Calendrier Maya : L'opinion de Carl Johan Calleman sur le Synchronomètre (Dreamspell) de José et Lloydine Argüelles

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Le calendrier des Mayas et le Dreamspell mènent à deux compréhensions du temps différentes

Dans les dix dernières années l'intérêt pour le calendrier des Mayas a augmenté dans le monde entier. Cet intérêt est dû à un degré éminent, au fait qu'une connaissance du temps nouvelle se développe. Une ère nouvelle fait naître une connaissance du temps nouvelle ce qui, à son tour, exige un calendrier nouveau. Cette connaissance du temps nouvelle s'exprime aujourd'hui par le fait qu'il y en a beaucoup qui trouvent que le temps accélère tandis que d'autres trouvent qu'il disparaît simplement. "D'où cela vient-il?" on se demande. Est-ce que nous trouvons simplement que le temps passe plus vite ou est-ce que nous avons développé des méthodes tellement efficaces pour les télécommunications que tout, pour cette raison, se fait si vite qu'on ne peut presque pas le supporter?

Il y a encore une possibilité, c'est-à-dire que des éléments, tout à fait au dehors du contrôle de l'homme, émanant d'un niveau galactique, de fait sont la cause de la naissance d'une ère nouvelle - un âge nouveau du temps. Sur Internet on dit que l'année 1999 signifiera un changement du temps et Edgar Cayce a prédit un "changement de pôle" "dans l'hiver de 1998". Peut-être qu'un changement de polarité entre Yin et Yang de l'échelle galactique mènera à une percée définitive d'une connaissance du temps nouvelle.

Bien des gens spirituellement cultivés ont compris que le temps est en dernier lieu une illusion, mais puisque l'illusion de fait est une condition pour la vie même, il peut bien être d'une grande valeur de pénétrer profondément dans son mystère. Comme un moyen pour cela le calendrier des Mayas est de nouveau à l'honneur. Celui qui s'intéresse à la culture des Mayas s'aperçoit vite que ce peuple avait une tout autre compréhension de la nature du temps que celle de la grande majorité d'aujourd'hui. Bien des gens s'en servent comme une forme de leur développent spirituel. Mais qu'est-ce que c'est que le calendrier des Mayas? Il se montre que ce n'est pas aussi conforme qu'on pourrait croire. Les soi-disant gardeurs de jours au Guatemala et au Mexique se servent d'environ 20 calendriers différents et ces calendriers ont notablement changé au cours du temps. Le chronologie des Maya anciennes, par exemple Le Compte de Longe Durée, qui a commencé le 11 août 3114 avant Jésus-Christ et qui sera terminé le 21 décembre 2012, n'a plus été usé déjà au dixième siècle après Jésus Christ. Ainsi nous avons lieu de soupçonner qu'aussi la connaissance du temps des Mayas a changé après la domination de la haute culture classique. Cela veut dire qu'il n'y a guère un calendrier des Mayas sculpté dans la pierre que nous pouvons accepter sans réfléchir et sans connaître plus profondément la nature du plan divin.

Quant aux calendriers pour tous les jours c'était le calendrier - inspiré des Mayas - lancé déjà en 1990 par José Argüelles sous le nom de Dreamspell qui fut le premier à être utilisé dans le monde moderne. José et sa femme Lloydine ont prétendu que la terre était menacée d'une catastrophe d'environnement étant donné que l'humanité utilisait le calendrier grégorien. Comme une alternative ils ont présenté un calendrier fondé sur 13 Lunes, chacune de 28 jours et un jour en plus "en dehors du temps" le 25 juillet (13 x 28 +1 = 365). Ces 13 Lunes étaient accordées à une compte spécial de tzolkin (260 combinaisons différentes de treize nombres différents et vingt glyphes différents) où chaque individu pouvait supporter son soi-disant signature galactique. Ils avaient dans l'idée que nous autres hommes étant en phase avec les cycles naturels - dans ce cas en premier lieu le cycle de menstruation de la femme d'environ 28 jours - traiteraient mieux notre terre pour éviter ainsi une vaste catastrophe. Il y a des gens qui en ont été attirés, mais à coup sur beaucoup plus ont été séduits par l'idée que le jour de leur naissance avait une énergie spéciale décrite par leur signature galactique, c'est-a-dire le jour tzolkin. De fait la dernière idée est fondée sur la conception du temps pareil à une séquence de formes d'énergie qui était courante chez les Mayas anciennes.

Mais il y avait quelque chose qui clochait avec Dreamspell. Les Mayas n'avaient jamais utilisé le compte de tzolkin que Argüelles a présenté et dans beaucoup de cas cela n'a pas été justifié honnêtement de ceux qui ont suivi Dreamspell. Bien des gens, aussi en France, se sont tout simplement laissés tromper de croire que le signature galactique qui leur avait été calculé était celui que les Mayas de fait avaient employé. Quand cela a été dévoilé, à la fin de 1995 sur Internet il y eut un grand débat appelé "The True Count Debate" où surtout John Major Jenkins énergiquement a allégué que le compte tzolkin d'Argüelles était faux et qu'il n'avait jamais été employé des Mayas. En outre il y avait un vrai compte tzolkin, le compte classique, qui a été employé dans tout le territoire de culture mexicaine jusqu'à la conquête espagnole en 1521 et depuis aussi sans interruption dans les hauts pays de Guatemala et de la majorité des gardeurs de jours chez les groupes différents des Mayas. Jenkins a prétendu, avec raison je trouve, que les disciples d'Argüelles n'avaient pas le droit de présenter un compte tzolkin que les Mayas n'avaient jamais employé, c'est-a-dire Dreamspell, comme le calendrier produit des Mayas et que c'était une forme d'impérialisme culturel que de négliger le calendrier saint "survivant" que les Mayas continuent à employer aujourd'hui.

Malgré de telles objections d'une nature plus morale c'est une conception commune chez tous les gardeurs de jours des Mayas que tzolkin est le moyeu autour duquel tous les autres cycles se tournent. Si c'est vrai, il signifierait qu'avec un tzolkin faux tous les autres calendriers ainsi que le raisonnement même attachés au tzolkin faux pourraient mal tourner. C'est peut-être pourquoi les gardeurs de jours des Mayas ont essayé de le garder intact à l' avenir. Voici un exemple: La chronologie des Mayas, Le Compte de Longue Durée entre 3114 avant Jésus-Christ et 2012 après Jésus-Christ est connecté au compte de tzolkin classique et si l'on emploie un autre calcul de tzolkin, comme par example Dreamspell, on sera hors du phase du développement de la connaissance qui a mené d'Egypte et du Sumer jusqu'au monde d'aujourd'hui, voilà ce que décrit cette chronologie.

La réplique d'Argüelles à la critique a parcouru deux phases. Sa réaction immédiate était de prétendre qu'il avait reçu son compte tzolkin spécial par une révélation divine. Puisqu'il se regardait comme une incarnation de Pacal Votan, un roi des Mayas qui a régné en Palenque au 7ième siècle après Jésu-Christ, tout ce qu'il faisait était conforme au plan divin. Monsieur et madame Argüelles n'ont pas eu honte d'essayer de construire un culte de la personne de José en prétendant entre autre qu'une approbation de 98 % de ses pensées n'était pas suffisante, seulement une approbation de 100 % suffirait puisqu'il était tout simplement un homme supérieur choisi de Dieu. En 1998 Argüelles a changé d'opinion et il s'est ouvert à la critique. Entre autre il a déclaré après avoir rencontré Don Alejandro Cirilo Perez, le doyen de Quiche, que le calcul tzolkin classique, que les Mayas avaient employé sans interruption pendant 2500 ans était de valeur égale avec celui qu'il avait produit lui-même (effectivement emprunte à un artiste mexicain). Pendant un interview plus tard il a prétendu que son calendrier, à vrai dire, n'est pas un calendrier des Mayas même s'il le regarde toujours mieux que tous les autres. Et il a naturellement le droit de le prétendre comme son opinion. Tant qu'on n'appelle pas Dreamspell un calendrier des Mayas on a bien entendu le droit de défendre sa valeur éventuelle. Quand on discute notre choix de calendrier à l'avenir, je crois pourtant que le plus important est de s'en expliquer le but, autrement on finit facilement dans une sorte de polémique typique pour "The True Count Debate".

Lequel peut bien être le but d'un calendrier? Pendant les derniers 5000 ans un but important a été d'aider les hommes à suivre les changements des saisons, qui, naturellement, ont été connectés à l'année agricole qui a eu un cycle d'environ 365,24 jours. L'agriculture humaine a tout simplement exigé une estimation assez exacte de l'année solaire pour savoir quand il faut semer, récolter, etc. Le calendrier grégorien avec ses corrections pour maintenir exactement l'année solaire a justement rempli cette fonction. D'une manière analogue les Mayas se sont aussi servi d'un calendrier, appelé haab compose de 18 x 20 + 5 = 365 jours, pour pouvoir suivre l'année agricole. Dreamspell est une autre manière de décrire une année astronomique ou physique, même si ce calendrier la divise en 13 x 28 + 1 jours. Mais il y a des raisons de se demander si de tels calendriers apportent quelque chose excédant le calendrier grégorien.

En plus d'un calendrier pour l'année agricole, les hommes anciens avaient aussi un calendrier divin construit sur une année de 360 jours. Chez les Mayas cette période du temps s'appelait un tun, mais cette période figure chez toutes les hautes cultures anciennes: en Chine, aux Indes, chez les Sumériens, les Égyptiens et les Juifs ainsi que chez les cultures anciennes en Europe, entre autre en Suède. Dans l'Apocalypse, l'écriture prophétique la plus importante de la religion chrétienne, on peut trouver, après un peu de travail détective, qu'au temps de Jésus 360 jours étaient regardés par les Juifs comme un "temps". Est-ce qu'il se peut que les hommes anciens ont compris quelque chose que nous n'avons pas compris, puisqu'assez généralement ils se sont servi d'un calendrier saint fondé sur 360 jours? Je veux le prétendre fermement mais il n'y a pas de place ici pour démontrer que le développement de la connaissance humaine suit un rythme de 360 jours. En bref on peut pourtant dire que des multiples différents du rythme tun transmettent des niveaux différents, toujours plus hauts, de la connaissance humaine dans une structure pyramidale où la fréquence du procédé de la création accélère pendant le cours du développement. Seulement des calendriers construits avec de tels niveaux différents de cycles du temps peuvent créer une compréhension du développement de la connaissance, tandis que des calendriers construits sur la présomption qu'un cycle de 28 jours ou un cycle de 365 jours se répètent tout le temps bientôt mèneront à une connaissance du temps linéaire.

Le phase du développement de la connaissance, commencé le 5 janvier 1999, suit comme les autres un plan divin et apportera le retour de la connaissance de Jésus-Christ et l'élévation de l'humanité à une connaissance plus haute. Puisque ce procède n'est pas fondé sur quelque chose de physique (dans un tableau du monde spirituel la connaissance est la chose primaire existant dans l'univers et le matériel en est une manifestation) on ne peut pas se servir de cycles astronomiques (365 jours) ou biologiques (28 jours) pour décrire ce procédé. Les calendriers matériellement fondés, soit le calendrier grégorien soit le calendrier d'Argüelles avec 13 Lunes vous laisseraient prendre d'une connaissance du temps matérielle et vous demeuriez aveugle au plan divin. Celui qui cherche un calendrier décrivant le développement de la connaissance peut suivre un calendrier fondé sur le plan pour son développement dont les cycles fondamentaux sont le cycle classique de 260 jours tzolkin et le cycle de 360 jours le tun, des cycles qui ont un fond purement spirituel. Tzolkin et les cycles de créations divines fondées sur l'année de 360 jours décrivent les vibrations galactiques émanant des branches imperceptibles de l'arbre du monde (de la voie lactée).

Ce qui est central dans le procédé de la création divine est la fait que le développement continue comme un résultat de sept pulses de lumière alternativement d'obscurité, ce qui a été décrit des Sumériens, des Babyloniens, des Juifs, des Chrétiens et des musulmans, mais aussi indiqué chez les Mayas et les Azteques. Le 5 janvier 1999 un tel procédé de création a commencé composé de treize tun, dont sept dominés de lumière, ce qui donnera à l'homme un cadre galactique pour sa connaissance. Les vibrations toujours plus vite ou plus hautes émanant de l'arbre du monde nous mèneront pas seulement à une connaissance du temps changée mais aussi à l'expérience de couleurs neuves, de musique nouvelle et de l'existence de dimensions spirituelles plus hautes. C'est un calendrier qui nous fait comprendre les procédés dont nous aurons besoin en entrant dans une nouvelle ère, quand le temps aura maintenant un âge nouveau.


Carl Johan Calleman


L’objectif caché du Dreamspell

Le calendrier joue un rôle significatif dans la vie d'une société. D’ordinaire il nous indique quels événements commémorer et célébrer et ce que nous sommes censés considérer par rapport à nos tradition. Ce qui induit un rôle signifiant à Jésus dans le calendrier grégorien et aussi bien évidemment, à Muhammad dans calendrier musulman. Dans ces sociétés les personnes sont censées véhiculer les rôles/icônes de ces fondateurs de religions, et cela dans leurs propres vies et suivant les contextes historiques. Cette façon d'organiser la vie en rapport aux mouvements du temps joue un rôle beaucoup plus important que n’ont conscience la plupart des gens.

Par exemple le calendrier grégorien, de la façon précise dont il est élaboré, induit et limite la perception du monde par rapport à sa structure même. Il nous conditionne à l’idée que la création ne nous mène nulle part et n’a fondamentalement aucun but plus élevé. Avec ce même raisonnement, le calendrier basé sur l'année mécanique de notre planète et de ses révolutions sans fin autour du soleil, nous incline à la perception d’un manège sans fin. Ce qui nous conduit tout naturellement à imaginer et penser le but de nos vies de manière identique.

Cette façon linéaire de compter les années du calendrier selon la ligne-temps stimule une vue du monde où la vie semble n'avoir aucun but plus élevé. Ce qui déresponsabilise et déconnecte les êtres humains du plan divin et ainsi la planète peut être appréhendée logiquement comme une matière morte à exploiter.

Imaginons par exemple la possibilité d’appeler l'époque actuelle " 7 AEC " (l'année 7, l’avant éclaircissement collectif) plutôt que l'année 2005 (Après JC) : on peut alors concevoir facilement que la vie aurait été simultanément perçue comme individuelle et collective à la fois, cela aurait pris une toute autre signification qui aurait induit une direction totalement différente à ce qui se passe effectivement aujourd’hui.

La vision globale subconsciente du monde est concrètement et spécifiquement conditionnée par le calendrier utilisé, et ses effets sont partiellement manifestes, comme par exemple la célébration des vacances chrétiennes ou nationales. C’est particulièrement insidieux puisque cela favorise une vue mécanique du monde où la vie n'a aucun but plus élevé.

De mon point de vue, le message central du calendrier maya dit que nous vivons dans un espace temps précis du plan divin qui répond, à l'achèvement d’un temps linéaire, d’un but attendu plus élevé pour l'humanité. Si nous pouvons faire prendre conscience de cette " planification " du temps à un plus grand nombre de personnes ; les perspectives prévues pour cette manifestation divine, augmenteront directement.

Malheureusement dans beaucoup d’endroits de la planète, pour la plus part, les individus sont devenus hermétiques à cette connaissance concernant le plan/temps divin, parce que le calendrier galactique des treize lunes a été faussement présenté comme étant le vrai calendrier maya. Par conséquent, ce dernier, fait encore l’objet d’une polémique.

Dans un de mes articles sur mon site Web j'ai déjà précisé que le calendrier Dreamspell des treize lunes est un calendrier mécanique basé sur l'année astronomique et que son jour du nouvel an était un fait imposé aux Mayas, qui ont été forcés par les missionnaires chrétiens d'abandonner leur calendrier traditionnel et de le convertir en années ecclésiastiques. J'ai également précisé qu'il n'y a rien de moins naturel que le cycle de 28 jours, car la pleine lune a une période de 29.5 jours. La médecine patriarcale dit aussi que les cycles féminins sont directement liés à la lumière de la pleine lune plutôt qu'à une conception mathématique de 28 jours.

Aussi, je me suis souvent demandé pourquoi quelqu'un aurait inventé un nouveau compte de Tzolkin (260 jours) semblable au Dreamspell, en considérant plus particulièrement que les Mayas, jusque là, avaient utilisé leur calendrier sacré et cela pendant des milliers d'années.

"- De quel droit changent-ils notre calendrier ? " : se demande Don Alejandro Oxlaj, tête du conseil des aînés des Mayas en se rapportant au calendrier d'Arguelles.

De fait, il est très important de savoir que, Arguelles et ses disciples du calendrier de treize lunes ont changé le calendrier maya, et aussi pourquoi ils l’ont fait. Ce qu’on peut alors se demander c’est s’il y a un " objectif" caché. J’ai commencé par me laisser dire qu’il ne fallait pas penser que cette déviation du calendrier maya traditionnel était négative en son principe, pourvu il y ait de bonnes raisons et que celles-ci soient clairement spécifiées. J’ai moi-même, par exemple, dévié le point de départ du long compte d'Izapan. J'ai conclu que ce calendrier traditionnel était décalé de 420 jours par rapport au processus universel de la création, parce que à l'endroit où il a été développé, le jour du 11 août quand le soleil était dans le zénith, est un endroit relatif choisi en tant que point de départ. Mon ambition est de faire apparaître la vérité universelle du calendrier maya exempt de ce qui est tradition locale, tel que le jour où le soleil est dans le zénith dans Izapa. Au bout du compte bien qu'il soit différent d'une certaine tradition maya, je ne voyais pas la fin du temps linéaire pour le 21 décembre 2012, mais plutôt pour le 28 octobre 2011. D’ailleurs, Le nombre croissant de personnes qui commencent à ressentir le vrai rythme de la création est en contradiction avec l’échéance traditionnelle. Rien qui définisse ma position n’est caché, celle-ci est un argument ouvertement présenté à l’évaluation de tout à chacun.

Nonobstant, bien que je reconnaisse ma dette vis-à-vis des personnes et de la tradition maya, particulièrement du temps classique, je ne postule pas pour vraies les choses parce qu'elles sont mayas. En outre, dans la tradition maya l'accent mis sur différents calendriers a considérablement changé ces derniers temps. Ainsi par exemple, aujourd'hui, très peu de personnes suivent le cycle de 819 jours, la roue traditionnelle de katun, le quintana ou le cycle de 52 ans. Le choix des cycles à incorporer à un système calendaire dépend de ce que chacun veut que le calendrier reflète.

Ce qui me paraît le plus urgent aujourd’hui, c’est de communiquer aux personnes modernes, ce que sont les cycles du processus divin de la création. M’appuyant sur l’évidence empirique et ma recherche en général, j'ai constaté que le calendrier traditionnel sacré maya est une véritable description du processus divin de la création. Et je trouve donc capital de s’y référer plus qu’à un autre. Bien évidement je ne suis pas le tzolkin traditionnel (ou Cholquij) uniquement parce qu'il est le fruit de la tradition maya, mais parce qu'il est vrai. Il me semble que la distinction s’impose.

Mais alors, quelle est l'origine du compte du tzolkin du Calendrier Dreamspell? Si le compte maya traditionnel du tzolkin est une véritable description des énergies du processus divin de la création, pourquoi ce compte alternatif du tzolkin a-t-il été inventé par l’Argüelles dans les années 90 ? La question est d’autant plus appropriée que la fonction réelle de cette invention a été, parmi quelques autres, de remplacer le véritable compte du tzolkin. Les raisons de ce remplacement ont toujours été un secret très bien gardé et il semble que les gens du mouvement de Dreamspell des treize lunes se sont rarement engagés à l'investiguer, si jamais se fut le cas toutefois.

Lloydine Arguelles, Co-inventeur du calendrier du Dreamspell nous donne une indication sur le pourquoi. Elle le précise dans le " Cristal Skywalker Day report " en 1997 : " Toute la connaissance dans le Dreamspell est la connaissance immuable. ", " Si nous pensons à nous-mêmes, je peux être d'accord à 98 % dans cette nouvelle connaissance, mais l'autre connaissance que je ne peux l’accepter, nous devons alors examiner comment l’ego peut s’insinuer et causer une déformation de la connaissance.". Ces rapports indiquent une mentalité comparable à un pouvoir autocratique, autant qu'un désir de maintenir les disciples dans le rang.

Il n’apparaît pas étonnamment, que Lloydine Argüelles ait joué un rôle crucial en décidant comment leur propre compte du tzolkin serait ancré dans le temps. Dans le mouvement des treize lunes, Lloydine Argüelles a souvent été identifié à Bolon Ik (le 9eme souffle). Ce dernier dans la tradition antique de Mesoamerique était une énergie associée à la déité lumineuse du Quetzalcoatl, le serpent à Plumes. Ainsi, son propre anniversaire (le 15 mai 1943), a été donné pour le souffle de la neuvième énergie (kin 22) dans le compte de Dreamspell. C'était le point de départ du compte du tzolkin choisi par l'Argüelles. La conséquence a été que ses disciples l’ont identifié à cette déité de lumière. Dans le même état d’esprit et à condition que le jour intercalaire ait été enlevé, l'anniversaire de José Argüelles (le 24 janvier 1939) est devenu le kin 11, celui du singe. Avec cette combinaison non seulement il devient le singe, donc le tisserand, le jour-signe central autour duquel tout tourne. Donc, du même coup, ils projettent tous les deux les nombres principaux : 11 et 22 sur leurs propres dates de naissance. Et dans un dérapage manifeste du langage José Argüelles parle du kin 11 comme étant le " Valum Votan ", c’est le nom qu'il utilise. Évidemment, plus il y a de personnes à suivre ce calendrier, plus ces " identités " sont renforcées. Le travail constant des adeptes, ancrés sur ces mauvais jours-signes, a ponctionné beaucoup de leurs propres énergies qui se détournent vers les "inventeurs" du dit compte. Ainsi, les adeptes de ce compte particulier du tzolkin donnent à leurs fondateurs des rôles centraux, autant qu’ils synchronisent leurs vies autour de ces derniers. Et il est courant pour des adeptes du calendrier de Dreamspell de dire qu’il "fonctionne" ou que celui-ci fournit un point d'entrée à " l'ordre synchronisé". Il est par conséquent justifié de se demander : " ça marche pour quoi ? " et " l’ordre synchronisé de qui ? ". Il paraît évident qu'avec l'installation particulière de ce calendrier cela fonctionne très bien comme point d'entrée à l'ordre synchronique de ses inventeurs, aussi bien que pour un certain nombre d'autres personnes qui ont été attirées par leurs énergies.

De fait, le problème est que ceux qui recherchent un point d'entrée à l'ordre synchronique du plan/temps divin sont projetés bien loin de celui-ci d’une part et canalisés dans quelque chose de foncièrement différente d’autre part, à savoir ; les énergies de deux êtres humains, et donc de leur propre organisation, qui se positionnent comme étant l’axe centrale directif etc.. Nous avons ainsi des raisons de suspecter que cette orchestration donne à ses fondateurs une puissance considérable, et d’autant plus significative que les adeptes n’ont pas conscience qu’ils synchronisent leurs propres vies avec celles des dits fondateurs. Il y a un objectif caché qui opère ici. Et je doute qu'il soit moral de garder l'origine de ce compte du Dreamspell secrète, à fortiori compte tenu du prix très élevé payé par les personnes maintenues dans l'ignorance du véritable compte.

Le véritable calendrier maya n'est pas en aucune façon subordonné à des énergies ou à de quelconques organisations d'aucun individu que ce soit, vivant ou ayant vécu. Bien au contraire, le compte traditionnel non interrompu du tzolkin est une réflexion directe du processus divin de la création, que le monde a grand besoin de connaître aujourd’hui.

Malheureusement, le calendrier du Dreamspell ne survit pas parce qu'il présente de quelconques avantages comparé au véritable calendrier maya, mais en raison du conservatisme de ceux qui s’en sont faits les enseignants et des autres qui l’ont pratiqué pendant des années. Beaucoup refusent tout simplement d’admettre qu'ils ont été dupés, ou rejettent l’idée sous prétexte de la gigantesque différence entre le calendrier véritablement divin et l’autre fondé sur un ego. Aujourd'hui, en dépit de l'évidence manifeste que ce n'est pas un calendrier égalitaire (équilibré masculin/féminin), il est maintenue en considération, dans une inertie résistante, grâce au nombre relativement élevé de personnes qui s’y sont projetés sous de faux prétextes.


Carl Johan Calleman


Comment et Pourquoi le calendrier Dreamspell d’Argüelles a-t-il été inventé ?

La question du comment et du pourquoi José et Lloydine Argüelles ont inventé le calendrier Dreamspell plutôt que d’utiliser celui des Mayas pratiqué pendant des milliers d’années, en est une de longue date.

Il apparaît néanmoins une certaine nouvelle lumière à ce sujet à travers la biographie de José, écrite par Stéphanie South, et également à travers la réponse de son ex-femme Miriam Tarcov. Je voudrais, à partir d’une autre perspective que la sienne, montrer que ce qui a été révélé peut avoir eu des conséquences très significatives également pour les gens en général, certains d’entre eux ayant espéré que José leur apporterait la guidance au sujet du calendrier Maya.

Il faudrait tout d’abord dire que José Argüelles a compris il y a longtemps, et certainement avant tous les autres y compris moi, que le calendrier Maya est une source cruciale de connaissance pour l’humanité à notre époque. Au cours des années 1986-87 il a donc joué un rôle considérable en écrivant Le Facteur Maya « The Mayan Factor » et en promouvant la Convergence Harmonique. Pourtant, bien que la Convergence Harmonique ait été basée sur le véritable calendrier Maya (1 Imix et 2 Ik dans le compte qui lui fut donné par Tony Shearer) José Argüelles décida plus tard de le transformer dans le calendrier Dreamspell pour des raisons qui n’ont jamais été éclaircies et il apparaît que c’est seulement maintenant que nous pouvons clairement rassembler le puzzle qui explique tout ceci.

J’ai suggéré par le passé (voir l'article ci-dessus) que le calendrier “Maya” Dreamspell est en fait conçu pour accorder aux anniversaires de José et Lloydine les « maîtres nombres » exacts 11 et 22 du Tzolkin.

Un grand nombre de personnes, dont la plupart sont dans l’illusion qu’elles utilisent le véritable calendrier Maya, ont en fait involontairement donné leur énergie aux « maîtres » qui l’ont conçu. De plus, les nombres kin de toute personne utilisant ce calendrier sont alors définis à travers leurs relations aux « maîtres » dont les nombres kin ont été créés par eux-mêmes. Ce système apparaît optimal dans le but de créer un culte envers ses inventeurs, c’est quelque chose que les énergies du véritable calendrier Maya cosmique n’auraient jamais autorisées.

Je ne vois aucune raison de douter que ce système est à l’origine de leur calendrier puisque ni José ni Lloydine n’ont tenu à apporter une explication alternative bien qu’il serait naturel que cela soit la chose la plus facile au monde à faire. Il est possible qu’il n’y ait que José qui sache comment le Tzolkin Dreamspell a en fait été conçu, mais la nouvelle biographie ignore également le sujet concernant la raison pour laquelle un nouveau calendrier « Maya » a été inventé en remplacement de sa véritable forme cosmique.

A un moment donné dans la biographie, il nous est cependant donné un indice quant à l’explication de la conception du calendrier Dreamspell à travers un rêve que José Argüelles raconte : « quand le Soleil à l’Est rencontrera le Soleil à l’Ouest au 33ème degré ».

Étrangement, même si ce rêve est présenté comme étant important, la signification du nombre 33 de José n’est jamais expliquée et reste cachée. Il ne faut cependant pas chercher bien loin pour se rendre compte que c’était cette attirance du nombre 33 qui l’a guidé à inventer le calendrier Dreamspell de telle manière à ce qu’il lui offre ainsi qu’à Lloydine les nombres kin 11 et 22, puisque, comme nous le savons, 11 + 22 = 33.

Ceci a duré jusqu’à temps que Stephanie South âgée de 33 ans arrive et donne un nouveau sens au rêve de l’homme qui a écrit Le Facteur Maya (The Mayan Factor) après qu’il ait étudié les Mayas pendant 33 ans et était évidemment attiré vers ce maître nombre.

Y-a-t-il alors quelque raison que ce soit de croire que le calendrier Dreamspell serait autre chose que le simple calendrier personnel de José Argüelles ? Eh bien, çà n’en a vraiment pas l’air, vu la prédominance du nombre 33 dans la mythologie personnelle d’Argüelles (qui incidemment est le plus haut degré en franc-maçonnerie) et le pouvoir qu’il associe à son propre nombre kin dans d’autres écrits : http://www.tortuga.com/archives/library/28meditations/28med26.pdf

« De nouveau, voici le signe du retour de la cité céleste Tollan, et ici nous avons le signe du Voyageur Stellaire, l’avatar – cette fois avec les signes du Singe Spectral, kin 11 et kin 22, qui comme nous le savons font 33. Ceci est la méditation n° 26 et nous entrons dans la 33ème Harmonie. Tous est vraiment si psychédélique que nous sommes ici pour vous expliquer que nous sommes les nombres qui parlent et que vous êtes les nombres qui écoutent, et nous sommes tous des nombres réunis ensemble. »

Ou

« Trungpa Rinpoche (L’Instructeur Bouddhiste d’Argüelles) était le onzième Trungpa. Pacal Votan était le onzième souverain de la dynastie de Nah Chan. L’Avatar Singe Spectral (José Argüelles) est le troisième onze pour créer le 33. Le Mystère est de comprendre le 33. Aujourd’hui nous sommes dans la 33ème Harmonique. Vous ne comprendrez pas le mystère si vous n’arrivez pas à vous débarrasser de votre ego. Ceci est profond. Ceci est la signification du mystère. »

En se basant sur ces passages, qui peut douter qu’Argüelles ait transformé le calendrier Maya dans le compte du Dreamspell afin de le faire coïncider à sa mythologie personnelle ? En soi, je ne vois rien de mauvais à créer une telle mythologie sous la forme d’un calendrier et à certains niveaux nous avons tous des mythologies personnelles voire même des chronologies personnelles.

Ce qui apparaît toutefois profondément dommageable est lorsque d’autres personnes, dans ce cas des chercheurs du calendrier Maya sincères et innocents, sont attirés dans une telle mythologie sans en avoir connaissance.

En considérant le post de Miriam Tarcov ci-dessus (voir : http://www.tortuga.com/portal/node/2724#comment-496), nous ne devrions sans doute pas être surpris qu’Argüelles considère comme « psychédélique » que les kin 11 et 22 parlent pendant que les autres écoutent. Pendant qu’une telle suggestion peut paraître assez absurde pour quelqu’un de l’extérieur, ce n’est, dans la plupart des cas, probablement pas non plus ce pour quoi le chercheur du calendrier Maya s’est engagé.

A mon point de vue, le résultat négatif de cet agenda caché du calendrier Dreamspell est que des milliers de personnes ont été trompées dans leur approche du véritable calendrier Maya, qui est un facteur clé pour toute personne désirant aborder le futur d’une manière profonde.

Le système du Dreamspell a également laissé de nombreuses personnes dans l’obscurité quant à l’existence même du véritable calendrier Maya. De là, au nom des droits du consommateur, n’est-il pas temps que les inventeurs du calendrier Dreamspell, aussi bien que toute personne l’enseignant, soit obligée d’expliquer clairement pourquoi le calendrier Maya a été changé ? Pourra-t-il jamais y avoir la paix entre les comptes s’il n’y a pas une transparence totale quant à leurs origines ?


Carl Johan Calleman, le 24 juin 2009

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