Ceux qui s'évertuent au célibat afin d'accéder à Dieu sont impurs, car ils sont à l'affût d'un résultat ou d'un gain, et ils substituent à la sexualité une fin, un résultat, ce qui provoque la peur. Leur cœur est dépourvu d'amour, la pureté fait forcément défaut, or seul un cœur pur peut faire la découverte de la réalité. Un cœur qu'on a soumis à la discipline, aux brimades, ne peut savoir ce qu'est l'amour. Il ne peut connaître l'amour, s'il est englué dans les habitudes, dans les sensations - qu'elles soient de nature religieuse ou physique, d'ordre psychologique ou sensuel. L'idéaliste est un imitateur, il ne peut donc pas connaître l'amour. Il ne peut pas être généreux, s'abandonner complètement sans songer à lui-même. Ce n'est qu'une fois l'esprit et le cœur délivrés de la peur, de la routine des habitudes liées aux sens, ce n'est que lorsque la générosité et la compassion sont là qu'il y a l'amour. Et cet amour est pur.