Le 5ème Règne
Garde-toi de croire qu'un être qui dépend des réalités extérieures soit heureux. Celui dont la source de joie dépend de l'extérieur construit sur un terrain fragile. Toute joie qui t'a pénétré venant du monde extérieur y retournera fatalement. Mais ce qui a pris naissance à l'intérieur de soi est solide et fidèle, cela s'accroît et accompagne l'homme jusqu'à la fin. (Sénèque)
Préambule
"Réussir sa vie" plutôt que "réussir dans la vie"
Comment se réaliser et s'épanouir dans le 5ème règne ?
Rayonner et gérer les énergies du Beau, du Bien, du Vrai ; c'est veiller à vivre avec un mental ou un esprit sain, dans un corps sain, au cœur d'un environnement sain.
Plus l'homme tendra, dans ses actes de vie quotidienne, vers la pureté, plus il pourra utiliser ces hautes énergies et rayonner sur la terre, participant ainsi par son action positive et consciente en tant qu'être Responsable à l'instauration de la nouvelle Terre de Lumière.
Pour ce faire, plus il marchera en conscience de ce qu'il Est - un centre d'énergies qui gère des énergies - plus il apportera avec force sa pierre à l'édifice.
Pénétrer le champ de Connaissance transmise par Alice Bailey et Helena Blavatsky, mettre en pratique et application avec sagesse cette connaissance est un moyen de participer au rayonnement de cette Toile de Lumière, tissage vibratoire de Substance lumière sur le plan éthérique - énergétique - planétaire du plan physique terrestre.
Il s'agit là de donner une concrétisation à l'Esprit ; et cela est essentiel.
"Œuvrer" pour le bien de l'Homme à travers et au-delà de ses propres réalisations et épanouissements, mettre à profit les énergies salvatrices de l'ère du Verseau et se réaliser en tant qu' Individuniversel.
Une page sur le 5ème règne ?
Qu'est-ce que le 5ème règne et comment en illustrer l'Esprit, ou tout au moins une de ses nombreuses facettes d'expression ? Tel est le dessein de cette page. Mais, pour ce faire, il s'agira de dévoiler le sens de cette locution "5ème Règne", ainsi que de transmettre de façon accessible les grandes lignes de l'enseignement spirituel que nous ont laissé Alice Bailey et Helena Blavatsky ; un marche pied d'accès vers cette connaissance.
Pourquoi ? Aujourd'hui, sur terre, un bon nombre d'êtres marchent sur un chemin spirituel où le cœur rayonne, voire divin où la volonté de bien de l'ensemble s'exprime. Comme nous le verrons, 1/5 de l'humanité fait partie potentiellement du cinquième règne, mais seulement 1/5 de ce cinquième s'éveille. Or, l'Esprit n'a de Réalité que la mise en pratique et l'action ; ici, "œuvrer" au Service de l'humanité avec Amour et pour le Bien de l'ensemble.
Ainsi vous pourrez découvrir au fil de ces pages des domaines où l'aspect énergétique fusionne au spirituel pour devenir un réel moyen d'expression sur le plan physique; "la tête au ciel, mais les pieds sur terre", tel est l'homme qui doit s'épanouir dans un juste équilibre, tout en déployant et rayonnant des énergies positives.
Des pages consacrées aux livres, à la géobiologie, à la peinture, à l'hébergement, etc. - expressions de l'Art Sacré - pourront témoigner de ce nouvel Esprit du Bien Etre, et du Bien Vivre, pour chacun, tout en contribuant au Bien Etre, et Bien Vivre de Tous.
Qu'est-ce que le cinquième règne ?
Cette expression "cinquième règne" apparaît dans les textes semi-ésotériques d'Alice Bailey. Il traduit un niveau de conscience lié au règne humain qui, en réalité, s'exprime au travers deux règnes : quatrième règne et cinquième règne.
Nous avons donc, au-delà des règnes microcosmiques :
- Premier règne : le minéral.
- Deuxième règne : le végétal.
- Troisième règne : l'animal.
- Quatrième règne : l'humain "traditionnel" que nous connaissons tous aujourd'hui. L'état de conscience de ce quatrième règne se définit par des êtres dont la priorité est d'épanouir leur personnalité - procédé propre à l'épanouissement de l'individualité de conscience : corps physique, corps émotionnel, corps mental.
Ce sont des êtres qui sont encore en séparativité (expression d'Alice Bailey), c'est-à-dire qu'ils vivent l'égoïsme et l'égocentrisme, se plaçant symboliquement au centre de leur monde représenté pour la plupart par leur cercle familial ou leur cercle d'intérêts ou d'ambitions professionnelles, etc.
L'intellect domine : L'être du quatrième règne raisonne.
Les 4/5 de l'humanité liés à ce quatrième règne ont essentiellement une conscience au niveau émotionnel ou mental, ou les deux associés appelés aussi : "kama-manas" ou "mental de désirs" ; formes-pensées liées à l'émotionnel.
L'être va agir et réagir en fonction de ses dépendances et ses non maîtrises propres aux corps de personnalité.
- Cinquième règne : le règne spirituel, règne de l'intelligence du cœur, de la Sagesse. L'homme y tend et doit un jour se réaliser comme tel. Ce règne marque le stade où l'homme use de justes relations humaines. Il n'est par ailleurs plus dépendant de ses passions et pulsions émotionnelles (même s'il ne les a pas encore maîtrisées). Cet être exprime l'intelligence du cœur et œuvre avec sagesse. Il rayonne se plaçant comme "Unité dans le Tout" et non plus comme le centre du monde. Autre caractéristique : il intègre et vit la loi de renaissance. Il comprend les lois de la nature dont celle du "karma" ou loi de cause à effet ; loi d'Harmonie Universelle. Il saisit que Vie et Energie sont synonymes. Il se sait un centre conscient d'énergies dont la pensée est énergie et force d'énergies en action.
L'être du cinquième règne devient un penseur positif et créé le monde de demain. Il sème dans le mental humain. Il gère qualitativement les énergies liées à la Pureté rayonnant celles du Beau, du Bien, du Vrai. Il tend à créer un monde meilleur.
- Asservir, se servir, servir ; telle est la traversée du Règne humain. Aujourd'hui, certains asservissent des peuples, beaucoup se servent, mais très peu servent. L'être du cinquième règne doit pouvoir dire en finalité : "Je suis la Vie au service des vies".
(Extrait de : "Le Pendule du 5e Règne : Comment dialoguer avec les êtres-énergies", Anna Maël, Editions Alphée, p 58.)
- Asservir, se servir, servir ; telle est la traversée du Règne humain. Aujourd'hui, certains asservissent des peuples, beaucoup se servent, mais très peu servent. L'être du cinquième règne doit pouvoir dire en finalité : "Je suis la Vie au service des vies".
La vibration du coeur domine : L'être du cinquième règne rayonne.
(Voir : "Le Magicien du 5ème Règne", Anna Maël, Editions Alphée, p 234. 282, 314, 307.)
- Sixième règne : le règne divin, règne de la Volonté du Bien de l'ensemble, où l'Amour véritable peut s'exprimer en totale harmonie et sous l'égide de l'énergie de Volonté divine. Le Bouddha, le Christ sont des êtres en conscience du sixième règne.
- Septième règne : le règne macrocosmique, qui pourrait représenter pour nous le stade de la Perfection.
La Connaissance : Comprendre les lois de la Vie
Comment appréhender le 5ème Règne ?
Il ne faut jamais accepter que ce qui nous convient. Dans ce domaine du subtil, seront appréhendés des champs de conscience, au-delà de la conscience classique humaine; par conséquent, il faut du temps pour aborder, concevoir puis intégrer ces notions, qui pour beaucoup, seront sans doute nouvelles.
Par ailleurs, ce vaste univers répond à une loi : la loi de Liberté avec un L. majuscule.
Cette Liberté ne signifie pas le fait de faire tout ce que l'on a envie. Elle signifie être LIBRE, mais, par-delà, de comprendre bien entendu ce que cela sous-tend et sous entend.
L'Absolu
Quelle est l'aventure de notre planète, de notre système solaire, de notre système cosmique ?
- Premier postulat de l'Absolu : Il y a une Réalité en majuscule, à jamais inaccessible à quelque mental que ce soit, qu'il soit humain, solaire, ou cosmique. Cette Réalité sans cause que l'on peut appeler l'Absolu, n'est pas un être, et sera à tout jamais inaccessible.
C'est l'"Etreté", sans commencement, ni fin.
L'Absolu dans son absolue conscience a considéré qu'il n'y avait aucune gloire à être Cela. Par définition l'Absolu va donc émettre des vagues de vie qui vont devenir des éternels pèlerins.
- Deuxième postulat de l'Absolu : il n'y a aucune gloire à être cela ; donc la réalisation au mérite.
- Troisième postulat de l'Absolu : Les vies plus avancées incluront dans leurs manifestations les vies plus jeunes. Ce qui signifie que toute vie sort (exit) de l'Absolu. Tout ce qui vient à l'existence a sa racine de vie dans l'Absolu. Mais, ces vies ont potentiellement leurs racines de vie dans l'Absolu et doivent par leur évolution grandir en existence.
La vie est faite de myriades de vies en évolution : racines de vie dans l'Absolu. Toute vie est potentiellement égale aux autres, mais ne l'est pas en réalisation, et par conséquent les vagues de vie vont passer par les règnes microcosmiques, les règnes de la nature, puis l'évolution supérieure: règne spirituel, règne céleste, règne solaire, règne cosmique, et au-delà, étant entendu que toute vie est à jamais un éternel pèlerin.
Quand nous regardons le ciel la nuit, nous voyons autant de corps de manifestation de grandes vies cosmiques, lesquelles sont incluses les unes dans les autres. Si l'on évoque sa finalité, cette grande vie - qui couvre des univers, et qui pour nous représente l'Absolu - peut dire :
"Ayant créé ces univers d'une poussière de moi-même, je demeure".
Que peut-on savoir de l'Absolu ?
- Premièrement : C'est l'espace abstrait absolu. Donc, sans aucune limite de direction.
- Deuxièmement : C'est le mouvement abstrait absolu. En d'autres termes, la conscience absolue.
- Troisièmement : C'est la durée. À ne pas confondre avec l'infini car, quoi qu'en soit l'idée de l'homme à ce sujet, l'infini est en réalité limité dans le temps et l'espace.
Voici une petite approche synthétique mais compréhensible, pour nous humains, qui sommes les plus petites vies en individualité de conscience. En effet l'être humain est la première vague de vie qui aborde l'individualité de conscience. Après, nous avons des êtres qui sont en supra conscience, et au-delà.
On peut imager l'Absolu par le Silence, celui-ci étant le Père-Mère de tous les sons. Tout sort du Silence, tout retourne au Silence. À partir de là, il existe le cercle infranchissable du son, et la durée du son.
Toute vie émane de l'Absolu.
Le don des règnes
Au fur et à mesure que les vagues de vies vont progresser, elles acquièrent des qualités de chaque règne de la nature (je ne parle pas ici du règne microcosmique que sont les ions, les électrons, les atomes).
- Il y a d'abord la vie dans le règne minéral. Elle va y acquérir la mobilité. Il faut savoir que les pierres bougent.
- Dans le règne végétal la vie va acquérir la sensibilité; les plantes ressentent.
- Dans le règne animal la vie acquiert l'instinct.
- Dans le règne humain la vie acquiert le mental.
- Comme le règne humain compte en fait deux règnes, il y a le mental du non soi, et le mental du soi.
Centres d'énergies et énergies
Si vous appréhendez la vie, sous le point de vue de l'existence c'est à dire de la manifestation, la vie est faite de deux lignes d'évolution (vous avez d'un côté les centres d'énergies, et de l'autre côté l'énergie) :
- Les centres d'énergie : Le minéral, le végétal, l'animal, l'être humain, les globes célestes; ils sont tous des centres d'énergies à des niveaux de réalisation différents.
- Parallèlement à cela, il y a les êtres énergies dont vous avez eu connaissance dans votre enfance comme étant les gnomes, les lutins, les elfes, les sylphides, les anges, les archanges.
Dans le monde des êtres énergies, le terme Déva recouvre tout le monde de la Mère, c'est-à-dire les énergies, tandis que le terme Ange définit des êtres qui, en tant que niveau de conscience, sont au-delà du règne humain. De plus grande évolution encore les Archanges ont une supra-conscience.
Quelle est la particularité de ces deux évolutions ?
Relations entre les lignes dévique et humaine (Extrait du Traité sur le Feu Cosmique. Alice Bailey. Ed. Lucis. [3@667])
- Dans les trois mondes, nous avons les évolutions parallèles – dévique et humaine dans leurs degrés nombreux et variés – l'évolution humaine nous concernant plus intimement, cela va de soi, bien que les deux évolutions progressent par interaction mutuelle. Dans les quatre mondes supérieurs, cette dualité apparaît comme une unité ; c'est l'aspect de l'évolution synthétique des Hommes Célestes qui est envisagée. Cela nous intéresserait profondément de comprendre quelque peu le point de vue de ces Grands Dévas Qui coopèrent intelligemment au plan d'évolution. Ils ont leurs propres méthodes d'exprimer ces idées, leur moyen étant la couleur que l'on entend et le son qui se voit. L'homme renverse ce processus, il voit la couleur et entend le son. Ceci est une indication quant à la nécessité des symboles, car ce sont des signes exprimant des vérités et directives cosmiques, pouvant être compris par les êtres évolués des deux évolutions. Il faut se souvenir, ainsi que je l'ai déjà signalé, que :
- a. L'homme est la manifestation des aspects de la divinité. Les dévas sont la manifestation des attributs divins.
- b. L'homme développe la vision intérieure et doit apprendre à voir. Les dévas développent l'ouïe intérieure et doivent apprendre à entendre.
- c. Tous deux sont encore imparfaits, et la conséquence en est un monde imparfait.
- d. L'homme évolue au moyen du contact et de l'expérience. Il prend de l'expansion. Les dévas évoluent en réduisant le contact. Leur loi, c'est la limitation.
- e. L'homme a pour but de se dominer lui-même. Les dévas doivent se développer en étant dominés.
- f. De manière innée, l'homme est Amour, la Force qui produit la cohésion. De manière innée, les dévas sont intelligence, la force qui produit l'activité.
- g. Le troisième type de force, celui de la Volonté, le facteur d'équilibre du phénomène électrique, doit jouer également sur les deux évolutions et les pénétrer entièrement, mais dans l'une il se manifeste sous forme de soi-conscience, dans l'autre sous forme de vibration constructive.
Elles ont chacune une racine de vie dans l'Absolu (une source divine) et un niveau de conscience lié à leur stade de réalisation, et ce, au même titre que le minéral a un niveau de conscience, tout comme l'atome ; aujourd'hui, nos scientifiques savent qu'un atome a environ 36.000 fonctions mémoire selon les situations dans lesquelles il se trouve.
Ainsi, le minéral a un niveau de conscience, de même pour le végétal et l'animal ; mais il faut comprendre qu'à ce stade il n'y a pas d'individualité de conscience, mais il y a pour chaque règne une conscience de groupe qui émane d'une vie plus avancée. Cela signifie que, parmi les guides, vous avez un être et ses adjoints qui aident les vies à progresser dans tel ou tel règne. C'est ce qu'on appelle "l'âme groupe".
- Les centres d'énergie ont une forme bien définie.
- Les êtres énergies sont des souffles d'énergie plus ou moins vastes, étant entendu qu'ils peuvent prendre forme pour apparaître sous l'aspect de lutins, de gnomes, etc.
Les deux évolutions appartiennent à l'aspect Fils (elles émanent de la fusion esprit-matière). Simplement, les êtres énergies appartiennent dans cet aspect "Fils" à l'aspect "Mère", (ils constituent la substance et la forme). Ce sont eux qui édifient les véhicules.
L'aspect Mère va fournir les véhicules, et notamment le non soi. L'aspect Mère, en nous, représente toutes ces vies mineures qui constituent nos véhicules de manifestations mais qui ne sont pas "nous" en tant que tels.
Si l'on reprend le deuxième postulat de l'Absolu : "les vies plus avancées ont en charge les vies moins avancées"; cela signifie qu'à notre niveau nous avons des myriades de vies mineures qui constituent nos corps et que nous avons à appréhender en tant que guide.
Vie majeure - Vies mineures
Toute vie est faite d'une vie centrale, d'une vie majeure qui, pour sa manifestation, attire autour d'elle des vies plus jeunes. Celles-ci vont constituer ses mondes de manifestation. Nous sommes faits de myriades de vies mineures. Elles ont des capacités. Nous les faisons rentrer, nous les sélectionnons au fil de nos vies (de nos incarnations). Ces vies mineures qui constituent notre corps physique, avec ses appétits physiques, notre corps émotionnel avec ses passions et ses pulsions, notre corps mental avec ses forme-pensées, sont des vies (mineures par rapport à la vie centrale majeure qui les attire) que nous accueillons, que nous faisons rentrer dans notre monde de manifestation et qui, lorsque ce monde est bien orchestré, devient "la personnalité".
La personnalité est constituée de plusieurs corps ou globes de manifestation :
- Un corps physique double : dense et éthérique. Le corps physique dense n'est que le corps réceptacle ou corps des conséquences. En ce sens, il n'est pas un élément énergétique ou principe.
- Un corps émotionnel.
- Un corps mental.
Quelle est la caractéristique de ces vies mineures ?
C'est le désir.
Quand nous faisons la volonté de nos désirs, la volonté de nos vies mineures s'exprime.
Processus d’édification de la personnalité et du Soi
Dans la traversée du règne humain, l'être va d'abord avoir à édifier :
- Son corps physique, pour pouvoir être à l'aise dans le monde physique qui est le nôtre aujourd'hui.
- Son corps émotionnel pour acquérir la sensibilité, donc le plein ressenti émotionnel des nuances et couleurs des relations. Mais il faut saisir que l'on peut en être dépendant ; ce qui malheureusement est devenu le drame de notre humanité.
- Puis, son corps mental, par les formes-pensées ; ce qui définit comment nous nous référençons au niveau relationnel par nos concepts mentaux.
Quand l'être a édifié ses trois corps, il a structuré ce qu'on appelle sa personnalité. Et cela l'amène à comprendre (ou plutôt à ne pas comprendre, s'il est toujours dépendant de ses vies mineures) :
- Qu'il est un centre avec d'autres centres autour de lui.
- Que la séparativité de ce monde lui fait dire symboliquement : "Moi, je, centre du monde", tel est l'aboutissement de la personnalité.
Dans ce monde difficile, la séparativité est malheureusement l'élément majeur qui enferme l'homme dans une grande illusion.
- Ultérieurement, il va réaliser qu'il n'est pas "le centre du monde", mais plutôt que la Vie, et que les hommes représentent des centres "qui sont partout et dont la circonférence est nulle part".
Dès ce stade, l'individu appréhende la démarche de pratiquer de justes relations. Il entre petit à petit dans sa conscience "d'Être"; Il comprend qu'il est le Soi en tant qu'unité centrale.
Ainsi va-t-il appréhender la non dépendance, puis la maîtrise du non-soi. En d'autres termes, il s'apprête à nettoyer ses "maisons".
Il s'engage dans ce qu'on appelle "le cinquième règne".
Le cinquième règne est constitué d'êtres également qualifiés "de bonne volonté" ; ils quittent la séparativité pour tendre vers l'Amour fraternel, puis le Bien de l'ensemble.
Replaçons un terme galvaudé dans son juste contexte :
Maître : Un maître est celui qui maîtrise ses vies mineures. Ce n'est pas un terme surfait et dénaturé du style "Appelez-moi Maître !".
Maître est une appellation humaine pour désigner celui qui maîtrise son non-soi. Celui qui se maîtrise.
Dans l'évolution au-delà du quatrième règne, lorsque l'être est à mi-chemin dans le cinquième, l'appellation maître est commune, sachant qu'il y a des évolutions bien au-delà. Maître est l'appellation d'un être du cinquième règne qui l'assume, en tout cas cela devrait être ainsi.
Au niveau planétaire : l’humanité
À chaque fois que les portes sont ouvertes d'un règne à l'autre, lors de rendez-vous spécifiques, un processus d'édification se réalise.
L'humanité terrestre actuelle, la "cinquième race", (cette vague de vies sortant du règne animal) s'est présentée en son temps à la porte du règne humain. Pendant trois millions d'années, les portes ont été ouvertes entre le règne animal et le règne humain ; cela explique ce que les hindous, qui possèdent une mémoire très ancienne, expriment dans le processus de métempsycose, c'est-à-dire du retour dans le règne animal. Effectivement, ce processus s'est déroulé durant trois millions d'années, de 21 à 18 millions d'années. Mais depuis cette dernière date, 18 millions d'années, les portes sont fermées entre les deux règnes ; la métempsycose n'est plus d'actualité.
Quand l'humanité a atteint le règne humain terrestre, elle s'est appelée sous le terme générique Adam et Eve, c'est-à-dire : "êtres sexués".
Adam et Ève ne sont pas un couple. Il s'agit d'une appellation générique ancienne, très ancienne, qui désigne les êtres en corps denses terrestres. Cette individualisation planétaire a entraîné la venue d'êtres au-delà du règne humain dont le rôle dans leur évolution était de conduire l'humanité présente dans la traversée du règne humain.
Ces êtres avaient pour mission d'accompagner l'humanité jeune et, au fur et à mesure, de lui faire appréhender consciemment ce que l'on appelle symboliquement : Le livre de la Connaissance, le livre de la Sagesse, et le livre de la Vie.
Les guides venus
Ces grands Êtres, en ce qui les concernent, étaient passés par le règne humain, mais hors cette humanité.
Toute vie au-delà du règne humain, donc solaire ou cosmique, a dû passer par le règne humain. Il n'y a aucun passe-droit. Les règles de l'Absolu sont intangibles.
Pendant des centaines de milliers d'années, les hommes ont suivi ce que ces guides leur faisaient appréhender des principes de l'évolution et de la traversée du règne humain.
Pendant des centaines de milliers d'années, l'homme ne connaissait pas de religion. Le livre de la Connaissance, de la Sagesse, et de la Vie était ouvert, et l'homme quittait consciemment son véhicule terrestre chaque fois qu'il s'endormait; il le quittait consciemment, et vivait sur d'autres plans, puisque l'homme couvre en fait six globes d'évolution.
L'homme voyait les êtres énergies et dialoguait avec eux.
Quelle était la connaissance reçue ?
En leur temps les guides ont initié les êtres humains au pouvoir de commander aux forces de la nature, donc aux dévas, aux êtres énergies.
- La particularité de l'être humain consiste à arbitrer entre ce qui est juste, à l'équilibre, et ce qui n'est pas à faire.
- Les êtres énergies, eux, ne fonctionnent pas ainsi. Ils n'ont pas à arbitrer en conscience ; juger du bien ou du mal. Ils ont à faire avec exactitude ce qui est demandé. Les êtres énergie exécutent de façon conforme la demande du centre d'énergie quelque soit sa qualité vibratoire, empreinte de bien ou non.
Quand vous émettez une pensée, vous faites un choix qui peut être à l'équilibre ou en déséquilibre ; vous faites avec sagesse ou sans sagesse.
La sagesse : c'est d'appréhender nos relations intelligemment d'une part et dans le cadre de justes relations; il s'agit de deux énergies à gérer : l'énergie d'Intelligence et l'énergie d'Amour. La sagesse s'exprime par le juste équilibre de ces deux énergies.
L'être énergie voit dans votre aura votre pensée se colorer en énergie et répond à cette formulation. Il n'a pas à savoir si c'est bien, ou pas bien, il a à apporter avec exactitude ce qui est demandé.
Cela signifie que nous faisons rentrer dans nos corps les matériaux de notre qualité d'œuvrier. On demande "du mauvais", on aura "du mauvais". Chacun fait rentrer en permanence son type et qualité de population.
Dans ce passé lointain, l'homme reçut le savoir divin de commander aux forces de la nature (sachant que les dévas, eux, jouent dans leurs constructions). En effet, au même titre que l'homme pense, les dévas ne se fatiguent pas ; ils jouent.
Pendant des centaines de milliers d'années l'homme a vécu dans un état paradisiaque; c'était le temps de L'éden. Cette continuité de conscience faisait que l'être humain savait d'où il venait, qui il était, et où il devait aller pour progresser. Il ne travaillait pas. Il lui était demandé de gérer à l'équilibre sa vie, en harmonie avec l'ensemble.
Il y eut donc l'éternel printemps, le jardin d'Éden sur la terre.
"L’erreur" de l’humanité
Pendant des centaines de milliers d'années l'homme a donc suivi ses guides, puis vint un jour où des êtres humains ont utilisé la connaissance reçue à des fins personnelles et égoïstes (période atlante ; développement du corps émotionnel dont la phase inférieure est le monde des désirs) : accumulation de biens, de richesses, ils se sont mis à se jalouser leur possession.
Les guides ont alerté en disant : "Attention, vous utilisez ce savoir dans sa phase négative, destructrice, vous allez attirer, si vous persistez, l'énergie destructrice cos-mique qui pour l'instant n'atteint pas la terre !"
Les hommes n'ont pas écouté.
Cette énergie cosmique a frappé la Terre ; un déluge s'ensuivit.
L'homme s'est auto-sanctionné. Par non respect de la loi d'équilibre, il a donc été jeté dans les ténèbres. Cet état a impliqué la perte de la continuité de conscience. Tandis qu'il s'endormait ou plutôt se reposait, l'être ne sortait plus de son corps énergétique par le bon centre, et avait, par conséquent, perdu la continuité de conscience. De plus, il perdit la vision des êtres énergies avec qui il jouait sans respect. Il connut progressivement la mort, et bien évidemment, aujourd'hui, depuis douze mille ans, il erre en ignorance.
L'homme détenait le savoir divin magique de commander aux forces de la nature. Quand les êtres se sont mis à accumuler des biens et des richesses, (par le fait même de le pratiquer dans le sens négatif des énergies), ils ont fait de la magie noire.
La faute de l'humanité, d'Adam et Ève, n'est pas "d'avoir batifolé dans les fourrés"; mais plutôt de faire de la magie noire. L'erreur est lourde !
En conséquence les guides se sont retirés du plan terrestre. Ils n'ont pas quitté l'humanité. En effet, maîtres de la manifestation, ils sont libres de leur corps de manifestation. Au-dessus de nous, sur le plan terrestre, il y a une glace sans tain. Aussi, tout est vu d'en haut, même si l'homme, en bas, l'ignore.
Ainsi, ces grands Êtres ont-ils décidé que l'homme errerait afin d'enclencher lentement en lui un processus qui lui permettrait un jour, quand il sera plus sage, de se réaliser. D'où l'apparition des religions ; religare : relier.
Depuis cette époque, les guides ont sollicité "les êtres de bonne volonté" afin d'établir le plan qui leur permettra de revenir ultérieurement sur terre.
La loi de rétribution : le karma
Les dévas, le monde de la Mère n'a pas failli. Par conséquent Celle-ci a été protégée. Cela signifie que les dévas ont été retirés de la vue humaine. Ils ne portent pas la responsabilité des erreurs humaines.
Mais l'homme, répond à une loi liée au mental cosmique : "Celui qui rompt l'harmonie devra réparer l'harmonie" ; donc celui qui fait des erreurs devra les solder. La loi est simple ; c'est la loi d'Harmonie Universelle.
La loi de karma a, paradoxalement, pour aboutissement de ne plus en faire. Ni du mauvais, ni du bon karma ; car le bon karma peut être mauvais... Il s'agit de ne pas en faire du tout.
Dans la traversée du règne humain, notre non maîtrise se traduit par des faiblesses (on ne parle pas de faute). Celle-ci implique que nous aurons à rattraper les erreurs vis-à-vis du pôle esprit et du pôle matière.
- Vis-à-vis de l'Esprit :
C'est à dire de l'Être en qui nous sommes, et envers lequel nous devons tendre toujours avec équilibre, nous aurons les épreuves enclenchant les prises de conscience, afin de montrer que l'on est capable de maîtriser le processus, à l'image de Celui en qui nous avons la vie.
Pour le pôle esprit, nous sommes dans l'obligation de revenir en incarnation, tant que nous sommes encore en faiblesse, car il faut aller jusqu'à la maîtrise.
- Vis-à-vis du pôle Matière :
Tout ce processus est énergie de vie. Par une attitude de déséquilibre, nous avons pollué les vies mineures dont nous avons la charge. En conséquence, nous sommes amenés à les épurer ; la phase de "mal - a - dit". Maladie est un de ses moyens d'expression.
Quelle est la nature de la souffrance ?
C'est la souffrance de nos vies mineures. Quand l'homme souffre, il a une population d'au moins un de ses corps subtils qui refuse de céder à la volonté de l'être intérieur. Tel est le processus d'épuration liée à l'aspect Mère. Or, il ne s'agit pas de faire du bon karma.
(Voir : "Le Karma dévoilé" de Fanchon Pradalier-Roy. Editions Alphée.)
Qu'est-ce que le "bon mauvais" karma ?
C'est le karma des gens dits "bien-pensants" qui aliènent la liberté de l'autre. L'autre a le droit à l'erreur. Un "bon" karma peut consister à porter les autres en leur indiquant par exemple ce qu'ils ont à faire ; mais en réalité, on a juste à leur montrer le champ de lecture qui peut se présenter dans ces différentes hypothèses de travail. On n'a jamais à dire ce que l'autre doit faire.
L'école de la terre est d'apprendre la Liberté, la maîtrise de la Liberté.
L'exemple bien connu des générations passées (dignes quatrième règne !) était : "Je suis notaire. Mon fils, tu seras notaire". Ici, le père, notaire de profession, se chargeait de karma.
Le retour des guides
Ainsi les guides, au fil des siècles, ont amené les êtres à rentrer en bonne volonté, et par conséquent à poursuivre leur réalisation.
Régulièrement, les guides sont revenus individuelle-ment pour sensibiliser telle ou telle partie de l'humanité. Il y a eu notamment "de la maison des guides", de la Maison du Père :
- Krishna,
- Gautama Sidartha Bouddha qui a été le précédent grand instructeur de l'humanité, le précédent maître des guides,
- Maitreya le Christ qui assume aujourd'hui cette fonction, et qui marqua sa venue sur terre par l'intermédiaire de Jésus,
- Mahomet.
Quel est le message délivré à chaque fois ?
- Le message de Krishna ; l'amour.
- Le message de Gautama Bouddha : "Cessez le désir, la cause de la souffrance".
- Le message de Maitreya : "Pratiquez de justes relations : aimez-vous les uns les autres".
- Le message de Mahomet : "Faites la Jihad (la guerre) sur vous-même" ; c'est-à-dire combattez ce qui, en vous-même, n'est pas lumineux ; donc les vies lunaires ou encore vies mineures.
Ainsi, il y a toujours eu un accompagnement des guides près des hommes.
Peut-on se fier aux saintes écritures ?
Les écritures et traductions ont été manipulées et ne transcrivent pas le message de Maitreya dans sa juste et véritable réalité.
Les princes de l'église ont manipulé les textes. Dans la coutume ancienne et depuis la venue de Maitreya, il y a deux mille ans, la connaissance se transmettait oralement. Il a anticipé cela en disant aux êtres de bonne volonté : "Cherchez et vous trouverez. Frappez et on vous ouvrira".
Il pressentait donc qu'il y aurait force de déviation de ses messages et de son enseignement.
Il faut savoir qu'aucun guide n'a créé de religion ou d'église.
Celles-ci émanent des êtres qui étaient autour. La religion chrétienne est l'œuvre de Paul ; Pierre n'y est pour rien.
Dans les textes d'origine la loi de renaissance et la loi de karma sont données.
On a la trace de la loi de karma dans les propos du Christ : "Celui qui tue par l'épée périra par l'épée" ou encore "Tu récolteras ce que tu as semé".
Sachons que les princes de l'église étaient des princes séculiers. Ils possédaient bon nombre de propriétés et domaines. Il était très gênant pour eux de dire à leurs fidèles qu'il fallait aller tuer le voisin d'en face pour préserver ou conquérir des biens matériels afin d'agrandir leur cercle de possession. Comment leur dire cela, sachant qu'ils auraient le retour de leurs erreurs ? Ainsi, au concile de Constantinople en 453 (et confirmé dix ans plus tard) la loi de renaissance fut balayée.
Pourtant, dans les textes restants, se cachent les indications de l'enseignement de Maitreya, grand instructeur de l'humanité, qui avait tout donné lors de sa venue.
Son message n'était pas "la croix", son message était :
"Détruisez mon corps physique, trois jours après je serai en corps de lumière, en corps énergétique parmi vous . C'était le message de l'immortalité de l'être.
La vie est superbement faite : l'être est éternel, le véhicule usé est régulièrement changé.
La mort est une illusion ; chaque être humain qui s'endort le soir connaît la mort durant sa perte de conscience. La mort réelle est simplement une mort définitive par rapport à l'usage du véhicule en question.
Les gens d'église (de toutes les églises) ont floué le message. Le négatif combat la lumière naissante, et, par conséquent, déploie petit à petit des agents destructeurs au sein même du mouvement positif. Le pire ennemi est toujours celui qui vient de l'intérieur !
Qui peut dire que ces textes sont authentiques ?
Comprenons que, dans l'humanité, les champs de consciences évoluent avec le temps.
Aujourd'hui, et depuis quelques siècles, vous avez une humanité dont 1/5 est rentré dans le cinquième règne. Au-delà de toutes races, de toutes couleurs, de toutes religions, ces êtres tendent, en tant qu'êtres de bonne volonté, à pratiquer de justes relations.
Le principe est simple : "Je ne fais pas à autrui ce que je n'aimerais pas qu'autrui me fasse".
Au début du XIXe siècle les guides ont considéré qu'il y avait suffisamment d'êtres entrés dans le cinquième règne, d'une part, et d'autre part que ce grand nombre de postulants rendait difficile l'accompagnement individuel.
Ces deux éléments les ont amenés à envisager le processus de retour des guides, et la possibilité que les êtres puissent retrouver en grande partie les règles du jeu divin.
La tentative de retour des guides a donc été décidée, s'appuyant sur les propos du maître des guides Maitreya, le Christ (appelé en Orient, le bouddha Maitreya) qui annonçait il y a deux mille ans : "Pratiquez de justes relations, pour que je puisse revenir".
En tant que maître des guides, par son retour prochain sur terre, Maitreya viendra confirmer qu'enfin l'humanité peut retrouver ouvertement ses guides et par conséquent reprendre son chemin, sa bonne trajectoire.
Tant que le maître des guides ne sera pas là officiellement, les guides ne se manifesteront pas comme tels.