Le 17 février 1986 s'éteignait Krishnamurti. Avec ce troisième tome de sa biographie, Mary Lutyens retrace fidèlement les six dernières années de son existence, six années que l'on peut, d'un certain point de vue, considérer comme des années de consécration.
La renommée de celui qui fut sans nul doute l'un des plus grands penseurs de notre temps est alors à son apogée. Reçu par le Gouvernement du Shri Lanka, visité à Rishi Valley par Madame Gandhi, s'exprimant au Laboratoire de la Défense des U.S.A. à Los Alamos, aux Nations Unies, à Washington, Krishnamurti se préoccupe aussi de la continuation de son œuvre.
Les Fondations, les écoles nées de son impulsion ont un but : permettre l'émergence d'une génération nouvelle libérée des conditionnements qui divisent l'humanité.
C'est le temps où, bien qu'il ne désire ni "succession apostolique" ni interprète, on voit Krishnamurti rechercher des personnes jeunes susceptibles de poursuivre sa tâche. Jusqu'au bout, chacun percevra "l'incroyable énergie" qui se manifeste constamment en lui ou à travers lui.
Une bonne partie de cet ouvrage est constituée de citations, nombreuses et fort belles, tirées de ses conférences, de ses écrits, de ses interviews et d'enregistrements de ses conversations avec ses proches.
Mary Lutyens nous offre ainsi une vue d'ensemble très nuancée de son enseignement à travers de saisissantes évocations de ses expériences spirituelles.
Le thème de la mort revient ici sans cesse. "L'amour et la mort vont ensemble", affirme Krishnamurti dans une de ses toutes dernières conférences. "La mort dit : soyez libre, sans attachement, n'emportez rien avec vous, et l'amour dit... mais là il n'y a plus de mots".
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| Remerciements
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Je ne saurais dire tout ce que je dois à Mary Zimbalist qui recopia pour moi des extraits de son journal relatif aux six dernières années de la vie de Krishnamurti. A plusieurs reprises, il lui avait demandé d'écrire un livre décrivant ce que pouvait être la vie auprès de lui, ce qu'il disait, etc. J'ai donc cité sans hésitation de nombreux passages des conversations qu'elle avait notées. Je dois aussi une profonde reconnaissance au Docteur T. Parchure et à Scott Forbes pour m'avoir autorisée à utiliser leur très précieuse documentation sur la dernière maladie de Krishnamurti et son décès.
Les personnes dont les noms suivent m'ont fait parvenir par écrit leurs souvenirs de Krishnamurti, ce qui m'a été fort utile : Mary Cadogan, Anita Desai, Mark Edwards, Friedrich Grohe, P. Krishna, Jean-Michel Maroger et Stephen Smith.
Il me faut remercier également les personnes qui m'ont secondée avec patience en m'adressant des coupures de presse, des cassettes, des causeries ou des discussions de Krishnamurti, ainsi que tous ceux qui m'ont permis de citer leurs propres ouvrages ou qui ont répondu aux questions que je leur posais dans mes lettres : David Bohm, Radha Burnier, Asit Chandmal, Jane Hammond, Radhika Herzberger, Mark Lee, Ray McCoy, Sunanda Patwardhan et Bill Taylor.
La propriété littéraire de toutes les œuvres de Krishnamurti postérieures à 1968 revient à la Fondation Krishnamurti d'Angleterre. Tous les extraits de ces ouvrages ont été cités avec son autorisation.
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