LA FUITE.
Lorsque vous serez vainqueur de cette première épreuve, vous pourrez vous regarder en face dans votre miroir et commencer votre véritable travail. Ne soyez pas non plus scandalisés des paroles de Jésus lorsqu’il disait alors aux prêtres : « Les prostituées vous devanceront dans le royaume des cieux ». Il faut comprendre ces paroles dans l’esprit de la chose. Les prêtres représentent une forme de puritanisme dans laquelle beaucoup de gens s’enferment. Un faux-semblant, une hypocrisie, un mensonge intérieur avec une moralisation à la clé qui arrange tout le monde et ne dérange personne. Nous nous arrangeons d’un mode de vie qui nous fait paraître à nos propres yeux comme aux yeux des autres « quelqu’un de droit, d’irréprochable » le bon ronronnement des « biens pensants ». Les prostituées représentent les personnes qui ont soif de découvertes intérieures. Ces personnes qui, comme les premières ne savent pas comment s’y prendre, vont à l’exemple du roi Salomon, tout expérimenter de la vie pour en connaître les dimensions exactes. Les rois sont venus de tous les horizons entendre la sagesse de Salomon. Cependant il déclara : « j’ai appelé la folie, ma sœur ». La quête imprudente par excès des dites « prostituée » est telle, qu’elle dérange la conscience des « biens pensants ». La vie ne vous demandera jamais de vous identifier à un « prêtre » ou à une « prostituée ». La vie vous demandera toujours de rester vous-même et de vous assumer comme tel.
Si l’on me demande ce que chacun doit apprendre à l’école de la vie, alors je renverrai chaque personne à ses problèmes de tout ordre. C’est là le travail à réaliser, les valeurs qui doivent être comprises, les horizons limitatifs qui doivent êtres dépassés tout en restant dans l’harmonie du grand Tout et rien d’autre. C’est déjà beaucoup et assez.
Puissent ces quelques pages vous aider dans cette quête. Si dans cette perspective je parviens seulement à encourager une seule personne, je suis par avance pleinement satisfait. En effet, j’ai toujours pensé que : « tirer sur un maillon fait progresser toute la chaîne ». Puisse la force de la vie conduire chacun.
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| actuel | 3 avril 2008 à 17:34 | (194 Ko) | LeSurHumain (discuter | contributions) | (Catégorie:Livres PDF <center> <big><b>À CHAQUE<br/>"UN"<br/>SA LUMIÈRE</b></big> <b>Par Andrew</b> </center> Des pensées plus ou moins courtes on été couchées par écrit. Le but n’est pas ici de dire ce qui est bien ou ce qui n’est pas. ) |
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