Le livre des sagesses/Eckhart

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ECKHART
la « mystique de l'être »
« L'âme demeure en Dieu
comme Dieu demeure en lui-même »
Sermon


Eckhart est, parmi les penseurs du Moyen Âge, original, voire atypique. Il n'est ni un théologien au sens strict, ni un mystique qui ferait le récit de ses visions. Et, pourtant, il est l'un et l'autre, Lesemeister et Lebemeister, « maître de lecture » et « maître de vie » pour reprendre les catégories de son temps. Parmi ses commentateurs, les uns ont plutôt retenu son orientation spéculative, voyant, par exemple, en lui l'héritier de Denys l'Aréopagite, les autres se sont, au contraire, attachés à la composante mystique de sa réflexion. D'ailleurs, les deux volets de son œuvre, la partie latine et la partie allemande, induisent ces deux interprétations. Cependant, cette dualité est due aux circonstances. Passant de l'enseignement à l'université de Paris à l'assistance des moniales de la vallée du Rhin, il répond à la demande du pape Clément V de prêcher en langue vernaculaire. De plus, il adapte non seulement la forme, mais aussi le fond de sa prédication à son nouvel auditoire en intégrant l'apport des mystiques rhéno-flamandes dont les moniales méditaient les textes, mais, pour l'essentiel, ses grandes thèses varient peu. On en a la substance dès les Entretiens spirituels. Avec justesse, Fernand Brunner parlait, en 1970, à un moment où les études eckhartiennes étaient encore peu développées, de « mysticisme spéculatif[1] », pour exprimer « l'union de la vie spirituelle avec la vie de l'intelligence [...]. C'est là, nous le savons, une position augustinienne, mais c'est aussi une position dominicaine, attestée par saint Thomas quand il définit la vie contemplative par la contemplation de la vérité divine (Somme théologique II, llae, p. 179-180)[2]. » Or, Eckhart se situe justement dans la « scolastique dominicaine allemande[3] », issue de l'école d'Albert le Grand, à laquelle on a ensuite donné le nom de « mystique rhénane[4] ». Il est à la fois un spéculatif, disciple d'Albert le Grand et plus lointainement de Denys, un théologien professionnel et un mystique, dont la vie tout entière est ancrée en Dieu et qui, dans sa prédication, transmet aux autres ce qu'il a contemplé.

On comprend dès lors pourquoi il développe une Wesenmystik, une « mystique de l'être » et pourquoi il en vient à l'apophase[5]. Ces deux points de vue peuvent apparaître contradictoires et justement, Eckhart cultive le paradoxe. Il part de l'ontologie, mais il la dépasse par l'apophase, exprimant la voie mystique. Ainsi dit-il que « notre savoir se transformera en un divin non-savoir, et notre savoir sera anobli et orné par un savoir surnaturel[6] ». Loin de rejeter la spéculation, il la développe jusqu'à ses extrêmes, mais il en souligne aussi les bornes. Pourtant, il ne limite pas, comme Kant, le savoir pour laisser la place à la foi. Il part d'une expérience autre et très forte, qu'il n'évoque pas explicitement, si ce n'est à certains moments, comme dans le Sermon 52 et le Sermon 71, et il s'efforce d'en rendre compte et de conduire ses auditeurs vers une expérience analogue : celle de la naissance de Dieu dans l'âme, les invitant ainsi à passer sur l'autre rive, d'où l'intérêt mais aussi la complexité de son propos, qui fait souvent de lui un penseur inclassable.

Des débuts prometteurs

Apparemment connue, la biographie d'Eckhart reste, en fait, à écrire, tant les approximations demeurent. La première date sûre dont on dispose est celle de 1302, lorsqu'il était magister à l'université de Paris. Il faudrait y ajouter qu'il a été bachelier sententiaire et a fait sa conférence inaugurale entre le 14 septembre et le 9 octobre 1293, et qu'il a fait un sermon pascal important en 1294. À partir de là, on peut essayer de reconstituer sa biographie : vu le temps nécessaire à sa formation, il serait né vers 1260 dans une famille thuringienne de Hochheim, habitant à Tambach près de Gotha. Il a dû entrer en 1275 chez les dominicains d'Erfurt. Puis il a dû être étudiant ès arts à Paris, en 1277, avant de commencer son studium de théologie à Cologne en 1280 et de commenter les Sentences à Paris, en 1293-1294. Il est donc peu vraisemblable qu'il ait été l'élève d'Albert le Grand, comme le dit la légende, car celui-ci est mort en 1280.

Rapidement, Eckhart a des responsabilités : de 1294 à 1298 (ou peut-être même jusqu'en 1300), il est prieur d'Erfurt et vicaire de Thuringe. C'est de cette époque que datent les Reden der Unterweisung ou Entretiens spirituels, ces réflexions qu'il développait, le soir, à la demande de ses frères, et à travers lesquels il esquisse les thèmes majeurs de sa prédication. De tous les ouvrages d'Eckhart, ce sont les plus accessibles. Ces Entretiens présentent, sous une forme vivante et simple, ses principales idées, les réponses qu'il donnait le plus souvent aux novices sur la nature de la vie spirituelle. Ils ne sont pas sans rappeler les Apophtegmes des Pères du désert qu'Eckhart connaissait fort bien. D'ailleurs, le terme Unterweisung que l'on trouve dans le titre se traduit par « discernement ». Or, c'est cette discretio, ce discernement qui était pour les Pères du désert l'accomplissement de la vie spirituelle, à laquelle Eckhart exhortait ses auditeurs. Ces Entretiens se divisent en trois parties : les huit premiers traitent essentiellement du détachement, les Entretiens 9 à 16 montrent que l'amour de Dieu doit être premier. Les Entretiens 17 à 23 récapitulent les deux séries précédentes, en expliquant que, par le détachement, on en vient à l'union à Dieu. Ils proposent également une sorte de lexique des principaux thèmes eckhartiens : l'anéantissement, le discernement, la grâce, l'humilité, l'intériorité, la joie, la liberté, la paix, la pauvreté, l'union à Dieu...

Toute sa dialectique du détachement et de l'union à Dieu est déjà en place dans cet ouvrage. C'est par le détachement, par la sortie de soi qu'on en vient à l'union à Dieu, qui est donnée par grâce.

Un universitaire reconnu

À deux reprises, Eckhart enseigne à l'université de Paris. Tout d'abord, de 1302 à 1303 (Le Sermon pour la fête de Saint-Augustin date du 28 août 1302). Nous avons un écho de cet enseignement dans les Questions parisiennes I et II et dans les Rationes Eckhardi, insérées dans le texte de Gonzalve d'Espagne. La Première question traite du rapport entre l'être et l'intellect en Dieu (objet de discussion entre dominicains et franciscains) et conclut que Dieu se situe au-delà. Dans la Seconde question, intitulée : « Le connaître intellectif de l'ange, en tant qu'il désigne une activité, est-il son être ? », Eckhart répond négativement. C'est peut-être là la partie la plus ardue de son oeuvre.

De 1303 à 1311, il est prieur provincial de Saxe. On a peu d'informations sur cette époque de sa vie, certainement une vie rude. Après le chapitre de Strasbourg de 1307, il est nommé vicaire général de la province de Bohême, c'est-à-dire qu'une tâche réformatrice lui est confiée et il l'effectue, non sans résistances de la part de ses frères[7]. Il inaugure alors sa prédication en langue allemande, comme le demandait le pape Clément V, et celle-ci connaît un retentissement considérable. Il transpose les principales thèses de son enseignement parisien, afin de les rendre accessibles à un large public, comme le manifeste, par exemple, le Sermon 9, qui, originairement, était antifranciscain[8]. On comprend, dès lors, pourquoi l'oeuvre latine et l'oeuvre allemande sont indissociables. L'une et l'autre sont les deux volets d'une même pensée, exprimée dans des contextes différents.

Eckhart revient à Paris de 1311 à 1313, comme magister actu regens, honneur exceptionnel à l'époque, qui l'égale à un Thomas d'Aquin[9]. Il commence la rédaction de l' Œuvre tripartite, ce grand ensemble se composant de l'oeuvre des propositions, d'un recueil des controverses de l'époque (Opus quaestionum, qui est perdu aujourd'hui) et des exégèses scripturaires ainsi que des sermons (Opus expositionum). Le but d'Eckhart dans cet ouvrage est « de démontrer philosophiquement la vérité des Écritures et, ainsi interprétées, de présenter les Écritures comme la quintessence de toute connaissance philosophique[10] ». Les Questions parisiennes IV et V, ainsi que les Sermons 14 et 15, sont également l'écho de l'enseignement d'Eckhart et des controverses auxquelles il a participé.

Dès son arrivée à Paris, il a été informé du procès de Marguerite Porete, brûlée quelques mois plus tôt, place de Grève (1er juin 1310). Il a dû lire lui-même le Miroir des simples âmes anéanties, qui a largement influencé sa pensée ultérieure. C'est l'un de ses premiers contacts avec la mystique rhéno-flamande qui aura une telle importance pour son oeuvre, lors de son séjour à Strasbourg. On ne peut manquer de noter le parallélisme entre le thème de l'anéantissement chez Marguerite Porete et celui de l'humilité chez Eckhart.

Le pasteur d'âmes

À la fin de son second séjour parisien, en 1313 ou 1314, il est nommé vicaire général de Teutonie et assistant des moniales. C'est à ce titre qu'il visite le couvent d'Unterlinden, avec un autre vicaire général, Matthieu de Finstingen. Ensuite, il part pour Cologne, en 1323 ou 1324.

Le séjour à Strasbourg est un véritable tournant dans la vie d'Eckhart. Par exemple, avant, dans les Questions parisiennes, il défendait la primauté de l'intellect en Dieu. Maintenant, il dit, au contraire, que Dieu n'est ni ceci, ni cela, il est au-delà de l'être, ce qui le conduit vers la voie négative. En fait, Eckhart semble avoir connu une expérience spirituelle qui l'amène à opter pour un nouveau langage. Cette expérience, il l'évoque dans le Sermon 71 et montre que l'expérience de Dieu dépasse toute perception, qu'elle est de l'ordre de l'apophase[11].

Eckhart a été nommé à Strasbourg pour apporter une solution au problème posé par les adeptes du Libre esprit[12]. Il doit connaître leurs thèses, leur parler une langue qu'ils comprennent : le moyen haut allemand. Ainsi lui faut-il adapter son oeuvre latine, sans omettre de rappeler les fondements de la vie spirituelle à une époque où ils étaient discutés par le Libre esprit. Avec subtilité, il va réinterpréter un certain nombre de thèses d'Hadewijch D'Anvers, d'Hadewjich II, de Mechtilde de Madgebourg... : le détachement, la liberté, la naissance de Dieu dans l'âme..., afin d'en montrer la validité et de leur donner une dimension ontologique, tout en répondant par là aux thèses du Libre esprit et en fournissant des éléments de réflexion aux moniales.

Le Sermon 53 expose en quelque sorte son programme de prédication : « Lorsque je prêche, dit-il, je m'efforce, en premier lieu, de parler du détachement et de dire que l'être humain doit être affranchi de lui-même et de toutes choses. En second lieu, que l'on doit être reformé dans le Bien simple qu'est Dieu. En troisième lieu, que l'on doit penser à la grande noblesse que Dieu a déposée dans l'âme et par laquelle l'homme vient à Dieu d'une manière merveilleuse. En quatrième lieu, que la pureté de la nature de Dieu est inexprimable et que l'éclat se trouve dans la nature divine elle-même. Dieu est le Verbe, un Verbe que l'on ne peut exprimer. » L'essentiel de la pensée d'Eckhart se trouve résumé ici et exprimé par la double négativité : celle qui, pour l'être humain, va du détachement jusqu'à l'union à Dieu, en passant par ce « quelque chose dans l'âme » (Etwas in der Seele, Pr. 42) et celle qui, par ailleurs, conduit à l'apophatisme vis-à-vis de la nature divine. De l'une à l'autre, il y a gradation : Eckhart part d'une considération éthique, le détachement, pour en faire progressivement une composante ontologique, un préalable à l' Einbildung, à la divinisation, au fait de « devenir par grâce ce que Dieu est par nature », comme il dit après Maxime le Confesseur. Pour que l'être humain puisse être vraiment constitué, pour que Dieu naisse en son âme et fasse de lui un fils, il doit être complètement détaché, libre par rapport à lui-même et par rapport à tout. Ainsi Eckhart propose-t-il aux partisans du Libre esprit une autre interprétation de la liberté. Le Sermon 74 fait ainsi du détachement une opération transformatrice qui conduit à l'union à Dieu.

Un certain nombre d'oeuvres importantes datent de cette époque : outre les Sermons, le Livre de la consolation divine, le Sermon de l'homme noble, le Commentaire sur l'Évangile de Jean et sur le Prologue... Un thème majeur se dégage de sa prédication, celui de l'homme noble, qui est aussi l'homme pauvre, l'homme humble... Le Sermon 52 dessine les grands traits de son anthropologie et de son ontologie. En choisissant l'homme noble comme axe pour sa prédication strasbourgeoise, Eckhart reprend et développe, dans une perspective pastorale, l'idée de constitution de l'être qui sous-tend son oeuvre latine. Il réinterprète le thème patristique de l' assumptus homo, de l'homme assumé, « du Fils — c'est-à-dire de l'homme qui vit désormais dans l'infinie joie de l'Esprit[13] ». Mais, s'il propose cette figure de l'homme noble pour désigner le Fils, il exhorte également par là tout homme à devenir fils dans le Fils, à la différence du Libre esprit qui réservait la divinisation à quelques élus. Le thème de la filiation divine est l'un des axes de son Commentaire sur l'Évangile de Jean et la substance de cette composante essentielle du Benedictus Deus qu'est le Sermon de l'homme noble, dont on trouve un résumé dans le Sermon 15 qu'il prononça certainement à Cologne. En effet, l'homme noble n'est pas celui qui est arrivé à la perfection, mais celui qui vit tout entier en Dieu, celui qui vit l'inhabitation divine.

S'il était directement passé de Paris à Strasbourg, Eckhart aurait été un maître éminent, un Lesemeister, mais il n'aurait peut-être pas écrit son oeuvre allemande qui l'a fait passer à la postérité, il n'aurait pas pleinement eu sa stature de Lebemeister qu'il avait commencée à prendre dans les Entretiens spirituels.

L'époque du procès

La dernière époque de la vie d'Eckhart est la mieux connue en raison même de son procès, mais c'est aussi la plus difficile. Dès 1325, des doutes sont émis quant à son orthodoxie. Avant même son procès, des bégards et des béguines sont condamnés à Cologne, brûlés vifs ou noyés dans le Rhin. Le 1er août 1325, Nicolas de Strasbourg (peut-être l'ami d'Eckhart, en tout cas de la même tendance réformatrice que lui) est nommé visiteur pontifical. À ce titre, il vient au couvent de Cologne. Des frères mettent en cause la manière de prêcher d'Eckhart. Nicolas de Strasbourg doit alors ouvrir une enquête disciplinaire contre lui. Une action est menée contre le Livre de la consolation divine. En réponse, Eckhart rédige une apologie (Rechtfertigungsschrift), le Tractatus'« Requisitus », qui sera ensuite attaquée. Mais cette action est sans portée juridique et Nicolas de Strasbourg a tendance à prendre la défense d'Eckhart.

En 1326, deux dominicains de Cologne : Hermann de Summo (à Cologne) et Guillaume de Nidecke (en Alsace) l'accusent devant l'Inquisition. Quarante-neuf de ses propositions sont jugées condamnables. Eckhart répond, souligne leur jalousie, mais une nouvelle liste de cinquante-neuf propositions est constituée le 26 septembre 1326. L'archevêque de Cologne fait instruire son procès. Le 24 janvier 1327, Eckhart est interrogé par le chapitre de la cathédrale de Cologne. Nicolas de Strasbourg, accusé d'entraver le travail de l'Inquisition, en appelle au pape, Eckhart également. Il souligne le caractère étonnant de son procès, rappelant que depuis le début de l'ordre dominicain il n'y avait eu aucune accusation d'hérésie contre un magister ou contre un simple frère. En réalité, ce n'est pas sa théologie qui est en cause, mais le succès de sa parole auprès des foules.

En 1327-1328, Eckhart meurt, en Avignon ou sur le chemin du retour, on ne sait. En tout cas, il ne voit pas la condamnation de ses propositions, celle-ci n'intervenant qu'en 1329, dans la bulle In agro Dominico de Jean XXII. Ce procès est l'écho de l'opposition entre réguliers et séculiers. Plus radicalement, il a pour fonction de limiter l'influence d'Eckhart sur le peuple. Mais cette influence se poursuivra par l'intermédiaire de Jean Tauler, de Rulman Merswin, des amis de Dieu et des différentes légendes, relatives à Eckhart, ainsi que par son poème, le Granum sinapis, et par le recueil Paradisus animae intelligentis, qui regroupe soixante-quatre sermons, dont trente-deux d'Eckhart (en particulier le Sermon 9; Paradisus 33).

Eckhart n'a pas créé d'école à proprement parler. Il n'en demeure pas moins que Jean Tauler, qui a certainement suivi son enseignement à Strasbourg dès son entrée au couvent des dominicains, et Henri Suso qui a été largement marqué aussi par ses thèses, se sont attachés, dans leur prédication et dans leurs ouvrages, à faire connaître l'enseignement d'Eckhart sur la vie en Dieu. C'est ainsi que, malgré l'interdit qui a pesé sur son oeuvre, ses thèses ont pu parvenir jusqu'à nous et ont marqué, par l'intermédiaire de Surius, la spiritualité du XVIIe siècle et la mystique espagnole.
Marie-Anne VANNIER

Notes :

  1. Brunner F., « Maître Eckhart et le mysticisme spéculatif », dans Revue de théologie et de philosophie, 1970, n° 20, p. 1-11.
  2. Ibid., p. 11.
  3. Grabmann M., « Der Einfluss Alberts des Grossen auf das mittelalterliches Geitesleben », dans Mittelalterliches Geitesleben, t. II, Munich, 1936, p. 325-413.
  4. Haas A. M., « Mystique rhénane », dans Dictionnaire de spiritualité, t. XIII, col. 506.
  5. C'est, à la suite de Grégoire de Nysse et de Denys, la voie négative qu'Eckhart désigne par là.
  6. Pfeiffer, p. 15.
  7. Acta capitulorum generalium ordinis praedicatorum, vol. 2 (1304-1378), Éditions B. M. Reichert, Monumenta Ordinis Praedicatorum Historica 4, Rome, 1899, p. 61.
  8. Libera A. de, Traités et sermons, Paris, Éditions Garnier/Flammarion, 1993, p. 10-11.
  9. Libera A. de, La mystique rhénane, d'Albert le Grand à Maître Eckhart, Paris, Éditions du Seuil, 1994, p. 231.
  10. Flasch K., « Die Intention Meisters Eckharts », dans Röttge H., Sprache und Begriff. Festschrift B. Liebrucks, Meisenheim am Glan, 1974, p. 299.
  11. Voir les extraits commentés du Sermon 71 dans cet ouvrage.
  12. Cette secte, résurgence en quelque sorte du pélagianisme, proposait à ses partisans une divinisation quasi immédiate.
  13. Vannini M., « La justice et la génération du Logos dans le commentaire eckhartien à l'Évangile selon saint Jean », dans Voici maître Eckhart, Paris, Éditions Jérome Millon, 1994, p. 143.

Bibliographie

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