Interview de Bill Ryan
Propos recueillis par Karma One
Projet Camelot : « En parlant, on fait le job du gouvernement »Avec Bill Ryan et Kerry Cassidy du Project Camelot, nous entrons dans un autre cercle de "whistleblowers". Leurs deux témoins vedettes - le microbiologiste Dan Burisch et un autre scientifique connu sous le pseudonyme de Henry Deacon - nous livrent des témoignages en prise directe avec notre avenir...
Avec les récits de Dan Burisch et de Henry Deacon, la question de la présence extraterrestre revêt une dimension « temporelle » aussi singulière qu'alarmante. Selon eux, le gouvernement occulte est en possession de technologies permettant de « voir » l'avenir - programme « Looking Glass » - mais aussi de voyager dans le temps - programme « Stargates ». Selon ces témoins fermement défendus par Ryan et Cassidy, certains Gris qui nous visitent constituent une lointaine et future dégénérescence de l'humain conséquente à de terribles catastrophes impliquant la radioactivité. C'est pour éviter cette dévastation, dont le premier volet démarrera entre 2009 et 2012, qu'ils ont envoyé dans le passé (notre présent) une mission pour en corriger les causes.
Voyages temporels, portes des étoiles, cataclysmes naturels, accidents et brèches dans l'espace-temps, rappellent les ingrédients des films et séries de science-fiction. Pourtant, si nous croyons Bill Ryan et sa compagne, Burisch est bien ce qu'il prétend être : un homme qui a reçu de la part du gouvernement américain une sorte de mandat tacite pour révéler au public ces informations. D'où l'extrême prudence avec laquelle il faut les recevoir.
Nous avons beaucoup échangé avec Bill Ryan et sa compagne Kerry Cassidy pour comprendre pourquoi ils accordaient autant de crédit à Burisch et Deacon qu'à des témoins moins spectaculaires et comme Robert Dean (voir Interview de Robert Dean) ou encore Bill Holden, ancien steward sur les vols militaires top secret de l'Air Force et qui témoigne avoir vu en 1966 sur le tarmac, deux extraterrestres gris en compagnie d'officiels de hauts rang. Si Ryan et Cassidy ont tenu à nous expliquer comment ils en étaient venus à accorder toute leur confiance à Burisch, il reste envisageable que lui comme Deacon aient pu être manipulés. L'avenir le dira. Le plus étrange dans cette histoire est que Ryan se perçoit lui- même comme un « agent malgré lui » du gouvernement dans le sens où il lui semble remplir une mission, celle d'informer les « croyants » et d'acclimater progressivement les non-croyants à l'existence d'autres « réalités » sans jamais forcer les choses. Sans que jamais il n'y ait de preuves définitives qui ébranleraient trop les vieilles croyances. Pour Ryan, les choses sont claires : il est manipulé..., mais il le sait et il l'accepte.
Karma One : Vous êtes en pleine production d'un documentaire sur 2012 et la question extraterrestre. Pourquoi ce projet ? Pensez-vous que nous devrons faire face à quelque chose d'énorme à cette date et que le rythme des déclarations des « témoins privilégiés » va s'accroître ?
Bill Ryan : Il y a quelques années, je n'accordais pas grande importance à la date de 2012, même si je savais depuis quelque temps qu'il s'agissait de la fin du « grand décompte » du calendrier maya. Mais en 2002, je suis tombé sur le témoignage vidéo de Dan Burisch interrogé par Bill Hamilton et que Linda Howe [journaliste d'investigation spécialisée dans ce domaine] avait analysé sur son site web « Earthfiles ». J'ai été littéralement fasciné par ce que Linda décrivait comme étant une menace complexe sous le nom de « doctrine du paradoxe des lignes temporelles convergentes ». J'ai regardé la vidéo à plusieurs reprises et j'ai lu tout ce que j'ai pu à propos de Dan Burisch. En mai 2006, au début du Project Camelot, Bill Hamilton (Ndlr : ufologue américain), que nous avions rencontré et interviewé auparavant, nous a présentés à Dan Burisch qui nous a accordé par la suite une interview à Las Vegas. Dan était quelqu'un de très clair, amical, intelligent, honnête et très ouvert. Kerry et moi-même avons été rapidement convaincus qu'il ne s'agissait ni d'un menteur ni d'un mythomane et qu'il nous disait la vérité telle qu'il l'avait perçue.
Une fois convaincu de son honnêteté - du moins dans le cadre du mandat que lui avait accordé le groupe Majestic - (Ndr : Majestic est le groupe qui, selon Burisch, correspond bien au fameux MJ 12, cette haute autorité occulte composés de « sages » et de spécialistes chargés de régler la problématique ovni et de gérer la politique du secret), nous nous sommes passionnés pour son histoire. Alors que Dan ne précisait aucune date, il devenait évident que les événements qu'il évoquait étaient « programmés » (à défaut d'un autre mot) pour se dérouler aux environs de l'an 2012. Voici un résumé aussi concis et complet que possible du récit de Burisch.
T1 est un territoire tout à fait neuf
Dans les années 90, Dan était stationné dans l'Aire 51 et, en tant que microbiologiste, il collabora avec un extraterrestre capturé qui vivait dans une « bulle stérile ». Il souffrait d'une détérioration du système nerveux. Cet être s'appelait Chi'El'Ah et appartenait à une espèce appelée J-Rod, une race particulière de Gris. Une amitié était née entre Dan et le J-Rod. Un jour, au cours d'un événement particulier, celui-ci lui sauta dessus, le faisant tomber à la renverse. Au cours de ce bref incident, le J-Rod « chargea » télépathiquement l'esprit de Dan avec une vaste quantité de données. D'après les informations qui lui furent transmises par Chi'El'Ah, complétées par la suite par des membres de Majestic (pour lesquels il travaillait), il apparut que les J-Rods étaient des êtres humains ayant effectué un saut rétrograde dans le temps de 52.000 ans pour nous avertir d'une catastrophe supposée survenir vers 2012. Il s'est avéré également qu'ils essayaient d'assister le gouvernement américain « afin de changer notre future ligne temporelle » d'une situation appelée T2 vers une ligne T1, T2 étant la ligne de temps au cours de laquelle une grande catastrophe provoquerait la disparition de 94 % de l'humanité. T1 est un territoire tout à fait neuf. Le problème est de savoir comment « faire bouger tous les points » - comme sur une ligne ferroviaire - de façon à ce que le train de la future histoire humaine se dirige vers une nouvelle ligne en évitant le désastre survenant sur la ligne temporelle originelle.
À côté des problèmes métaphysiques et physiques que tout cela pose, la notion d'êtres humains du futur remontant le temps pour changer le cours de leur propre histoire accompagnée d'une sorte de certitude personnelle et d'une sensation d'urgence se sont combinées pour nous laisser une profonde impression. Nous avons considéré ces informations encore et encore pendant que nous travaillions au montage et à la publication en trois parties de son interview vidéo pour en arriver à un entretien de deux heures et vingt minutes que l'on peut voir sur le net.
Rencontre avec Henry Deacon
Pour nous, il se jouait là quelque chose de si important qu'il aurait été irresponsable de le taire. Alors que d'autres affirmaient sur Internet que 2012 était un événement magique et porteur de transformations floues, voilà qu'un scientifique très intelligent, employé par le gouvernement, apparemment intègre, annonçait que le réel enjeu de cette histoire était la survie de la race humaine à une catastrophe considérable, une échéance que les gouvernements du monde tentaient secrètement d'éviter. Dans le même temps, tout était fait pour que le public n'ait aucune idée de ce qui se tramait... dans le but supposé de prévenir une panique qui en elle-même pourrait détruire aussi sûrement la civilisation.
Cette affaire aurait pu en rester là si nous n'avions, au même moment, rencontré celui qui allait devenir l'une de nos sources les plus importantes, sous le pseudonyme d'Henry Deacon, en référence au joyeux génie de la série télé « Eureka ». Au cours de nos premiers entretiens, Henry a fait également référence au voyage temporel et à une technologie de « portes des étoiles » (deux notions présentes dans les propos de Dan Burisch). Lorsque nous lui demandâmes ce qu'il pensait de Dan Burisch, nous fûmes surpris d'apprendre qu'il ne le connaissait pas, et nous étions curieux de connaître son opinion après le visionnage des fameuses vidéos de Dan. Trois semaines plus tard, il nous répondait par email : « Dan Burisch dit toute la vérité. Je le confirme. Les lignes de temps et tout le reste ».
Tout commencerait vers 2009
Kerry et moi étions vraiment stupéfaits. Nous avions pu avoir les preuves de l'identité d'Henry, ses accréditations professionnelles et il avait toute notre confiance. Cet homme sensible, doté d'une haute intelligence et qui avait vécu des expériences étranges, travaillait pour un large et singulier panel de sociétés et de programmes secrets plutôt fondamentaux. Obtenir de lui une confirmation des affirmations de Dan au sujet de la ligne temporelle, c'était de la dynamite ! Nous commencions tous deux à réaliser que le problème posé par 2012 était majeur et surtout, hautement confidentiel.
Et tout cela n'était qu'un début. Alors que le temps passait, nous collectionnons de plus en plus d'informations d'origines très différentes. Michaël Saint Clair nous avait fait part de ses fortes intuitions et de ses prédictions astrologiques. À cette même époque, Michaël me signala l'existence de Boriska, un enfant russe assimilé aux « enfants psychiques ». Dès l'âge de 7 ans, celui-ci commença à prédire que deux grands cataclysmes impliquant l'eau affecteraient la Terre autour des années 2009 et 2013. Au moment où je vous parle (octobre 2007), nous revenons juste de Moscou où nous avons rencontré Boriska et sa mère Nadya (l'interview sera bientôt publiée et le rapport de notre expérience peut être consulté sur internet).
Jim Sparks, bien connu pour avoir été victime de multiples abductions vécues en toute conscience, nous a raconté que ses ravisseurs lui avaient montré des images très réalistes d'un avenir au cours duquel survivaient très peu d'humains. Dan Sherman, auteur de "Above Black", s'est présenté comme un télépathe entraîné par les militaires américains en vue « d'un avenir au cours duquel toutes les communications électromagnétiques seraient rendues inopérantes ».
Et ces dernières semaines, nous avons reçu des informations émanant de sources « internes » - que nous n'avons pas encore publiées - selon lesquelles nous devrons faire face à des problèmes majeurs qui devraient démarrer en 2009 pour culminer en 2012. Les preuves, dont certaines proviennent de sources crédibles, s'amoncellent et prennent un tour alarmant. Au Project Camelot, nous sommes face à un dilemme : soit nous commençons à inquiéter tout le monde de manière un peu confuse, soit nous nous taisons de crainte de générer une prophétie (sur la base de la peur qui générerait le chaos, sachant que le futur peut être changé par les intentions et par la seule puissance de l'esprit).
Karma One : Quelles ont été vos premières réactions lorsque vous avez été confronté sérieusement à la notion de présence extraterrestre ? Avez-vous vécu personnellement une expérience de ce type ?
Bill Ryan : En ce qui me concerne, je me souviens que j'avais à peine 8 ans, à l'école lorsqu'on nous a demandé d'écrire une petite histoire sur le sujet de notre choix. Tous les autres enfants ont écrit à propos de leurs vacances, de leurs émissions télé favorites ou de leurs animaux domestiques. Mais moi, je voulais écrire à propos des « fantômes et des soucoupes volantes ». Je m'en souviens très clairement. La raison pour laquelle je m'en rappelle si clairement est que mon professeur ne voulait pas me laisser faire cela. Elle m'a obligé à écrire à propos de mon voyage à la mer, ce qui fut en fin de compte ma première expérience avec le problème du cover-up.
Lorsque j'étais adolescent, je dévorais de dizaines de livres sur les ovnis, tous les classiques écrit par Donald Keyhoe, Frank Edwards etc. J'ai lu tout ce que l'on pouvait trouver sur ce sujet et je me souviens clairement de ma réaction lorsque Berlitz et Moore publièrent The Roswell Incident. Je l'ai littéralement arraché des étagères du libraire et je l'ai lu une dizaine de fois ! À cette époque, je ne savais pas que c'était si important..., je sentais juste que ça l'était pour moi. La suite me l'a confirmé.
J'ai vécu une expérience d'enlèvement... plutôt inhabituelle. Je suis alpiniste et je participais à une expédition sur un 8.000 mètres au Népal, le Makalu. C'était en décembre 1981. J'ai été extirpé de ma tente installée à 7.000 mètres sur un glacier et enlevé selon un processus d'abduction classique. Mes deux équipiers qui dormaient avec moi dans la tente n'ont pas été réveillés. Cela se déroulait au milieu d'une nuit claire et sans nuage en décembre, à très haute altitude. La température avoisinait les -40°C, peut-être encore moins. À aucun moment, je n'ai ressenti le froid ou le manque d'oxygène, et manifestement, les extraterrestres non plus.
Après cela, j'ai vécu plusieurs années riches en expériences plutôt bizarres auxquelles je ne comprenais d'ailleurs rien. Il serait trop long de raconter cette partie de ma vie dans cette interview, mais ce que je peux dire, c'est que, aussi bizarre que cela puisse paraître, je suis convaincu d'avoir vécu deux amitiés très proches avec deux personnes pas complètement humaines... Encore aujourd'hui, le sujet des extraterrestres d'apparence humaine est un sujet qui me fascine au plus haut point. Il y aurait de quoi y consacrer un article entier...
Karma One : Diriez-vous qu'il s'agissait d'un enlèvement « classique » ?
Bill Ryan : Oui et non. Le disque était sur le glacier, à 100 mètres de notre tente et non dans les airs. Il était au sol. J'ai juste « flotté » vers le disque dans lequel j'ai été retenu pendant deux heures, deux heures et demie. Je crois que durant ce temps, on m'a équipé avec un implant nasal, ce qui est une expérience assez « normale ». Le disque a décollé et s'est éloigné après que l'on m'ait fait regagner ma tente.
Avant l'enlèvement, j'étais la personne la plus robuste de l'équipe de six alpinistes. J'avais 28 ans, et j'étais en très bonne forme. Le matin de l'incident, sans avoir réalisé ce qui s'était passé, je suis tombé subitement malade, faible et démoralisé. Quelques heures plus tard, je redescendais vers le camp de base. Personne, pas même moi, ne s'expliquait ce qui m'était arrivé cette nuit-là. Mais l'histoire ne s'arrête pas là : mon grand ami Dave, qui faisait partie de la même expédition, avait lui-même quitté le groupe deux jours plus tôt, au prétexte qu'il se sentait malade et fatigué. Lors de ma descente, j'ai rencontré Dave qui aurait dû avoir atteint le camp de base depuis longtemps. Je ne lui ai pas demandé ce qui l'avait tant retardé. Quatre ans plus tard, en 1985, alors que Dave et moi parlions d'ovnis, il m'a enfin raconté ce qui lui était vraiment arrivé à Malaku. Alors qu'il descendait tout seul vers le camp, il était tombé dans une crevasse, ce qui, dans ce genre de circonstances, peut être fatal. C'est alors qu'il s'est senti téléporté hors de la crevasse et qu'il s'est retrouvé face à deux extraterrestres qui communiquèrent télépathiquement avec lui pendant des heures avant de lui proposer un étrange globe, qu'il a d'ailleurs refusé.
J'étais stupéfait. C'était la raison de son retard et il ne m'en avait jamais parlé ! Je lui ai demandé quelle était la connexion, pourquoi cela lui était arrivé, etc. Il m'a simplement dit avec une émotion considérable : « Je viens d'où ils viennent et je sais que je les reverrai un jour ». Les extraterrestres qu'il a rencontrés et qui l'avaient sauvé de la crevasse ne pouvaient être que ceux-là mêmes qui m'avaient abducté. Il ne doit pas y avoir une foule d'extraterrestres qui passent leur temps à 7.000 mètres dans les montagnes himalayennes du Népal !
Maintenant, je peux aisément discuter de tout cela et, comparé aux expériences des autres, tout ce que j'ai vécu ne semble pas particulièrement étrange. Mais à cette époque, j'étais vraiment alarmé et je n'avais aucun moyen d'intégrer mes expériences dans mon monde « normal »... Je n'avais aucune référence, aucun point de comparaison. Tout cela représentait un choc pour moi. C'était comme si j'avais été élevé ou préparé pour quelque chose de bizarre... et que j'avais un rôle à jouer. Aujourd'hui, au Project Camelot, nous recevons des messages de personnes confrontées aux mêmes interrogations : elles sont certaines d'avoir quelque chose d'important à faire, mais elles ignorent de quoi il s'agit et cela les rend dingues. C'est exactement ce que je ressentais.
À la fin, j'ai compris que je n'avais pas le pouvoir de provoquer les choses, que je devais laisser de côté ces questionnements et poursuivre ma vie comme si de rien n'était, et après diverses rencontres extraterrestres, tout redevint plus « normal »... même si je continuais à lire des livres... Bien entendu, cette histoire très importante pour moi et qui semble vraiment incroyable, est absolument impossible à prouver. À cette époque, je n'avais jamais pensé m'impliquer un jour dans une aventure telle que le Project Camelot, mais ma vie a complètement changé. Je crois qu'il y a vingt-cinq ans, j'ai été en quelque sorte préparé à faire ce que je fais maintenant. Il me semble qu'il n'y a rien de plus important à faire. Cela concerne l'avenir de la planète. Nous pourrions bien avoir à faire face à une grosse tempête, si l'on se considère embarqués sur un bateau ou sur le vaisseau spatial « Terre » ; il est préférable d'être préparé à cette tempête. Il est possible que nous ne puissions pas l'éviter, mais le simple fait d'être bien informés et préparés devraient favoriser notre capacité à survivre.
La chose la plus ennuyeuse pour Kerry et moi, c'est que les détenteurs de l'autorité - les militaires, le gouvernement, les communautés du renseignement des deux côtés de l'Atlantique - ont décidé dans leur « sagesse » qu'il était préférable de maintenir la population mondiale dans l'ignorance. Nous sommes tout à fait opposés à cela et c'est contre ça que nous nous battons.
Certaines personnes vont rejeter notre information et d'autres la considèreront avec prudence. Selon les mails que nous recevons, je dirais que presque 98 % des visiteurs de notre site apprécient ce que nous faisons. C'est très encourageant, et un grand nombre de personnes soutiennent que c'est la meilleure source d'informations sur les témoins privilégiés qu'ils aient pu trouver sur le net.
Karma One : En Europe, certains ufologues pensent que l'ufologie ne peut pas tenir compte des témoignages des "whistleblowers" parce qu'ils n'apportent aucune preuve physique et qu'en fin de compte, seules les analyses de traces comme celles des radars peuvent aider l'ufologie à progresser. Qu'en pensez-vous ?
Bill Ryan : L'année dernière, le célèbre physicien Hal Puthoff en personne (qui, on le sait, est très proche de la communauté du renseignement américain), m'a affirmé que la politique adoptée par ceux qui ont le pouvoir d'orchestrer toutes sortes de fuites sur la question ovni/extraterrestre consistait à censurer toute preuve matérielle. Le but de cette politique est de créer « un fusible dans le circuit » afin de s'assurer que les personnes avec les croyances et les visions du monde les plus rationnelles, les plus solides et pleines de certitudes ne puissent jamais voir leurs conceptions voler complètement en éclats. C'est un mécanisme mis en place afin que tous ceux qui doivent continuer à nier l'existence de nouvelles réalités en vue de protéger leur propre système de croyance ne soient pas choqués et que leur monde ne soit pas détruit... Ils pourraient éventuellement en venir à un nouveau paradigme, mais très graduellement, à leur propre rythme.
Par conséquent, toutes les histoires - et pour certaines, nous avons la certitude qu'elles ont été visées et approuvées par le gouvernement - ne sont jamais porteuses d'aucune preuve matérielle. De cette façon, « les croyants » peuvent assimiler les nouvelles réalités alors que le noyau dur des traditionnalistes reste libre de rejeter ces histoires. De cette façon encore, nous sommes finalement en train de faire le job du gouvernement à sa place. Nous sommes en train de changer le mode de pensée des gens... petit à petit. Nous pensons que c'est cela, la révélation. La révélation et les fuites ne se produiront jamais avec un président Bush organisant une conférence de presse pour montrer à la presse mondiale le film authentique d'EBE-1 (Ndr : "Extraterrestrial Being 1" ou entité extraterrestre n°1) du crash de Roswell. Si cela arrive un jour, cela ne durera pas. Ce que nous faisons sur notre site et ce que vous allez publier dans cet article, c'est cela le processus de révélation. Le simple fait que l'on vous permette de publier sans entrave aucune signifie que quelqu'un, quelque part, approuve ce que vous êtes en train de faire... tant que ça n'est ni trop précis, ni trop rapide. C'est une notion intéressante sur laquelle les lecteurs de devraient réfléchir. En ce moment, vous et nous sommes en train d'aider les gouvernements à régler leurs problèmes.
Karma One : Le phénomène des « témoins privilégiés » semble être un sujet de plus en plus important et pourquoi pas, le sujet central de l'ufologie. Pensez-vous qu'ils puissent également être source de désinformation ? Comment faire la différence entre information et désinformation ? Quel type d'organisation serait derrière cette désinformation et pourquoi ?
Bill Ryan : Oui, nous sommes toujours conscients que les témoins privilégiés peuvent nous désinformer. Mais nous ne le pensons pas. Nous en sommes venus à connaître plutôt bien tous nos témoins et certains d'entre eux sont devenus de bons amis. Nous sommes certains qu'ils nous disent la vérité, du moins au mieux qu'ils la connaissent eux-mêmes. Bien entendu, nous sommes conscients que tous les détails qu'ils nous rapportent ne concordent pas exactement entre eux. Par exemple, Clifford Stone affirme que pas moins de cinquante-sept races extraterrestres nous rendent visite alors que Dan Burisch n'en dénombre que quatre (dont trois seraient des humains venus de l'avenir). Cela ne veut pas dire qu'ils mentent ou qu'ils montent un canular. Ils nous ont tous les deux rapporté ce qu'ils savaient. Dans de nombreux cas, nos témoins ne font que rapporter ce qu'on leur a dit dans le cadre de briefings militaires.
Henry Deacon nous a expliqué à quel point la situation est inextricablement complexe, indescriptible, et que l'information en place est fortement compartimentée. Ce qui signifie qu'en réalité, de nombreux militaires, officiers des renseignements et scientifiques n'ont pas une vision complète de l'affaire. De plus, ils ne sont pas supposés partager entre eux l'information quand ils peuvent le faire. Nous ne devons jamais oublier que les humains font des erreurs et ont une perception conditionnée, quel que soit leur travail ou leur employeur. Les militaires, aussi bien que les gens des agences de renseignement, se désinforment en interne les uns les autres tout le temps. C'est un énorme gâchis, une belle pagaille.
Karma One : Feu Jim Keith, un journaliste d'investigation spécialisé dans le "mind control" et les ovnis, le Dr Helmut Lammer ou aujourd'hui Steven Greer soutiennent que les extraterrestres n'enlèvent pas les gens et que ce sont les militaires qui en sont les auteurs avec le phénomène Milabs ("Military Abduction"). Qu'en pensez-vous ?
Bill Ryan : Nous sommes convaincus que certains extraterrestres sont bienveillants, certains ne le sont pas vraiment et d'autres sont franchement malveillants. Il n'y a aucune raison de penser que la psychologie extraterrestre (et sa spiritualité) soit différente de celle des gens de cette planète. Nous pouvons constater que, parmi les humains dans leur ensemble, ceux qui jouissent d'un haut niveau de technologie ne sont pas plus éthiques ou moraux que les autres. Il n'y a aucune raison de penser que les choses soient différentes pour les entités extraterrestres.
Les vrais problèmes sont plutôt ceux-ci : il existe un grand nombre de preuves selon lesquelles le gouvernement américain a passé des accords avec des extraterrestres en échange de technologie avancée. Selon moi, il est bien probable que tous les groupes extraterrestres impliqués dans ce type d'accord ne font que poursuivre leurs propres intérêts et ne sont ni bienveillants, ni altruistes. Ces groupes-là se tiennent à l'écart de la population terrestre et en même temps, ils enlèvent des gens pour des buts qui nous sont inconnus tout en voulant empêcher ces victimes de se souvenir de leurs expériences, ce qui correspond bien entendu à une forme de "mind control".
Les extraterrestres réellement bienveillants et altruistes sont bien plus probablement enclins à observer les choses avec attention en se maintenant à distance. Il est possible que certains d'entre eux se soient sentis forcés d'intervenir et de tenter d'apporter une aide de diverses façons plus subtiles et discrètes, mais tout cela ne fait que semer encore plus de confusion, une confusion dans laquelle de nombreuses races extraterrestres peuvent être mêlées d'une manière ou d'une autre. Même les extraterrestres bienveillants peuvent être en désaccord les uns avec les autres sur la question de savoir s'il faut intervenir dans notre devenir ou rester plutôt à l'écart.
Karma One : Burisch introduit une dimension « temporelle » dans le scénario ainsi qu'une dimension apocalyptique puisque ces Gris seraient nos descendants revenant dans le passé pour prévenir une catastrophe. Qu'en pensez-vous ?
Bill Ryan : Personnellement, je pense que le témoignage de Dan Burisch est assez précis. Il y a une accumulation croissante de témoignages selon lesquels des êtres humains venus du futur nous rendent visite pour tenter de changer l'histoire et pour nous aider à éviter un problème de taille dans un avenir qui, aujourd'hui, n'est pas très éloigné. Mais le dessein de cette affaire est peut-être encore plus compliqué que ce qu'en a compris Dan et mon opinion personnelle est qu'il y a probablement bien plus de races extraterrestres qui observent et contrôlent en même temps la situation attentivement, essayant à leur manière d'apporter une aide ou tentant de prendre avantage de la situation pour leur propre profit. Si c'est le cas, il n'y a aucune raison pour que Dan soit au courant ou même qu'on l'en ait informé. Je pense qu'il serait d'accord avec moi sur ce point... C'est quelqu'un d'intellectuellement honnête, et selon notre expérience, il a toujours reconnu que cela était possible et assez logique.
Karma One : Comment devons-nous considérer les extraterrestres : hostiles, bienveillants ou neutres ? Prophétiques ou parasitaires comme le pensent certains auteurs ?
Bill Ryan : Une possibilité en laquelle croient certains chercheurs est que les militaires kidnappent des gens qui ont été préalablement enlevés par de vrais extraterrestre afin de comprendre ce qu'on leur a fait. Voici une autre possibilité : le personnel militaire qui est vu par certains enlevés n'est pas réel. Il s'agit de fausses images (qui peuvent être très convaincantes) qui sont implantées pour semer la confusion chez la victime de l'enlèvement et rendre ainsi son histoire plus incroyable aux yeux d'autrui.
Les communautés militaires et du renseignement sont constituées de gens très intelligents et très doués pour la désinformation. Il y a toutes les raisons de croire que des êtres encore plus intelligents comme pourraient l'être certains extraterrestres seraient encore plus doués en la matière. Les « souvenirs écrans » et les fausses images perçus par Jim Sparks lors de ses expériences d'abductions viennent étayer cette hypothèse. Jim a rapporté en effet des scènes d'enlèvements avec contacts sexuels impliquant des femmes extrêmement séduisantes. Il est devenu suspicieux lorsqu'il a réalisé que ces femmes correspondaient comme par hasard à son idéal absolu. Au moment où il a cessé de croire en leur réalité, ces créatures sont devenues... des Gris ! C'est une petite leçon à retenir lorsque nous essayons de donner un sens à ce puzzle.
Karma One : Quel est le plus grand obstacle à la révélation : les croyances et les résistances des gens ou la dissimulation opérée par le gouvernement ?
Bill Ryan : Les deux. Un grand nombre de personnes ont toujours une vision très rigide du monde et refusent d'accepter des réalités plus larges et en expansion. Si tout un chacun sur la Terre avait l'esprit ouvert et était moins accroché à ses croyances, le problème auquel est confronté actuellement le gouvernement serait bien moindre. C'est pour cette raison qu'aucune preuve tangible et matérielle n'a été présentée au grand public : si on le faisait, on créerait un choc énorme et des réactions politiques et « sociologiques » qui affecteraient très vraisemblablement les économies et la stabilité mondiale à différents niveaux.
En ce sens, nous, les « gens ordinaires », sommes nos pires ennemis. Je connais des personnes qui pensent que nous ne méritons pas encore de révélations. C'est possible, mais jusqu'à un certain point... car le problème auquel nous faisons face désormais est le manque de temps. Et donc l'idée de rééduquer le plus de monde possible sans causer de chaos dans les rues, sans que les gens commencent à se jeter par les fenêtres peut être la priorité. Ce n'est pas une tâche facile... et comme je spéculais plus tôt, c'est probablement la vraie raison pour laquelle vous, comme nous, sommes autorisés à poursuivre notre travail.
Notes : Attention, l'appellation Project Camelot est originellement anglaise et n'a pas du tout la même acception péjorative qu'en français. Les auteurs ont choisi ici ce terme, probablement en référence Camelot, aussi appelée Camaloth ou Camaaloth, château (ou une ville) légendaire de la légende arthurienne.