Interview de Michael Salla
Propos recueillis par Karma One
« Je crois à une collaboration pacifique possible entre l'humanité et les extraterrestres »Docteur en sciences politiques, spécialiste de la politique étrangère américaine, Michael Salla est l'un des principaux promoteurs du concept d'exopolitique. Il explique comment est né ce champ d'études et quel rôle il devrait jouer dans le paysage ufologique international.
Karma One : Vous avez participé à la création du concept contemporain d'exopolitique pour approcher la problématique extraterrestre. Pourquoi avoir créé ce concept ?
Michael Salla : Lorsque j'ai commencé à m'intéresser à la question de la vie extraterrestre et à ses implications politiques, j'ai cherché un terme qui puisse décrire au mieux ce type d'exercice d'érudition centrée sur l'analyse. Le terme employé par de nombreux chercheurs était « UFOlogie » ou encore « études ufologiques », mais selon ma propre conception du sujet, cette terminologie n'était pas judicieuse car elle focalisait l'attention sur un phénomène qui devait être matériellement analysé pour être identifié. Par contraste, ce que j'avais découvert était un phénomène déjà identifié et, parce que celui-ci intéressait plutôt la sécurité nationale et la politique, il était bien entendu dissimulé au grand public. À la recherche d'un vocable approprié, j'avais remarqué que le terme « exobiologie » était employé de manière récurrente pour l'étude de la vie extraterrestre par la Nasa et par d'autres scientifiques. Par conséquent, le champ émergeant de l'exobiologie m'a donné un modèle pour un terme adéquat désignant l'étude des faits politiques gravitant autour de la notion de vie extraterrestre, soit en anglais « exopolitics ». Alors que ce terme a été employé d'abord par le futurologue Alfred Webre (ancien conseiller de Jimmy Carter) et par d'autres en 1999/2000, je lui ai conféré une définition conventionnelle de science politique en tant qu'étude des acteurs-clés, des institutions et des processus qui concernent la vie extraterrestre.
Karma One : Est-il possible de travailler avec ce concept « d'exopolitique » alors que les médias conventionnels tendent à considérer les ovnis et les extraterrestres comme des sujets irrationnels, inexistants ou relevant du paranormal ? Quel devrait être l'avenir de l'exopolitique si l'on veut un jour travailler avec les grands médias traditionnels et influencer l'opinion du grand public ?
Michael Salla : Le terme « exopolitique » est important car il attire l'attention sur les aspects de sécurité nationale et les implications politiques de la question extraterrestre. Il n'est pas si compliqué de montrer que toutes les enquêtes officielles de l'US Air Force à propos des ovnis ont été influencées par des facteurs de sécurité nationale. Par exemple, la toute première étude, le programme « Sign/Estimate of the Situation » (estimation de la situation) en septembre 1948 n'avait pas la liberté de conclure officiellement en faveur de l'hypothèse extraterrestre pour des raisons de sécurité nationale et donc, d'influencer les médias. Le capitaine Edward Ruppelt, premier directeur du projet Blue Book (livre bleu) a décrit comment le général Hoyt Vandenberg, chef d'état-major de l'Air Force, s'opposa formellement à ce que l'hypothèse extraterrestre soit incluse dans le rapport final. Toutes les copies du rapport original furent ainsi détruites et Ruppelt a pu consulter une copie qui avait échappé au massacre. Dans le rapport « Robertson » de 1953, le problème ovni figurait comme un enjeu de sécurité nationale qui impliquait la désinformation (Ndr : debunking) dans les rapports officiels de manière à convaincre le public que les ovnis n'étaient pas réels. Mais on assista à une belle abondance de témoignages issus de la sphère militaire confirmant que des documents avaient été détruits, des preuves écartées et des témoins menacés. Donc, depuis les premiers jours où l'on a marqué un intérêt pour le phénomène ovni, et jusqu'à aujourd'hui, tout fut fait afin d'éviter qu'un lien soit établi entre la sécurité nationale et la question extraterrestre, aspect qui mérite d'être étudié de très près. Les médias ont été complices de la suppression de l'information concernant l'intelligence extraterrestre en suivant strictement les directives gouvernementales ayant trait à la sécurité nationale.
Karma One : Le phénomène des témoins privilégiés semble acquérir une importance croissante si bien qu'il pourrait même provoquer des changements majeurs.
Michael Salla : Le nombre de témoins privilégiés qui révèlent leur participation à des projets militaires, gouvernementaux ou industriels classés « Top Secret » concernant l'intelligence extraterrestre ou la technologie qui en découle est très important.
Parmi eux, nombreux sont ceux qui jouissent d'accréditations de haut niveau, possèdent une solide expérience professionnelle dont l'étendue est bien documentée. Par exemple, le contenu des archives relatives à la carrière du colonel Philip Corso corrobore un grand nombre de ses affirmations concernant son rôle dans la redistribution des technologies d'origine extraterrestre aux industries civiles destinées à générer des percées technologiques. Récemment, Walter Haut, l'officier auteur de la dépêche originale relative au crash d'un disque volant à Roswell, a fait publier un procès-verbal d'authentification après sa mort. Ce procès-verbal d'expertise confirme la réalité du crash de Roswell, des passagers extraterrestres et de la récupération d'un vaisseau. Ces « témoins privilégiés » ont déjà suscité de profonds changements dans notre société parce qu'un nombre croissant de chercheurs ont lancé des enquêtes pour vérifier leurs allégations et a estimé leurs témoignages crédibles. L'effet cumulatif de ces enquêtes forcera de plus en plus les gouvernements à dévoiler les diverses composantes de la vérité.
Karma One : Pensez-vous que ces témoins de l'intérieur puissent constituer également une source de désinformation ? Et comment le grand public peut-il faire la différence entre information et désinformation ?
Michael Salla : C'est une question très importante. Je pense que la meilleure manière de faire le tri entre information exacte et précise et désinformation est de mener une recherche approfondie sur les auteurs et les documents éventuellement impliqués dans leurs affirmations. La désinformation a tendance à ne pas être « sourcée » de manière précise en termes de personnes crédibles affirmant avoir été les témoins de contacts avec des artefacts ou des engins extraterrestres ou bien en possession de documents sur le sujet. Les individus dits crédibles peuvent être interviewés et leur passé professionnel vérifié. D'un autre côté, la désinformation s'épanouit à partir de rumeurs suscitées par tel présumé témoin privilégié préférant garder l'anonymat et dont les propos ne peuvent être confirmés de manière indépendante. Un autre critère s'avère très utile à employer : un témoin privilégié vraiment crédible restera cohérent dans son témoignage au fil des années. Par contraste, ceux qui sont impliqués dans la désinformation ont tendance à varier dans leurs propos, et ne veulent pas être cités « nominativement ». En outre, la désinformation commence lorsqu'une série de rumeurs a pour but de semer le doute et de générer des dissensions parmi les chercheurs.
Karma One : Qui peut se trouver derrière les entreprises de désinformation et pourquoi ?
Michael Salla : Peu après la Seconde Guerre mondiale, les services du contre-espionnage se sont efforcés de semer le doute et la désinformation au sein du grand public à propos de la vie extraterrestre. Cela a été matériellement confirmé par le procès-verbal du témoignage de Walter Haut à propos de l'ordre initial lancé par le général Roger Ramsey visant à lancer des informations contradictoires concernant le crash de Roswell. Walter Haut a soutenu en outre que Ramsey ne faisait que suivre les ordres du Pentagone. De fait, nous comprenons que l'armée américaine, dès cette époque, avait déjà mis en place une procédure de désinformation du public par la tromperie et les mensonges. Ces organismes militaires et gouvernementaux sont devenus de plus en plus sophistiqués avec le temps pour faire définitivement partie du système national de sécurité américain. Par exemple, en 1951, le « Psychological Strategy Board » a été créé pour développer les stratégies de la guerre psychologique au cours de la guerre froide. En réalité, celle-ci a servi d'écran de fumée pour camoufler et mener discrètement une autre campagne de manipulation psychologique du grand public concernant la réalité de la vie extraterrestre. Cette entité gouvernementale a été rebaptisée en 1953 « Operations Coordinations Board » (Bureau de coordination des opérations) et a poursuivi les stratégies de guerres psychologiques par le biais du mensonge, de la désinformation et d'un discrédit systématique. C'est cette organisation que le président Kennedy a tenté de démanteler avant son assassinat.
Karma One : Et finalement, selon vous et selon vos conceptions du sujet, qui sont les témoins privilégiés les plus crédibles si toutefois ils existent vraiment ?
Michael Salla : Je crois que Walter Haut est au sommet de ma hiérarchie des "whistleblowers" les plus crédibles étant donné qu'il était en poste sur l'aéroport militaire de Roswell et avait une connaissance intime de la vérité à propos du crash. Le fait qu'il était l'officier des relations publiques et également ami intime avec le commandant de la base - le colonel William Blanchard - donne du poids à son témoignage. Il y a deux autres noms que je voudrais ajouter à cette liste parce que de la documentation donne du crédit à leurs affirmations : feu le lieutenant colonel Philip Corso et le commandant sergent-major à la retraite Robert Dean (voir l'Interview de Robert Dean).
Karma One : Feu Jim Keith, un journaliste d'investigation spécialisé dans le « mind control » et les ovnis, Helmut Lammer ou aujourd'hui Steven Greer affirment que les extraterrestres n'enlèvent pas les gens. Greer explique que ces enlèvements sont perpétrés par une faction du gouvernement de l'ombre obsédé par le « mind control » afin de générer auprès du public un sentiment de peur et nous préparer à une guerre contre les extraterrestres dans la droite ligne du scénario de la guerre contre le terrorisme. Que pensez-vous de cette hypothèse ?
Michael Salla : Je suis à la fois en désaccord et en accord avec certaines parties de l'analyse de Greer sur le phénomène des abductions. D'abord, parlons de mon désaccord. Il existe des preuves abondantes de l'existence d'authentiques enlèvements pratiqués par certains extraterrestres qui s'adonnent à des procédures médicales invasives sur des humains et qui s'avèrent avoir un effet traumatique profond. Tout cela est très bien documenté par les travaux du Dr John Mack (« Ni fous, ni menteurs : enquête sur les enlevés ») et du Pr David Jacobs qui ont personnellement examiné des centaines de cas d'enlèvements. Je suis en désaccord avec l'analyse de Greer selon laquelle ces abductions sont exclusivement le résultat d'enlèvements militaires - le phénomène « Milabs » (military abductions) - dans lequel les victimes sont sujettes à des procédures de « mind control » qui impliquent l'incrustation de faux souvenirs d'extraterrestres ou une exposition à de faux extraterrestres qui seraient des formes de vie robotiques. Le travail du Dr Helmut Lammer sur le phénomène « Milabs » admet par ailleurs la possibilité qu'il soit suivi par d'authentiques expériences d'enlèvements perpétrés par des extraterrestres. Ce travail n'exclut pas la possibilité que les extraterrestres jouent un rôle important. Je considère personnellement que le phénomène « Milabs » ne concerne qu'un pourcentage relativement faible de personnes qui sont enlevées dans des buts de surveillance et d'études. Il serait logique que le gouvernement de l'ombre étudie des individus enlevés par des extraterrestres pour découvrir quelles sont leurs dernières motivations et techniques, tenter de les répliquer au mieux et, bien entendu, pour camoufler leur propre intervention.
En revanche, je suis d'accord sur le fait que le phénomène des enlèvements est devenu une partie intégrante d'un programme de désinformation ayant pour but d'instiller la peur dans le grand public. En favorisant la publicité des récits d'enlèvements traumatiques et invasifs et en occultant systématiquement les témoignages de contacts positifs impliquant des extraterrestres, dont beaucoup ont d'ailleurs une apparence très humaine, on induit dans l'esprit du public une tonalité biaisée du contact. La réaction psychologique collective aux enlèvements extraterrestres invasifs va alors consister à filtrer l'information concernant les extraterrestres lorsque celle-ci s'avèrera trop dérangeante. La désinformation et le ridicule sont par conséquent devenus des réponses collectives standard face aux preuves de vie extraterrestre qui mettent le public mal à l'aise. C'est une réaction de défense classique. Nous devons nous souvenir que le gouvernement secret a employé des stratégies de guerres psychologiques contre le grand public dès le début de l'émergence du phénomène, à la fin des années 40. Donc, en ce sens, je suis en accord avec Greer sur le fait que les enlèvements sont devenus un facteur de désinformation qui survient, non pas en tant que mises en scène fictives, mais en terme d'exagération. On empêche ainsi les expériences de contacts extraterrestres d'entrer dans un débat public et donc de les comprendre.
Karma One : Pensez-vous que les prochaines élections présidentielles vont jouer un rôle dans la révélation de la présence extraterrestre et l'emploi des technologies qui en découlent ?
Michael Salla : Lorsque l'on observe l'histoire des présidents américains sur ces quarante dernières années, on remarque que la plupart des présidents démocrates comme Kennedy, Carter et Clinton ont tenté quelque chose pour que ce type d'informations soit dévoilé, mais en ont été empêchés. D'un autre côté, les républicains, mis à part Reagan, étaient bien plus étroitement associés avec le gouvernement de l'ombre pour maintenir la question extraterrestre au secret. Je crois que les cercles d'influence des présidents démocrates sont bien plus limités par les intérêts de compagnies qui contrôlent les investisseurs majeurs des candidats républicains. Ces sociétés contributrices sont lourdement impliquées dans des programmes secrets liés à la question extraterrestre. Ils sont par conséquent opposés à toute révélation pour des raisons d'exclusivité. Je pense que lors des prochaines élections présidentielles, les principaux candidats démocrates comme républicains n'auront pas de rôle progressif dans la révélation parce qu'il s'agit d'un enjeu marginal aux yeux d'une large majorité du public, et qu'il pourrait être employé pour discréditer le candidat. Je pense que le catalyseur réel pour un changement ne sera pas incarné par quelque candidat important de l'un ou l'autre parti, mais par le grand public lui-même lorsqu'il commencera à embrasser les enjeux des questions extraterrestres de manière plus significative.
Karma One : Croyez-vous que la plupart des « whistleblowers » ont également expérimenté des scénarii d'abductions avant de faire l'expérience de la réalité extraterrestre dans le cadre de leur vie professionnelle et militaire ? Si oui, cela signifie-t-il qu'ils sont en quelque sorte « choisis » ?
Michael Salla : C'est certainement un phénomène réel pour un nombre important de ceux qui ont été interviewés et étudiés. Robert Dean, Clifford Stone, Dan Sherman, Michaël Wolf et d'autres ont expérimenté des abductions d'une certaine forme avant de commencer leur carrière dans des programmes secrets. Ces expériences les ont apparemment conduits à développer des capacités intellectuelles supérieures et/ou des capacités psychiques particulières comme la télépathie. Donc, en ce sens, de tels individus sont en quelque sorte choisis. Peut-être pour assurer la liaison entre le gouvernement secret et les extraterrestres.
Karma One : Avec le Project Camelot et les témoignages de Dan Burisch et de Henry Deacon, nous sommes confrontés à un scénario assez nouveau et déroutant : ces extraterrestres, les « Petits Gris » ne seraient autres que « nous » dans l'avenir. Burisch introduit une dimension « espace/temps » ainsi qu'une portée apocalyptique puisque ces Gris reviendraient, entre autre, dans le passé pour prévenir une catastrophe. Qu'en pensez-vous ?
Michael Salla : Je pense qu'une partie significative de l'information fournie par Burisch relève d'une désinformation conçue pour conduire le grand public à une certaine perception des extraterrestres. Le fait qu'il ait pu continuer à travailler sur des projets occultes tout en étant devenu un « whistleblower » est unique et suggère qu'il a été employé pour donner cette information. Je considère Burisch comme personnellement sincère, mais il reste un pion dans les mains de pouvoirs supérieurs, à la fois le gouvernement secret et les Gris qui l'ont employé pour leurs propres programmes. Je ne crois pas que les Gris soient « nous » dans le futur, mais plutôt qu'il s'agit d'organismes synthétiques qui tentent de manipuler l'humanité afin d'asseoir leur contrôle sur elle.
Karma One : Comment devons-nous considérer les extraterrestres : sont-ils hostiles, bienveillants ou ni l'un ni l'autre ?
Michael Salla : C'est une question très importante. Je considère les extraterrestres comme étant très similaires au spectre d'orientations éthiques ou comportementales de l'humanité elle-même. Comme nous, ils embrassent le spectre entier des comportements depuis des êtres hautement éthiques à des entités extrêmement manipulatrices et amorales. Je considère ceux de types II et III (catégories décrites par Michio Kaku et Nikolai Kardashev) comme étant très éthiques et désirant sincèrement assister l'humanité dans son évolution. J'estime que 80 à 90 % des extraterrestres qui visitent la Terre appartiennent à cette catégorie très évoluée. Ils ont décliné toute participation aux accords avec le gouvernement de l'ombre depuis qu'ils ont compris que la technologie serait employée pour développer des armes et non pour le bénéfice de l'humanité en général. Une minorité d'extraterrestres, 10 à 20 % principalement de type 0 sur l'échelle de Kardshev/Kaku, sont très manipulateurs et perçoivent l'humanité comme une ressource à exploiter, comme le montre en partie le phénomène des enlèvements. Ce groupe est très influent depuis qu'il a pu passer des accords avec le gouvernement secret en négociant de la technologie. Ils assurent également une puissante présence dans des bases secrètes disséminées sur la planète.
Karma One : Dans la perspective d'une révélation émanant de ces témoins privilégiés, que pouvons-nous attendre de 2012 ? Croyez-vous personnellement à ce scénario de mutation pour 2012 ? À court terme, quel est l'avenir de la question extraterrestre ?
Michael Salla : Le cycle courant de 5.125 ans du calendrier maya se termine en 2012 et cela a suscité énormément de spéculations à propos de la signification réelle de cette date. Les Mayas disposaient d'une société très sophistiquée qui a probablement bénéficié d'informations d'outre-espace. Donc, nous pouvons conclure que le calendrier maya coïncide avec des événements célestes importants qui vont se dérouler en 2012. Pour trouver une réponse possible sur le genre d'événement céleste auquel nous pourrions être confrontés, nous pouvons nous tourner vers le travail important du Dr Paul LaViolette concernant les super ondes galactiques. (Ndr : Galactic Superwaves). Celles-ci englobent des radiations cosmiques émanant du coeur de la galaxie qui jaillissent sur une base périodique tous les 13.000 ans et se prolongent sur près d'un millier d'années pour chaque cycle. Nous pouvons comprendre les effets de ces ondes galactiques en examinant les traces laissées par le passage des supernovas comme l'indiquent de nombreux pulsars. LaViolette affirme que nous sommes maintenant aux limites des effets d'une super onde galactique et que des pulsars sont ainsi artificiellement créés comme des balises pour nous prévenir des conséquences. Une telle super onde aura comme effet principal d'exciter l'activité du soleil. Le prochain pic d'activité solaire est prévu aux environs de 2012 et si le soleil est bel et bien activé par une super onde galactique, alors les effets seront énormes. Je crois que c'est la raison majeure pour laquelle différents extraterrestres se référent à 2012 et à son importance. C'est quelque chose que le gouvernement secret craint de révéler au grand public car cela pourrait générer une panique de masse et un effondrement des structures sociales. Je crois que les extraterrestres peuvent considérablement nous aider face à la situation à laquelle nous pourrions être confrontés en 2012 ; une situation qui forcera à une authentique révélation de la question extraterrestre. De cette manière, on peut espérer travailler ouvertement avec des races extraterrestres éthiquement avancées pour nous préparer à la situation à venir et ce, quelle qu'elle soit. Le gouvernement secret a actuellement pris des mesures préventives de sauvegarde d'une petite élite et même si je comprends cette politique, je suis en profond désaccord avec ces mesures qui laissent l'humanité largement démunie et absolument incapable de faire face.
Karma One : Aux États-Unis et dans d'autres parties du monde, les religions et des mouvements sectaires accordent une énorme importance au scénario apocalyptique et messianique : un messie, pourquoi pas d'une race extraterrestre, viendrait nous sauver et punir les mauvais, combattre le mal. Pensez-vous que ce mouvement pourrait influencer le processus de révélation de la question extraterrestre ? Devons-nous craindre cette situation ?
Michael Salla : Je pense que nous devons craindre et nous sentir très concernés par l'éventualité qu'une révélation de la question extraterrestre soit combinée avec l'un ou l'autre mouvement millénariste ou soit manipulée pour des raisons religieuses ou sectaires. Il est très important de considérer les extraterrestres comme nous considérons l'humanité, ni plus, ni moins, juste plus avancés technologiquement que nous, afin que nous ne soyons pas manipulés par de pseudo sauveurs et des dieux de retour. Étant donné que le gouvernement de l'ombre a abattu dans le plus grand secret et depuis plusieurs décennies des vaisseaux extraterrestres, il est fort improbable que l'attitude officielle à l'égard des extraterrestres soit de les désigner comme nos sauveurs ou comme des dieux dignes d'être vénérés. Néanmoins, nous devons trouver un équilibre entre l'extrémisme religieux et l'impitoyable politique du gouvernement occulte qui prend les extraterrestres pour cible. Il y a également une possibilité pour qu'une fausse opération soit mise en place contre eux dans le cadre d'une mise en scène de conflit préméditée en vue de créer une crise sécuritaire mondiale. Cela pourrait fournir au gouvernement secret ou à un groupe extraterrestre le prétexte à la création ultime d'un gouvernement mondial de crise. Une telle situation nous conduirait vers un scénario cauchemardesque d'une société future hautement contrôlée dans laquelle les individus seraient « micropucés », des systèmes informatiques avancés contrôlant pensées et comportements.
Karma One : Nous pouvons affirmer que nous sommes entrés de plain-pied dans un âge des ténèbres concernant nos sources d'énergie, avec la crise du pétrole ou le risque de pollution extrême dû à l'énergie nucléaire. Nous sommes contraints au changement au risque de voir la situation se dégrader. Cela peut-il amener à une révélation complète provoquée par la décision de recourir aux technologies propres d'origine extraterrestre ? Ou bien, pensez-vous que le gouvernement de l'ombre préférera entrer dans un scénario apocalyptique ?
Michael Salla : Deux types de scénario de révélation peuvent émerger. Le premier est une levée progressive et authentique du secret. Il y aurait alors une alliance entre des citoyens, des officiels qui se sentent concernés et pourquoi pas, des entités aliénigènes bienveillantes privilégiant la recherche d'une prise de conscience harmonieuse à la réalité extraterrestre et qui se révéleraient sous un jour éthique et amical. Cela pourrait mener à la mise en oeuvre de sources d'énergie alternatives et de technologies propres pour l'environnement qui pourraient même nous aider à nettoyer la planète par un processus maîtrisé. Ce serait la fin de notre dépendance aux énergies fossiles. Nous assisterions alors à un réalignement des enjeux géopolitiques alors qu'un nombre croissant de pays très peuplés auraient accès à une énergie bon marché pour alimenter leur croissance économique, générer une situation de plein emploi et des temps de loisirs dédiés à la créativité. Dans cette situation presque trop idéale, les extraterrestres pourraient aider l'humanité par le biais d'un programme d'éducation sans précédent afin de nous intégrer dans une société vraiment interplanétaire.
Par contraste, l'autre scénario serait celui du chaos et des fausses opérations impliquant des « extraterrestres ennemis ». Il s'en suivrait des crises globales sécuritaires successives qui entraîneraient l'humanité dans une série de conflits destructeurs entre êtres humains au nom d'une guerre contre les extraterrestres. Dans ce scénario, les extraterrestres pourraient être présentés comme la menace ultime contre notre sécurité, des êtres à ne surtout pas croire et contre lesquels il faut se tenir prêt à lutter. Des groupes extrémistes religieux pourraient se servir de cette situation pour affirmer qu'il s'agit de l'Armageddon prédit par la Bible et embrasseraient sans réserve ce scénario. Pour le moment, nous sommes témoins d'une montée croissante et régulière de la conscience du public quant au comportement manipulateur des élites concernant les technologies avancées, la vie extraterrestre et la question des mises en scènes de ces guerres inutiles. Par conséquent, je suis plutôt optimiste sur le fait que nous verrons un éveil progressif à la réalité de la vie extraterrestre et que nous établirons des relations pacifiques de coopération avec ceux-ci, ce qui nous permettra d'évoluer graduellement vers une société interplanétaire plus mature.