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| Certains mots — et parmi les plus importants — qui reviennent souvent dans l'expression de Krishnamurti, n'ont pas d'équivalents exacts en français, et d'ailleurs, même en anglais, ne trouvent leur pleine acception que par le contexte.
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GLOSSAIRE :
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| MIND. — Se traduit tantôt esprit en tant que faculté de penser, tantôt psychisme ou conscience, car Krishnamurti explique que le « mind » est l'ensemble du penser, du sentir et de tout ce qui constitue notre état de conscience, y compris le subconscient et l'inconscient, les mémoires ancestrales, les souvenirs enfouis, bref, ce qui est obscur en nous et qu'il nous invite à explorer. « Mind », en somme, est notre état de conscience.
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| TO BREAK THROUGH. — Passer au travers, briser la coque psychique dans laquelle la conscience s'enferme comme dans un cocon. Krishnamurti affirme que l'on peut « break through », c'est-à-dire que la conscience peut briser sa coque psychique, de telle sorte que celle-ci ne l'enferme plus.
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| RIGHT THINKING. — Penser juste. C'est penser à la chose telle qu'elle est, au fait lui-même, et non à l'image que nous nous en faisons.
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| TO LEARN. — Apprendre, mais pas dans le sens habituel qui veut dire accumuler du savoir, des connaissances. On apprend ce qu'est une chose ou un être lorsque, dans un état d'observation impartiale et passionnée qui est amour, on le suit dans son mouvement.
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| ALONENESS. — Ne peut se traduire réellement ni par solitude, ni par isolement, ni par esseulement. C'est l'état d'individuation réelle, où la conscience ne doit plus rien aux éléments collectifs, sociaux qui constituaient le moi (le moi étant un assemblage d'identifications à des données collectives qui résultent de l'hérédité, du milieu, de l'éducation, etc.). Dans l'état de « aloneness » la conscience véritablement individuelle a rompu avec le social et, par conséquent, a retrouvé l'universel. Loin de se sentir isolée, elle communie avec la vie.
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| SELF-KNOWING. — Se distingue de « self-knowledge » qui est la connaissance de soi et peut se prêter à un malentendu, si l'on veut y voir un état où l'on se dit: « je me connais ». Le « self-knowing » est un mouvement, une auto-perception, une prise de conscience de ce que l'on est en fait, et dans l'instant : en somme, une vision instantanée de soi en acte, à la façon « dont un miroir ne ment pas lorsqu'il vous révèle votre vrai visage ».
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BACKGROUND. — Littéralement : l'arrière-plan de conscience : les cléments du passé qui conditionnent l'état de conscience : origines, éducation, expériences, etc...
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Achetez ce livre KRISHNAMURTI Paris 1961 Auteur: J. Krishnamurti Traduit de l'anglais par: Krishnamurti Writing Inc Aux Éditions de La Colombe (1962).
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4ème de couverture Il est évident que nous entrons dans une ère de mouvements, de changements, d'incessantes remises en question, qui a besoin d'hommes neufs, d'esprits affranchis du passé, de psychismes capables de se rénover totalement, car les problèmes inattendus et complexes qui naissent avec notre époque ne pourront pas trouver leurs solutions dans les valeurs élaborées au cours des siècles. Mais s'il est vrai que ces problèmes extérieurs sont apparents, ils ne sont qu'un aspect de l'humain. La façon dont l'homme se pense est conditionnée par des représentations de l'Univers, par des rapports entre la conscience et l'existant, par des philosophies, par le prestige des religions, par des cosmogonies, des symboles, des interprétations qui exigent, selon Krishnamurti, une révision déchirante des fondements mêmes de la pensée, un plongeon dans la source même de notre conscience d'être, là où peut et doit se produire la mutation psychique qu'appelle l'Humain en gestation.
Cette rénovation, dit J. Krishnamurti, consiste à voir... l'ensemble, la totalité de la conscience, qui inclut non seulement le superficiel, la conscience claire, mais encore ce qui est caché, les plus profonds résidus de la mémoire raciale...
Si la peur ne nous paralyse pas, ce voyage à travers tout ce qui constituait notre pensée peut nous faire débarquer au delà du psychisme, dans la perception claire du monde et de nous-mêmes. Il se peut, alors, qu'une extraordinaire révolution se produise en nous, une mutation dont nous n'imaginions, pas la nature, ni les conséquences, car personne comme Krishnamurti n'a pénétré avec autant de courage le problème essentiel de la rénovation de l'être humain.
Avertissement au lecteur
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| Ces neuf causeries forment un tout autour duquel sont abordés les thèmes de "Autorité et Liberté", "Paix et Conflit","Besoin, Passion et Amour", "La Peur". - "Mutation et Changement", "La Mort", "La Méditation", "Douleur et Esprit religieux" La première causerie précise le domaine d'investigation: « Nous cherchons ici a comprendre la totalité du problème humain » et s'il mentionne, sans s'y étendre, les risques de guerre entre l'Est et l'Ouest, c'est pour mieux considérer le problème à sa base: « Je crois qu'il est beaucoup plus important de se demander quel est le sort du cerveau humain, de l'esprit humain. Si notre intérêt n'est capté que par l'actualité des événements et non par la totalité du développement de l'esprit et du cerveau humain, nos problèmes ne feront que croître et multiplier. »
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