Maître Eckhart

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Eckhart
Philosophe allemand
Moyen Âge tardif

Naissance 1260 (Hochheim)
Décès 1327
École/tradition Scolastique et mystique rhénane
Principaux intérêts Métaphysique et théologie
Idées remarquables filiation divine, suressentialité
Œuvres principales Le livre de la consolation divine
Influencé par Aristote, Stoïcisme, Platon, Sénèque, Augustin, Proclus, Pseudo-Denys, Boèce, Avicenne, Averroès, Maïmonide, Alain de Lille, Thomas d'Aquin, Hadewij d'Anvers, Marguerite Porète
A influencé Suso, Tauler, Nicolas de Cues, Böhme, Angelus Silesius, Hegel, Schopenhauer, Wittgenstein, Heidegger, Michel Henry,René Guénon

Eckhart von Hochheim, dit Maître Eckhart, (c. 1260 - c. 1328) est un spirituel, théologien et philosophe dominicain, le premier des mystiques rhénans. Il étudia la théologie à Erfurt, puis Cologne et Paris. Il enseigna à Paris, prêcha à Cologne et Strasbourg, et administra la province dominicaine de Teutonie depuis Erfurt.

Sommaire

Chronologie biographique

Enseignements

Le prieuré d'Erfurt

Axe central

L'enseignement spirituel de Maître Eckhart est formulé à partir d'une invitation à la déshabitation du corps considéré comme moyen (et non terme) nécessaire de l'union à Dieu, et à la réception de Dieu dans le cœur du disciple. La réception de Dieu en l'âme du croyant - âme libérée, évidée de tout même de l'image de Dieu lui-même, rejoint le thème patristique classique nommé "inhabitation trinitaire": la Trinité descend dans le fond de l'âme (où l'intellect joue un grand rôle) avec toutes ses propriétés, ainsi, rendue à nouveau semblable à Dieu, l'homme connaît une déification, nommée théosis dans la tradition grecque. Puisque Dieu est présent avec toutes ses qualités, l'engendrement éternel du Fils par le Père dans l'Esprit se produit désormais dans l'âme humaine. L'enfantement de Dieu dans l'âme, climax de la vie chrétienne, est le fruit de la « divinisation » reçue de et par l'union à Dieu[1].

Précisions

Ce détachement est exprimé sous deux registres. Le premier a trait à une séparation (Abgeschiedenheit) qui porte à son maximum l'appauvrissement volontaire. Cependant, parce que ce qui est spirituel est supérieur à ce qui est matériel, cette "séparation" est tout d'abord spirituelle et traduite dans un ascétisme chrétien aux accents proches du stoïcisme : l'abondance de citations des auteurs stoïciens en témoigne. Plusieurs auteurs ont considéré cet aspect en parallèle de la recherche de vacuité du bouddhisme : si de nombreuses ressemblances semblent apparaître, ce serait pourtant faire erreur de rapprocher à outrance une ascèse où le vide désengagé est un but (bouddhisme) et une recherche d'un désencombrement de soi dans une volonté de ressembler à Jésus-Christ[2] Le détachement sous cette première forme est à comprendre en fonction d'une théologie de l'homme créé à l'image de Dieu : image dont la ressemblance est perdue. Retrouver la ressemblance suppose de se vider de soi, de se dénuder des images, pour que Dieu entre en soi[3]

Mais le détachement eckhartien est aussi ontologique, à la fois suppression ou annihilation de ce que nous ne sommes pas ("Entbildung" dans les écrits en moyen-haut allemand) et constitution d'un dépassement métaphysique de soi ('Ueberbildung"): donc un renoncement à tout ce qui rend l'être crée indisponible à l'action de la Grâce ; le dernier degré de ce détachement consistant même à s'affranchir de l'effort pour se rapprocher de Dieu, il conduit à une Gottbildung : déiformation [4] . Il s'agit en effet moins de se décharger du poids de réalités contingentes extérieures que de cultiver et entretenir une intériorité. Ainsi disposé, l'esprit libre, le cœur humble, toute attente ou aspiration personnelle éteinte, l'intériorité insensible à toute turpitude, Dieu ne peut faire autrement que de s'y loger, comblant cette vacuité par la félicité ; « l'homme devenant par Grâce ce que Dieu est en nature. » (Maxime le Confesseur). C'est ce que l'on appelle la divinisation, ou en grec la théosis, thème mal connu, jugé parfois hétérodoxe, alors que remontant, outre Maxime le Confesseur, à Augustin, et se prolongeant en de très grands spirituels tels que Nicolas de Cues qui a conservé en sa bibliothèque l'œuvre latine de Me Eckhart. Cet apparent empiètement sur la puissance divine et la suspension du mouvement spontané de la piété ont été les prétextes principaux des accusations d'hérésie, confortées par des énoncés dégagés de leur contexte de prédication, le tout amplifié par le goût de formules paradoxales[5].

Ainsi, contre la tendance générale à l’abandon du monde, Eckhart proclame et justifie théologiquement la possibilité de réintégrer l’identité métaphysique avec Dieu tout en restant dans le monde. Il s'agit d'une formulation chrétienne d'une union effective à Dieu. Il est préférable d’aller du vocabulaire latin au vocabulaire allemand pour comprendre Eckhart sans risque. Ainsi en va-t-il pour le mot déité, présent dans nombre de traductions françaises. Or, le texte latin d’Eckahrt utilise toujours le couple « deus-divinitas », à une seule exception où ce couple devient « trinitas-deitas », et en allemand « Gott-Gottheit ». Une traduction se voulant savante a introduit le terme déité dans la traduction française, équivalent à deitas en latin, au lieu de conserver le texte eckhartien divinité, instillant l’idée qu’Eckahrt reprendrait une partie de la théologie de Gilbert de la Porrée au premier quart du XIIe siècle. Selon l'adage « Tout ce qui est en Dieu est Dieu », alors, demanda Gilbert de la Porrée, par quoi, Dieu est-il Dieu, puisque ce par quoi on est quelque chose, n'est pas celui qu'on est ? Ainsi il introduisit la distinction entre Dieu, divinité et déité. Eckhart ne le suit pas dans sa radicalité, même s'il connaît ses conceptions ontologiques, surtout à travers les reprises aménagées par (Alain de Lille) dans ses Règles de Théologie. Il emploie à dessein un autre vocabulaire pour se mettre à distance des excès porrétains, principalement dans sa théologie de la création[6]. Cet exemple philologique montre qu’encore de nos jours, le christianisme affiché d’Eckhart et sa volonté d’orthodoxie n’est pas comprise, même de lettrés censés être spécialistes de cette période[7].

L’expérience mystique est vue comme le retour à la Divinité manifestée dans le Christ vivant en le cœur du croyant. La vocation prédestinée de l’homme est d’être en Dieu. Si le Père engendre le Fils dans l’éternité, Dieu engendre le Fils dans le fond sans fond, l'abditus mentis d'Augustin, ou Grund en moyen-haut allemand, de l’âme. Toute cette théologie est très classique. et porte le nom d'inhabitation trinitaire[8]. Ce n'est pas cette thèse qui a suscité la haine de deux confrères dominicains contre Eckhart, mais le refus de la Réforme de l'Ordre, réforme à laquelle a pris part le frère dominicain Eckhart, et qui contrariait certains de ces confrères[9].

Les reproches faits à la théologie eckhartienne

Ce qui finalement a monté des adversaires contre Eckhart est un ensemble complexe :

La difficulté de ses thèses a conduit à de nombreuses interprétations erronées de son message. Eckhart avait pour projet d'écrire une œuvre originale. À l'époque des Sommes Théologiques, il envisageait un ouvrage tripartite, combinant les commentaires bibliques et la spéculation, organisé autour de mille questions. Cet Opus Tripartitum n'a pas été achevé, et les chercheurs tentent actuellement d'en retrouver des éléments dans les œuvres qui nous sont parvenues[14].

Le portail de maître Eckhart au prieuré d'Erfurt.

La théosis, ou divinisation, l'inhabitation trinitaire, le primat de la grâce, la structure paradoxale du dogme chrétien qui est une suite d'apories maintenues (Christ Dieu et homme, mort et vivant, Dieu un et trois; l'homme saint et pécheur, le salut déjà là et pas encore, etc..) : tout cela appartient à la tradition chrétienne, portée par les plus grands maîtres. C'est même l'une de ses caractéristiques, Le "Problème "Eckhart" ne serait donc plus qu'un problème de compréhension, une fois placé combien Eckhart refuse le principe scotiste (de Jean Duns Scot) d'univocité de l'Être[15] : ce principe pose comme préalable l'incapacité de transporter en Dieu par analogies des principes ontologiques formulés au sujet de ce qui n'est pas Dieu.

Selon Benoît Beyer de Ryke [16], la condamnation de Maître Eckart aurait pour origine avant tout le fait qu'il ait cherché à faire passer ses théories non pas dans ses traités théologiques en latin - dont la lecture était réservée à un petit nombre de lettrés - mais dans ses sermons publics adressés en langue vernaculaire, donc comprise de tous, à des dominicains mais aussi à des béguines et surtout à de simples laïcs. Selon les spécialistes allemands du droit médiéval (W. Trusend), la mise en accusation d'Eckhart dans une bulle limitée géographiquement est le fruit de querelles internes à l'Ordre Dominicain, venues de la volonté de réforme du frère Eckhart.

On ignore la date exacte de son décès : il partit de Cologne à destination d'Avignon pour défendre ses thèses. Ensuite, sa trace est totalement perdue, ce qui ajoute encore au mystère l'entourant, puisqu'il n'a pas laissé d'autobiographie, et a restreint au strict minimum les confidences sur sa vie.

L'inspiration de Maître Eckhart

Maître Eckhart applique un principe fréquent au Moyen Âge : la "discretio", il ne dit rien à son sujet. Les autobiographies existent, mais sont rares : Suso fait exception à la règle. Sa condamnation semble avoir empêché toute biographie posthume qui nous aurait renseigné sur son parcours intellectuel précis. Beaucoup retiennent pourtant à son sujet l'influence d'Augustin, et de Pseudo-Denys l'Aréopagite, principalement dans toute la thématique dite "théologie négative", où ce qui est dit de Dieu est toujours au moins imparfait, au pire faux, bien qu'il soit cependant nécessaire d'apporter une parole à l'être crée, alors que, selon Eckhart, ce que désigne la parole ne soit pas atteignable par les mots. Le seul argument du nombre de citations d'Augustin montre qu'il demeure sa première source.

On trouve dans «Le Miroir des simples âmes anéanties», une thématique proche de celle que développera Maître Eckhart. Son auteur, Marguerite Porète, fut brûlée à Paris le 1er juin 1310{cf Kurt Ruh, Initiation à Maître Eckhart: théologien, prédicateur, mystique - Page 139}, peu de temps avant le premier séjour qu'il y fit. Or, l'inquisiteur chargé d'instruire son procès résidait dans le même couvent qu'Eckhart. Il y a de discrètes mais fermes allusions à l'ouvrage de Marguerite Porète, Le miroir des âmes simples anéanties, et à d'autres béguines, disséminées dans l'œuvre d'Eckhart.

Eckhart cite fréquemment de nombreux auteurs dont :

Il a recours à des éléments de poésie, profanes ou religieuses, à des séquences liturgiques. En outre, il montre une excellence connaissance des sources habituelles de la scolastique (les Règles de Théologie d'Alain de Lille), et même du droit (décret de Gratien). Si Platon est cité, Aristote l'est plus encore. Eckhart selon la question se déclare explicitement tributaire de l'une ou l'autre tradition philosophique.

Il est dans la continuité, et non dans la répétition, des penseurs dominicains du XIIIe siècle. Il prolonge le travail de pensée du dogme chrétien engagé par son ordre dès la naissance de la scolastique. Sur de nombreux points, il renvoie à Thomas d'Aquin. Comme ce dernier, il est très fidèle à la devise de son ordre : "Contemplata aliis tradere", communiquer aux autres ce qui est contemplé. Mais il sait aussi préférer ou inventer des solutions originales là où les réponses thomasiennes ne le satisfont pas. À la différence de Dietrich de Freiberg, un de ses prédécesseurs immédiats, à la fois dans le monde germanique et dans l'ordre dominicain, il se préserve des thèses d'Avicenne. De même, il n'utilise pas autant Proclus qu'Albert le Grand.

La postérité de Maître Eckhart

Maître Eckhart fut le fondateur du courant spirituel que l'on appelle la Mystique rhénane. Deux grands prédicateurs dominicains furent ses disciples immédiats:

Au XXe siècle, le pangermanisme nazi crut possible de s'accaparer Eckhart. Alfred Rosenberg lui consacra un ouvrage en 1928[23] et un long développement dans Le Mythe du vingtième siècle[24]. Interdiction fut faite à Raymond Klibansky[25] (1905-2005), parce qu'il était juif, d'étudier ses ouvrages. Cette tentative de récupérer Eckhart échoua ; comme le note Wolfang Wackernagel, spécialiste suisse de ce dernier, il n'y a pas de traces d'antisémitisme chez un auteur qui dit toute son admiration pour Maïmonide[26].

Eckhart est encore invoqué par les partisans du néo-paganisme, Sigrid Hunke[27], Alain de Benoist qui « voit en lui un des grands « hérétiques » qui ont contribué à transmettre le paganisme en opposition avec l’idéologie officielle, et chez qui « il faut rechercher certains des principes fondamentaux d’un néo-paganisme faustien [28]»[29]

C'est avec Heidegger que les références sont les plus explicites[30]. Dès son étude de Jean Duns Scot, Heidegger annonce la nécessité d'approfondir la pensée du Maître Thuringien. D'après Pierre Capelle, Heidegger a cherché dans Eckhart une phénoménologie de la religion, et la pensée de l'être (ontologie) et l'attente de Dieu. L'ontologie heideggerienne, et sa pensée de l'Un, s'enracinent dans plusieurs systèmes médiévaux, dont celui d'Eckhart. Plus proche de nous, la parenté de la philosophie de Michel Henry est assez forte pour qu'une thèse et de nombreuses publications lui ait été consacrées, principalement dans le registre de l'ineffable et de l'engendrement[31].

Par ailleurs, les textes de Maître Eckhart ont inspiré au compositeur de musique contemporaine Pascal Dusapin la pièce pour chœur mixte Granum sinapis (1997).

Œuvres de Maître Eckhart

La mention "fr" indique que l'ouvrage, traduit, est disponible en librairie. Les principaux traducteurs sont, pour l'œuvre allemande, Jeanne Ancelet-Eustache et Alain de Libera ; pour l'œuvre latine F. Brunner (et A. de Libera) ainsi que Pierre Gire.

L'œuvre latine encore inédite est en cours de traduction sous la direction de Marie-Anne Vannier (Univ. Metz). Sous sa direction, en accord avec les autres chercheurs européens et nord-américains faisant autorité, la traduction et l'introduction aux œuvres manquantes est largement entamée. Les sermons latins sont désormais édités et présentés en français par Jean Devriendt : L'Œuvre des sermons, Éditions du Cerf, 2010.

D'autres traductions, partielles le plus souvent, sont parfois produites, quelquefois à partir de traductions anciennes, libres de droit, mais fautives. La difficulté des textes est telle qu'il est préférable de chercher la garantie offerte par les Groupes de Recherches reconnus par l'Université.

Sermons traduits et présentés par Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean Labarrière, philosophes, germanistes :

Bibliographie

Œuvres

Études

Liens externes

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Bibliographie eckhartienne

Dans une entrevue donnée à à Radio Notre Dame, le directeur des Éditions du Cerf et Mme le Professeur Vannier ont annoncé d'ici un an la sortie en français et en allemand d'un dictionnaire encyclopédique de la mystique rhénane, d'Eckhart à Nicolas de Cues, rédigé par les meilleurs spécialistes, incluant les mises au point sur les thèmes, œuvres, biographies, sources, influences, et iconographie.

Notes et références

  1. J. Devriendt, « La naissance de Dieu dans l'âme dans les Sermons latins d'Eckhart », in : La naissance de Dieu dans l'âme chez Eckhart et Nicolas de Cues, Paris, Cerf, coll. « Patrimoines », 2006, p. 39-54.
  2. Cf. les différents articles consacrés au détachement, tels que MARKUS ENDERS (Hg.), Gelassenheit und Abgeschiedenheit: Studien zur deutschen Mystik, (Boethiana 82), Hamburg, Kovac, 2008[Rez.: LYDIA WEGENER, in: Church History and Religious Culture 88 (2008), S. 469–472] MARKUS ENDERS, Meister Eckhart, in: Gelassenheit und Abgeschiedenheit, Hamburg, Kovac, 2008, S. 21-48 [Erstveröffentlichung: S. CÜPPERS (Hg.), Kölner Theologen. Von Rupert von Deutz bis Wilhelm Nyssen, Köln 2004, 106–135] MARKUS ENDERS, Die "Reden der Unterweisung": Eine Lehre vom richtigen Leben durch einen guten und vollkommenen Willen, in: Gelassenheit und Abgeschiedenheit, Hamburg, Kovac, 2008, S. 49-75 [Erstveröffentlichung: K. JACOBI (Hg.), Meister Eckhart: Lebenssituationen – Redesituationen, Berlin 1997, S. 69–92]voir aussi dans l'euvre des Sermons les sermons I, LII".
  3. le travail de référence est ic la thèse doctorale de Wolfgang WACKERNAGEL Imagine denudari. Éthique de l'image et métaphysique de l'abstraction chez Maître Eckhart, Études de philosophie médiévale n° 68, Paris, Vrin (Sorbonne) 1991. (224 pages).
  4. Jean Devriendt, introduction à l'Ouvre des Sermons, Cerf, Sagesses Chrétiennes, Paris, 22010, Introduction, p.22
  5. La synthèse des connaissances actuelles sur cette question est donnée dans Benoît Beyer de Ryke, Maître Eckhart, une mystique du détachement, Bruxelles, Ousia, 2000
  6. Marie-Anne Vannier, « S. Augustin et Eckhart. Sur le problème de la création », Mélanges. J. Oroz Reta, Augustinus, 39, 1994, p. 551-561
  7. Sur ces questions, voir les dernières publications dirigées par Mme Vannier aux ad. du cerf concernant la pensée d’Eckhart sur l’Église, la trinité et la prédication
  8. Marie-Anne Vannier, « L'Être, l'Un et la Trinité chez Eckhart », in : Mystique : la passion de l'Un de l'Antiquité à nos jours, Bruxelles, Publications de l'Université de Bruxelles, 2005, p. 133-139.
  9. cf. Kurt Ruh, Initiation À Maître Eckhart - Théologien, Prédicateur, Mystique, Cerf, 1997
  10. Georgette Epiney-Burgard, Émilie Zum Brunn, Femmes troubadours de Dieu, Brepols, 1988, Paris,
  11. Maurice De Gandillac, Genèse de la modernité. Chap. XII. L’abîme et l'étincelle (aspects de l'eckhartisme), Cerf, 1992, Paris
  12. Gerard Huber, « Negative Theologie und Paradoxes Ethos bei Meister Eckhart » dans Recueil d'études offert à Fernand Brunner. Métaphysique, Histoire de la philosophie, à La Baconnière, «Langages», Neufchâtel, 1981, p. 135 et ss. Cyprian Smith, The way of paradox : spiritual life as taught by Meister Eckhart, Longmann and Todd, 1987, Londres
  13. Édition des documents Loris Sturlese, « Die dokumente zum Prozeß gegen Meister Eckhart », dans Heinrich Stirnimann, Ruedi Imbach, Eckhardus Theutonicus homo doctus et sanctus. (Nachweise und Berichte zum Prozess gegen Meister Eckhart), Dokimion n°11, Nouveaux suppléments à Freiburger Zeitschrift für Philosophie und Theologie, Universität Verlag, Fribourg, 1992, p. 1-6,
    Gabriel Théry, « Édition critique des Pièces relatives au procès d'Eckhart contenues dans le manuscrit 33 b de la bibliothèque de Soest », Archives d’Histoire Doctrinale et Littéraire du Moyen-Age, 1, 1926-1927, p. 129-268
  14. Ces intentions sont données par Eckhart dans son Prologue à l'œuvre tripartite contenu au début de son commentaire de la Genèse, édité et traduit en français Commentaire de la Genèse précédée des Prologues, Fernand Brunner, Alain De Libera, Édouard Henri Weber, Émilie Zum Brunn, intro, trad., Cerf, L’œuvre latine de Maître Eckhart, 1, 1989, Paris. La mise au point la plus accessible, est donnée par Kurt Ruh, Initiation À Maître Eckhart - Théologien, Prédicateur, Mystique, Cerf, 1997
  15. Vladimir Lossky, Théologie négative et connaissance de Dieu chez Maître Eckhart, Vrin, Paris, p. 311.
  16. Maître Eckhart, éditions Entrelacs, p. 67
  17. 'Louise Gnaedinger, Johannes Tauler, Lebenswelt und mystische Lehre, H. Beck, Munich, 1993 (en allemand); Jean Tauler, Sermons, E. Hugueny, G.. Théry, M.A.L. Corin trad., Cerf, Sagesses Chrétiennes, Paris, 1991
  18. 'Voir le site de la Bibliothèque nationale Universitaire de Strasbourg, manuscrits numérisés, le manuscrit fortement illustré de l'Exemplar d'Henri Suso; Meister Eckhart und seine Jünger. Ungedruckte Texte zur Geschichte der Deutschen Mystik., Jostes Franz éd., Ruh Kurt postface, W. de Gruyter, 1972, New-York Berlin; Henri Suso, Œuvres complètes, Ancelet-Hustache Jeanne trad., intro. et notes, Seuil, 1977, Paris,
  19. Alain de Libera, Eckhart, Suso, Tauler ou la divinisation de l'homme, Paris, Editions Bayard, 1996, p. 199
  20. Benz Ernst, Les sources de la philosophie romantique allemande, Jean Vrin, Paris, 1968. DIERKENS, Alain / BEYER DE RYKE, Benoît Maître Eckhart et Jan van Ruusbroec. Études sur la mystique "rhéno-flamande" (XIIIe-XIVe siècle) / éd. par Alain DIERKENS et Benoît BEYER DE RYKE . - Bruxelles : Editions de l'Université de Bruxelles, 2004.
  21. Luther avait une grand admiration pour Jean Tauler, "le plus correct des mystiques", et pour Eckhart. Leurs œuvres furent partiellement édités dans "Theologia Teütsch. das ist ain edels und kostlichs büchlin von rechten verstand, was Adam und Christus sey, und wie Adam in uns sterben, und Christus ersteen soll, Jean Knobloch", 1519, Strasbourg, édition préfacée par Luther. Voir aussi Kraatz Martin, Luther und Shinran - Eckhart und Zen, Brill, Beihefte der Zeitschrift für Religions- und Geistesgeschichte, 31, 1931, Cologne
  22. Franz von Baader (1765-1841) fera découvrir Eckhart à Hegel : « J'étais à Berlin très souvent en compagnie de Hegel. Un jour, en 1824, je lui lus des textes de Maître Eckhart, dont il ne connaissait jusque-là que le nom. Il fut si enthousiasmé qu'il donna l'autre jour toute une conférence sur Maître Eckhart devant moi, et qu'il finit par ces paroles : Voilà exactement ce que nous voulons. » Franz von Baader, Sämtliche Werke, Bd., 15, p. 159
  23. Dietrich Eckhart : Ein Vermächtnis, München, 1928.
  24. « Chez Maître Eckhart, l’âme nordique arrive pour la première fois à la pleine conscience d’elle-même». « La philosophie judéo-romaine est remplacée par la confession de l’âme nordique occidentale, c’est-à-dire de la dimension intérieure de l’homme allemand, de la race nordique. » Alfred Rosenberg, Le Mythe du vingtième siècle.
  25. Raymond Klibansky, The continuity of the Platonic tradition during the middle ages. Outline of a Corpus plato nicum medii aevi. London 1939. 58 S
  26. Friedlander Albert H., « Eckhart et la tradition juive : Maïmonide et Paul Celan », dans Zum Brunn Émilie dir., Voici Maître Ekhart, éd. Jérôme Millon, Grenoble, 1994, p. 385-400, Moïse
  27. « Dans ces convergences, elle (Sigrid Hunke) a su lire une continuité spirituelle exprimant les lignes de force d’une « religion de l’Europe » - la vraie religion de l’Europe -, une religion qui apparaît dès la fin du IVe siècle avec Pelage, qui réapparaît au IXe siècle avec Scot Erigène, qui se poursuit au XVIe siècle avec Maître Eckhart et ses disciples… » Alain de Benoist, Comment peut-on être païen ?, Paris 1981, p.241-242.
  28. Comment peut-on être païen ?, Paris 1981, p.241
  29. Emilie Zum, Alain de Libera, Maître Eckhart: métaphysique du verbe et théologie négative, p. 53.
  30. sidoro Flaumbaum, Meister Eckhart y Martin Heidegger. Buenos Aires 1944. - Auch: Minerva 1
  31. Voir tous les travaux e Jean Reaidy, ex. J. REAIDY, « Une relecture contemporaine de la naissance de Dieu dans l'âme par Michel Henry », in : La naissance de Dieu dans l'âme chez Eckhart et Nicolas de Cues, p. 159-181, et sa thèse de doctorat, "a Phénoménologie de la naissance chez Michel Henry / Jean Reaidy ; sous la dir. de Francis Guibal", où il a abordé ce sujet

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